Energies renouvelables : Bill Gates lève un milliard de dollars

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Nous serons ouverts à tout ce qui permettra de produire une énergie bon marché et propre, a précisé Bill Gates.
"Nous serons ouverts à tout ce qui permettra de produire une énergie bon marché et propre", a précisé Bill Gates. (Crédits : Reuters)
Le co-fondateur de Microsoft préside le Breakthrough Energy Ventures, fonds qui compte des investisseurs pesant ensemble quelque 170 milliards de dollars. Il investira dans la recherche énergétique verte de plusieurs secteurs.

Le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates orchestre une coalition de riches donateurs engagés à investir plus d'un milliard de dollars (0,94 milliards d'euros) dans des technologies innovantes dans les énergies propres pour combattre le réchauffement climatique, a annoncé lundi 12 décembre sa fondation. Ce fonds, appelé "Breakthrough Energy Ventures" (BEV), "financera des avancées émergentes capables de produire des sources d'énergie économiques viables et sans émission de carbone", précise un communiqué de la Fondation Bill and Melinda Gates.

Le BEV compte notamment parmi ses investisseurs Jeff Bezos, le patron et fondateur d'Amazon, le financier philanthrope George Soros, le Britannique Richard Branson, qui a créé Virgin, et Mark Zuckerberg, PDG de Facebook. Ensemble, ce groupe pèse près de 170 milliards de dollars, selon une estimation de leur fortune par Bloomberg et Forbes.

Une coalition annoncée en 2015

Fin 2015, l'administration du président Barack Obama avait déjà annoncé la création de "Breakthrough Energy Coalition", piloté par Bill Gates et présenté comme un groupe devant servir de passerelle entre les nouvelles entreprises du secteur des énergies vertes, la recherche et le marché de l'énergie. Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, avait indiqué en 2015 qu'il consacrerait un milliard de sa propre fortune pour développer des technologies capables de produire de l'énergie propre.

Le fonds investira dans la recherche énergétique verte de plusieurs secteurs dont les transports, la production électrique, les activités manufacturières, la construction et l'agriculture. "Nous serons ouverts à tout ce qui permettra de produire une énergie bon marché et propre", précise Bill Gates, président de BEV. Sur sont site internet, le BEV précise:

"Nous investirons dans des technologies avec le potentiel de réduire les émissions de gaz à effet de serre par au moins une demi gigatonne".

Optimiste

Dans un message vidéo, Bill Gates explique que "notre mode de vie moderne consomme une énorme quantité d'énergie" dont la plus grande partie provient de la combustion du pétrole, du gaz naturel et du charbon qui engendre le changement climatique. Il note également que les investissements publics sont insuffisants.

"Nous devons de ce fait financer des chercheurs qui travaillent à la source de ces problèmes", estime-t-il.

Avoir des investisseurs prêts à mettre de l'argent dans ces activités à haut risque en matière de rendement financier peut changer la donne énergétique, selon lui.

"Je suis optimiste", ajoute le milliardaire. "Je pense que nous aurons un accroissement" du financement, "nécessaire pour résoudre ce problème et engendrer des percées technologiques".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/12/2016 à 17:37 :
C'est montant énorme, mais c'est un secteur d'avenir et les besoins de financements sont tout aussi importants.
Les vieux modèles vont être disruptés et nos groupes ont intérêt à s'adapter rapidement. Engie a déjà entrepris sa mutation et en profitera certainement dans l'avenir, mais pour les autres ???
Cela prouve aussi que ce n'est plus seulement un métier d’électriciens, mais aussi d'informaticiens et surtout de scientifiques. D'autant plus que des technologies sont encore à inventer, surtout pour le stockage d’électricité. L'inventeur d'une nouvelle batterie deviendra le "roi du pétrole".
a écrit le 13/12/2016 à 13:44 :
Quel bilan désastreux du démantèlement des services publics voulu par le dogme néolibérale, depuis que la recherche d'état a été pillée au bénéfice des multinationales qui n'en font rien ou si peu, la recherche fondamentale en est au stade léthargique laissant un vide énorme puisque ne rapportant pas de bénéfices aux milliardaires.

Du coup on ne peut que espèrer pour qu'elle ne meure pas totalement qu'un milliardaire mette des billes dans ce domaine, mais quelle perte de temps magistrale et quel gâchis que de voir nos scientifiques bosser pour fabriquer une brosse à dent qui chante ou du papier toilette qui brille la nuit.

La recherche c'est prioritaire ça ne se quémande pas. Ah l'oligarchie a voulu éradiquer l'intelligence, elle n'en est plus très loin hein.

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