Comment Google veut atteindre 100% d'énergies renouvelables d'ici 2017

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L'une des plus grandes centrale solaire thermodynamique du monde dans le désert californien. Ce projet associe les groupes américains Brightsource, NRG Energy, Bechtel Corporation ainsi que le géant du web Google.
L'une des plus grandes centrale solaire thermodynamique du monde dans le désert californien. Ce projet associe les groupes américains Brightsource, NRG Energy, Bechtel Corporation ainsi que le géant du web Google. (Crédits : Steve Marcus/reuters)
La firme américaine promet d'alimenter l'intégralité de ses data centers et de ses bureaux du monde entier à partir d'énergies renouvelables dès 2017. Cette annonce pourrait servir d'exemple à d'autres entreprises du secteur technologique, souvent très gourmandes en énergie.

Google investit dans le renouvelable. Le vice-président des infrastructures techniques chez Google, Urs Hölzle, vient d'annoncer dans un post de blog que "Google devrait atteindre 100% d'énergies renouvelables pour [ses] opérations globales, comprenant à la fois [les] data centers et [les] bureaux en 2017". Une accélération, car la date initiale était 2025 selon Zdnet.

La multiplication des contrats signés entre le géant de la technologie et des fournisseurs d'énergie verte semble payer. Le 14 octobre dernier, Google a par exemple annoncé avoir formé un partenariat avec les trois plus grandes compagnies néerlandaises spécialisées dans les énergies renouvelables. Cet accord vise à alimenter plusieurs data centers à partir de fermes éoliennes.

>> Lire aussi : Google investit dans l'énergie renouvelable... en Laponie

Des prix en forte baisse

Pour atteindre cet objectif, la firme de Mountain View affirme "qu'elle achètera assez d'électricité issue du solaire et de l'éolien chaque année pour couvrir chaque unité d'énergie consommée par nos activités au niveau mondial. Et nous nous concentrons sur la création de nouvelles sources d'énergies renouvelables".

Si Google s'intéresse depuis des années à la production d'énergies renouvelables, ce n'est pas forcément que pour des préoccupations environnementales. Cette stratégie est liée en partie à la baisse du coût de l'éolien et du solaire qui "auraient baissé respectivement de 60% et 80% depuis six ans, prouvant ainsi que les renouvelables sont devenues l'option la moins chère," explique Mr Hölzle. Par ailleurs, les coûts de l'électricité représentent une grande part des dépenses d'exploitation des centres de données. Ce qui pourraient leur permettre de grandes sources d'économies et "une plus grande certitude financière".

Google bien classé par Greenpeace

Depuis plusieurs années, l'ONG Greenpeace, réputée pour son intransigeance en matière environnementale, a souligné les efforts de Google sur la baisse de son empreinte énergétique. Dès 2012, l'organisation écologiste soulignait les efforts de Google en matière de transparence. Par ailleurs, Greenpeace publie tous les ans un rapport sur les politiques des principales firmes du secteur technologique pour limiter l'impact des data centers sur l'environnement. En matière d'énergies renouvelables, Google avait obtenu la meilleure note, un A, comme l'indique le tableau ci-dessous.

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L'intelligence artificielle au service des économies d'énergie

Google travaille également sur l'intelligence artificielle avec son logiciel Deepmind depuis des années. Grâce à l'usage des algorithmes pour améliorer l'efficacité du fonctionnement de ses data centers, Google aurait baissé sa consommation d'énergie de 40%. En effet, ses centres de stockage de données consomment énormément d'énergie pour ses systèmes de refroidissement qui permettent d'évacuer la chaleur générée.

Dans une expérience relatée par Bloomberg, Deepmind devait contrôler 120 indicateurs reliés à des data centers. Cela permettait de mieux réguler les ventilateurs et les climatiseurs ainsi que les fenêtres pour optimiser la consommation d'énergie. Et cette expérience n'était qu'un test. Google a déjà prévu d'étendre cette technique à d'autres centres de données "pour améliorer par exemple la conversion énergétique (dégager plus d'énergie d'un même site), réduire l'énergie et l'eau nécessaire à la fabrication de semiconducteurs et aider à augmenter le débit des installations de fabrication" comme le souligne le Monde Informatique.

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Commentaires
a écrit le 07/12/2016 à 18:02 :
Ben alors si c'est Greenpeace qui le dit c'est que totalement farfelu. Les "études" de cette ONG n'en sont pas. Productions maison sans aucune soumission à un quelconque comité de lecture scientifique (c'est plus facile, rapide et ça en met plein la vue aux benêts)
L'auteur de ce papier se fait-il rouler volontairement dans la farine? Si oui, cela confirme le parti pris systématique des journalistes pour les saintes ONG environnementales qui peuvent raconter n'importe quoi.
Au fait, conflit d'intérêt ou pas entre Greenpeace et Google, renvoie d'ascenseur passé ou à venir, greenwashing à peine discret? Voilà peut-être un bon thème d'investigation pour un journaliste militant.
Au fait, vous faites quoi de l'intermittence des EnR compensée par du charbon en Allemagne? Vive les data intermittentes, mais ça risque d'énerver pas mal de monde!
Réponse de le 08/12/2016 à 13:55 :
Les batteries, vous avez deja entendu parler ?
En bon franchouillard vous avez une guerre de retard.
a écrit le 07/12/2016 à 17:06 :
Génial ! Comme ça eux ils ne paient plus de charge et nous on reste les esclaves de leur système.

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