Eolien et solaire: l’Etat s'apprête à soutenir le secteur face à l’inflation des coûts
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... t de la prochaine.
C'est un paradoxe troublant : alors même que la France manque cruellement d'électricité, au point qu'elle s'appuie massivement sur les centrales à charbon allemandes pour répondre à la demande, les énergies renouvelables ne semblent plus avoir la cote. A priori pourtant, tout devrait pousser à leur déploiement rapide, entre explosion des prix des hydrocarbures, volonté d'indépendance, électrification des usages et, surtout, contexte d'urgence climatique. Mais en réalité, les derniers appels d'offre lancés par l'Etat ont sonné comme un échec cuisant : en septembre, ceux pour le solaire sur bâtiment et l'éolien terrestre ont recueilli moins de 40% de candidatures, avec 492 mégawatts (MW) de projets déposés par des opérateurs intéressés... contre plus de 1.300 MW appelés.
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Et pour cause, après plus d'une décennie de baisse continue des coûts de l'éolien et du solaire, l'équation économique s'est inversée. Car l'inflation touche désormais tous les postes de dépense : ces derniers mois, la hausse des prix de l'acier (utilisé pour les tours et les pales des éoliennes) et d'autres matériaux critiques, comme le cuivre ou le silicium, ont fait grimper en flèche le coût des infrastructures. Sans compter les bouleversements liés à la chaîne logistique, parmi lesquels le manque de porte-conteneurs, avec des goulots d'étranglement encore accentués par l'explosion de la demande mondiale liée à la guerre en Ukraine et à la course vers les alternatives « propres » au charbon, pétrole et gaz.