Climat : la France versera deux milliards d'euros de plus aux pays en voie de développement

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La France, qui en décembre hébergera la 21e conférence internationale sur le climat (COP 21), compte donner l'exemple. C'est pourquoi François Hollande a promis une augmentation des financements français destinés à aider les pays les moins avancés à lutter contre les effets déjà visibles du réchauffement climatique.
L'augmentation de l'aide française sera constituée de prêts "mais aussi de dons", a précisé le président français.
Il s'agit notamment de contribuer aux 100 milliards de dollars (89 milliards d'euros) que les pays développés, lors de la conférence de Copenhague en 2009, se sont engagés à verser aux pays en voies de développement à compter de 2020, et qui constitueront l'un des enjeux essentiels des négociations parisiennes de fin d'année.
François Hollande a profité de l'occasion pour exhorter les dirigeants de la planète à accélérer leurs engagements contre le réchauffement climatique, en vue de la conclusion d'un accord à Paris. A deux mois de la COP 21, dont l'objectif est d'obtenir un accord universel et contraignant pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industrielle - alors que la tendance actuelle selon les experts est un réchauffement de quatre à cinq degrés -, il a mis en garde :
"Aujourd'hui, si on me demande un pronostic, je dis que rien n'est gagné pour l'accord à Paris. Rien. Mais qu'en même temps, tout reste possible", a indiqué Hollande, se félicitant néanmoins de "discussions très utiles" à New York ces derniers jours pour rallier les dirigeants à la cause verte.
A ce jour la moitié des pays siégeant aux Nations unies ont promis de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, soit 90 pays représentant 80% des émissions mondiales. Quelques une de ces annonces ont justement été formulées ce week-end à l'ONU :
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Parmi les pires pollueurs de la planète, seule l'Inde est à ce stade restée muette sur ses engagements chiffrés. Le pays de plus d'un milliard d'habitants a néanmoins accepté de travailler avec la France, les Etats-Unis et Bill Gates pour augmenter les investissements publics et privés dans la recherche et développement des technologies vertes. A cet effet, le fondateur de Microsoft a d'ores et déjà investi un milliard de dollars. Le Premier ministre indien Narendra Modi a dit l'engagement du pays à augmenter la part d'énergies renouvelables dans son bouquet énergétique d'ici à 2022.
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