Nigéria : le secteur pétrolier en grève illimitée contre l'incurie du gouvernement

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Bien que premier producteur de pétrole d'Afrique, le Nigéria importe l'essentiel de son carburant en   raison d'une insuffisance flagrante de ses capacités de raffinage.(Photo: Ouvriers sur le pont d'une unité de production flottante, au-dessus du champ pétrolifère offshore de Bonga, au large de Lagos, une des plus grandes métropoles mondiales avec près de 12 millions d'habitants)
Bien que premier producteur de pétrole d'Afrique, le Nigéria importe l'essentiel de son carburant en raison d'une insuffisance flagrante de ses capacités de raffinage.(Photo: Ouvriers sur le pont d'une unité de production flottante, au-dessus du champ pétrolifère offshore de Bonga, au large de Lagos, une des plus grandes métropoles mondiales avec près de 12 millions d'habitants) (Crédits : Reuters)
Depuis ce lundi, l'industrie pétrolière et gazière du premier producteur de pétrole d'Afrique est à l'arrêt. Les syndicats des cadres et des ouvriers ont appelé à la grève pour protester contre "l'incapacité du gouvernement à maintenir en bon état les raffineries" et à répercuter la baisse mondiale des cours sur les prix locaux du carburant. Mais la liste des revendications est loin de s'arrêter là.

L'industrie du pétrole croise les bras au Nigéria. Les deux principaux syndicats du secteur du pays, premier producteur africain d'or noir, ont en effet lancé dimanche 14 décembre une grève illimitée à partir du lendemain.

Elle s'annonce très large, ont précisé dans un communiqué commun le Petroleum and Natural Gas Senior Staff Association et le National Union of Petroleum and Natural Gas Workers, les deux principaux syndicats des cadres et des ouvriers:

"La grève va toucher tous les secteurs, en amont et en aval, de l'industrie pétrolière et gazière, car tous les membres (des syndicats) vont cesser leurs activités dans toutes les installations", ont ils déclaré.

La lutte contre le vandalisme négligée

Par cet appel à la grève, les syndicats entendent réagir "à l'incapacité du gouvernement à maintenir en bon état les raffineries" et à baisser les prix du carburant à la pompe pour répercuter la baisse mondiale des cours du pétrole.

Ils accusent aussi le gouvernement de négliger la lutte contre le vandalisme des oléoducs et de retarder une nouvelle législation dans l'industrie pétrolière afin de lutter contre les pratiques de corruption et les méthodes injustes de management dans le secteur. Ils demandent par ailleurs un meilleur entretien des routes, en très mauvais état.

Des capacités de raffinage insuffisantes

Bien que premier producteur de pétrole d'Afrique, le Nigeria importe l'essentiel de son carburant en raison d'une insuffisance flagrante de ses capacités de raffinage. La majorité de sa population vit avec moins de un dollar par jour.

La grève "ne sera pas suspendue" tant que le gouvernement et les opérateurs ne témoigneront pas "d'un fort engagement" à répondre aux demandes syndicales.

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Commentaires
a écrit le 15/12/2014 à 18:44 :
Le Nigéria, la Russie, la France…. tous des Etats en faillite, désorganisés, l'incurie des gouvernements en est la cause principale. Si le peuple français avait du cran, il sortirait dans la rue pour protester ou ferait une grève générale comme en Italie, en Belgique. Mais on s'en fiche, dès qu'on ait des feuilletons-télé et du Nabila, la bouffe et le blabla, c'est gagné.

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