Prix du nucléaire : divergences entre la CRE et l'Etat

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La Commission de régulation de l'énergie (CRE) n'entérine pas le prix de gros de l'électricité nucléaire qu'EDF revendra à ses concurrents à partir du 1er juillet 2011, rapporte ce mercredi Le Figaro.

Selon Le Figaro, qui dit s'être procuré une délibération de la CRE, le régulateur de l'énergie, celui-ci indique qu'il a dû "établir la méthode d'identification et de comptabilisation des coûts (...) pour refléter les conditions économiques de production de l'électricité nucléaire historique" et que cette méthode conduit à un prix allant de 36 à 39 euros/MWh.

Le quotidien ajoute que la CRE préconise "que les effets éventuels sur les coûts de production des audits diligentés sur l'ensemble du parc nucléaire français ne soient évalués qu'à mesure qu'ils se matérialiseront dans les comptes d'EDF et qu'ils soient alors intégralement intégrés au prix de l'accès régulé à l'électricité nucléaire historique".

Le gouvernement a annoncé le 19 avril que ce prix serait fixé à 40 euros le mégawatt/heure (MWh) à partir du 1er juillet 2011 puis passerait à 42 euros au 1er janvier 2012, ce qui correspond largement aux exigences défendues par l'électricien public dans le cadre de la réforme du marché français.

Cette réforme est censée dynamiser la concurrence mais les rivaux d'EDF réclamaient un prix de 35 euros/MWh, bien inférieur à celui fixé par l'Etat.

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Commentaires
a écrit le 19/05/2011 à 16:50 :
suppression de l'infame loi NOME
il faut une pétition.
défendons nos investissement face à la magouille copinage des nouvelles sociétés revendeuses d'énergie
a écrit le 18/05/2011 à 18:26 :
A quels menteurs ou à quels irresponsables avons nous à faire?, dans les années 1975-1980 on nous vantés le tout électrique, énergie pratiquement gratuite issue de la technologie nucléaire, qui fournirait et garantirait le courant électrique pour 3 fois rien! Pendant des générations.
Aujourd'hui autre son de cloche, l'énergie produite par cette technologie est hors de prix et l'avenir est aux énergies alternatives et renouvelables nous dit-on !.
Entre temps des marchands d'électricité sont apparus, sans techniques ni usines de production, sans infrastructure de transport, sans techniciens, sans rien d?autre qu?un employé pour relever le compteur (compteur qui ne leur appartient même pas).
Il va falloir, à un moment donné, arrêter de nous prendre pour des imbéciles, sinon, je crois que les Français eux-mêmes, vont gérer cette affaire !.
a écrit le 18/05/2011 à 13:28 :
Vous ne comprenez donc pas que seul "le court terme" prévaut dans ces histoires. Peut importe les conséquences, il faut faire du chiffre le plus rapidement possible sans se soucier de l'avenir ...
a écrit le 18/05/2011 à 12:06 :
Reste a inclure le prix des conclusions des stress-test des centrales nucléaires à venir :
http://www.durableo.fr/article-france-stress-test-des-centrales-nucleaires-71005334.html

puis de réévaluer correctement le coût du démentèlement de l'ensemble des centrales nucléaires dont le coût du stockage des déchets à très long terme ...
a écrit le 18/05/2011 à 9:12 :
Les concurrents d'EDF qui lui achèteront l'électricité à prix fixe n'assument absolument aucun risque : elles connaissent exactement leur prix de revient et donc leur marge à la revente au consommateur. EDF, au contraire, assume tous les risques, en cas de hausse de ses charges, liées aux coûts de production (y compris frais de personnel), à la maintenance, aux évolutions des exigences de sûreté, aux provisions pour démantèlement qui peuvent s'avérer insuffisantes, ou encore en cas d'incident ou accident de production. Seule EDF devra supporter ces surcoûts. C'est donc une concurrence "faussée", interdite par le traité de Lisbonne. En outre, la sécurité nucléaire est incompatible avec la privatisation, car une entreprise privée a pour vocation la recherche du profit maximum le plus rapide possible (retour sur investissement et cours de l'action), donc ses actionnaires et ses dirigeants intéressés au résultat court terme (bonus, stock options) sont soumis à la tentation de sacrifier les dépenses de sécurité et de maintenance...
Réponse de le 18/05/2011 à 11:53 :
Et d'une le prix actuel sur le marché est entre 60 et 80 ? donc ils se font un bénef uniquement à le revendre sur la bourse de l'énergie.
Et de deux, quid en cas d'accident nucléaire ou autre ? Est ce que les rivaux d'EDF vont prendre à leur charge les frais engendrés à hauteur de 30% ?

Bah oui, prix attractif (car moins cher que sur le marché international) = partage des risques. Sinon, on est ni plus ni moins sur de la subvention.
a écrit le 18/05/2011 à 8:02 :
Facile pour les acheteurs de demander un prix bas à EDF et de n'assumer aucun risque. Cela conduit à une concurrence déloyale. On sait très bien, dans le contextre actuel, même si les centrales françaises sont parmi les plus sures du monde, que des travaux seront à faire de plus en plus compte tenu de ce que l'on appelle le principe de précaution. Gérer c'est prévoir et il importe d'en tenir compte. Si au départ les centrales apportent un plus à EDF ce n'est pas anormal puisqu'EDF les assume. L'ouverture de la concurrence ne doit pas se faire au niveau de sangsues profiteuses, maais d'entreprises qui apportent elle-même leur plus-value au bénéfice du consommateur.
a écrit le 18/05/2011 à 6:51 :
Dans quel pays vivons nous?
Nous privatisons une société pour la redynamiser, et ensuite nous l'obligeons à vendre 1/4 de sa production à un prix fixe par l etat, qui fixe aussi d ailleurs le prix de vente au particulier!!!!
Pourquoi fallit il la privatiser?

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