Guyane : après un échec, Shell reprend ses forages d'exploration en mer

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Après un forage infructueux l'an dernier au large de la Guyane, la compagnie pétrolière Shell a indiqué jeudi que sa campagne d'exploration pétrolière au large du département d'outremer se déroulait comme prévu, avec le lancement ces jours-ci d'un deuxième forage.

Après avoir fait chou blanc sur le 1er des quatre nouveaux forages d'exploration prévus au large de la Guyane, Shell reprend ses opérations. La compagnie cherche à estimer le potentiel de la découverte de pétrole dans l'océan Atlantique, à 150 km au sud-est de Cayenne, présentée comme très prometteuse fin 2011. "Le navire de forage s'est déplacé sur la zone du nouveau forage fin décembre afin d'être en position pour démarrer le forage début janvier", a déclaré à l'AFP une porte-parole de Shell France, confirmant des informations du Bulletin de l'industrie pétrolière (BIP). Trois forages sont donc prévus en 2013.

Un précédent forage effectué l'an dernier par la filiale du géant pétrolier anglo-néerlandais, devenu il y a un an l'opérateur du permis de recherche d'hydrocarbures au large de la Guyane, s'était révélé infructueux. Il avait été foré à quelques kilomètres d'un premier puits exploratoire creusé en 2011 par le précédent opérateur du permis, le groupe britannique Tullow, qui avait effectué à cette occasion une importante découverte de pétrole.

Un réservoir miroir des gisements géants du Brésil et de l'Afrique de l'Ouest

Cette découverte initiale a fait miroiter d'énormes retombées économiques potentielles pour la Guyane, qui est l'un des départements les plus pauvres de France, même si l'exploitation de pétrole ne devait pas démarrer quoiqu'il arrive avant la fin de la décennie. Mais l'exploration pétrolière alimente les craintes d'écologistes pour l'écosystème fragile des côtes guyanaises.

La prospection pétrolière au large de la Guyane a été motivée par les importantes découvertes d'or noir réalisées au cours de la dernière décennie au large de l'Afrique de l'Ouest et des côtes sud-est du Brésil. Des gisements géants y ont été détectés à de grandes profondeurs, sous d'épaisses couches de sel, propulsant le Brésil au rang de puissance pétrolière.

Shell détient 45% des parts du permis dit de Guyane Maritime, renouvelé début 2012 pour quatre ans, devant la compagnie britannique Tullow Oil (27,5%), qui en était jusque-là l'opératrice, et le géant pétrolier français Total (25%). Restent 2,5% partagés à égalité entre deux autres sociétés britanniques, Northern Petroleum et Wessex.

 

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