La transition énergétique ferait gagner presque 4 points de PIB en 2050

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En cas de 100% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2050, le revenu disponible des ménages dépasserait de 3.300 euros (constants 2010) par habitant celui prévu selon le scénario tendanciel.
En cas de 100% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2050, le revenu disponible des ménages dépasserait de 3.300 euros (constants 2010) par habitant celui prévu selon le scénario tendanciel. (Crédits : REUTERS/Jean-Paul Pelissier)
Les emplois et les revenus disponibles des ménages bénéficieraient aussi d'importants investissements dans les énergies renouvelables et dans l'efficacité énergétique, par rapport au scénario "business as usual", relève un nouveau rapport de l'Ademe.

Une énième étude conforte les espoirs qui ont suivi la COP21. Investir dans la transition énergétique serait non seulement bon pour le climat et la santé, mais aussi porteur de croissance et d'emplois, relève jeudi 30 juin l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) dans un rapport.

Un système énergétique plus efficace et moins carboné pourrait notamment conduire en 2050 à un niveau de PIB supérieur à celui engendré par un scénario "business as usual", estime l'étude, qui compare ce dernier à trois hypothèses d'évolution différentes: celle d'un quota des renouvelables dans la consommation d'électricité s'élevant, en 2050, à 80%; celle d'un apport des renouvelables étendu à 100%; et celle d'une part des renouvelables de 100% mais avec une empreinte au sol réduite - impliquant plus d'éolien offshore et d'énergies marines par rapport à l'éolien terrestre et plus de solaire en toiture, donc des coûts plus élevés. Selon la variante retenue (et donc les investissements nécessaires), l'écart du PIB comparé au scénario tendanciel oscillerait entre 3,6 et 3,9 points.

Le plein emploi en vue

Une telle trajectoire générerait aussi entre 800.000 et 900.000 emplois supplémentaires, et donc une diminution du chômage comprise -par rapport au scénario tendanciel- entre 3,6% et 3,3% de la population active, affirme l'Ademe. Puisque, selon les hypothèses de croissance de l'UE, le taux de chômage serait de 8% en 2050, "la transition énergétique permettrait de se rapprocher du plein emploi", observe Fabrice Boissier, directeur général délégué de l'agence.

Logiquement, croissance et emplois auraient aussi un impact positif sur le revenu disponible des ménages qui, en cas de 100% d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique en 2050, dépasserait de 3.300 euros (constants 2010) par habitant celui prévu en cas d'évolution "business as usual" -un gain de 255 milliards d'euros au total. Et cela au net tant de la facture énergétique - qui baisserait de 25% en moyenne, car la diminution de la consommation dépasserait l'augmentation des prix- que de la dette des investissements d'efficacité énergétique...

Les investissements dans l'efficacité énergétique au centre

Ces investissements visant des économies d'énergie seraient d'ailleurs au centre des trois scénarios analysés par l'Ademe, représentant environ la moitié du surcroît total nécessaire, de l'ordre de 7 à 9% de la formation brute de capital fixe sur la période 2016-2050. Ils seraient à l'origine de la grande partie des gains en termes tant de PIB, que d'emplois et de pouvoir d'achat. Ils expliqueraient donc aussi le caractère comparable des effets économiques des trois variantes de la transition énergétique analysées.

Lire aussi: L'efficacité énergétique entre en Bourse

Leur financement constitue donc le nerf de la guerre, souligne Bruno Lechevin, président de l'agence, qui suggère de s'appuyer sur trois leviers. Le premier est représenté par les choix de fiscalité en matière d'énergie, à savoir du prix du carbone. La loi de transition énergétique pour la croissance verte a fixé une trajectoire, à travers la contribution climat énergie, qui devrait amener la tonne de CO2 à coûter 100 euros en 2030 (contre 22 euros en 2016), rappelle l'Ademe, soulignant l'opportunité d'agir à un  moment où les prix des énergies fossiles sont au plus bas.

Le risque climatique encore sous-évalué

L'Ademe insiste aussi sur la nécessité d'inciter les investisseurs à prendre en compte le risque climatique dans leurs décisions. En ce sens, la nouvelle obligation prévue par la loi de transition énergétique pour les investisseurs institutionnels français et les entreprises cotées, de publier certaines informations et de se soumettre à des stress tests spécifiques, est saluée comme "une avancée inédite dans le monde".

Dernier levier à ne pas négliger: faciliter l'accès des particuliers et des acteurs économiques aux financements, l'emprunt restant un frein majeur aux investissements dans la transition énergétique. L'adéquation entre l'ensemble des politiques mises en place et les objectifs poursuivis devra être vérifiée à l'occasion de l'examen du rapport annuel sur le financement de la transition énergétique, désormais obligatoire.

Un impact différent selon les secteurs

Même si cette dimension n'a pas été prise en compte par l'étude, la transition énergétique constitue par ailleurs aussi une "opportunité d'améliorer la balance commerciale nationale, puisqu'elle implique une diminution des importations d'énergie et de ressources", souligne Bruno Lechevin. En revanche, il est évident que l'équilibre entre effets positifs et négatifs varierait selon les secteurs.

L'étude de l'Ademe, qui a voulu aller au-delà d'un regard seulement global, montre que trois d'entre eux profiteraient directement de la transformation: la construction, l'électricité renouvelable et les transports. Les services, qui devraient représenter près de 80% de l'économie française en 2050 , bénéficieraient aussi d'un effet d'entraînement. Au contraire, le nucléaire, l'automobile et les énergies fossiles en pâtiraient. "Les investissements doivent donc s'accompagner de plans de formation", initiale comme continue, observe donc Bruno Lechevin: des initiatives à lancer dès aujourd'hui puisque les travailleurs de 2050 sont déjà en train de se former.

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a écrit le 09/07/2016 à 16:05 :
Belle prévision, seulement un Hic !!! C’est physiquement impossible.
Oubliée la loi de conservation de l’énergie? Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Tout ce que nous utilisons ne sont que des matières premières transformées grâce à l’énergie, pas de transformation sans énergie et pas d’énergie sans transformation. Le pétrole conventionnel décline à 5 % l’an, nous devrons trouver et produire l’équivalent de 55 millions de barils en 2035 (entrevue Christophe de Marjorie 12/02/2013 sur BFMTV).
Depuis les années 80 nous consommons plus que ce que nous trouvons, depuis 2000, 100 milliards trouvés pour plus de 400 milliards de barils consommés, rappelons que en 2015 les compagnies pétrolières ont trouvées 2,8 milliards de barils pour une consommation de 34 milliards.
Une éolienne de 5 MW, c´est 1000t de béton, 250t d´acier, 600kg de cuivre et beaucoup de dérivés du pétrole (plastiques, résines, pour les circuits électriques ainsi que les pales, lubrifiants etc...). Une tranche de nucléaire c´est 1000 éoliennes (20% de rendement moyen) donc 1000000t de béton (60 à 120 litres d´équivalent pétrole/tonne) etc...
Dans l´agriculture, le pétrole et le gaz servent à fabriquer les engrais, 180 millions de tonnes de fertilisants (N-P-K)) et les phytosanitaires indispensables à l'agriculture moderne. Sans eux, les rendements s'effondrent. Dans les 20 ans nous passerons le pic de production de phosphore qui n’a aucun remplaçant. Nous utilisons aussi du diesel (100 à 150 litres pour ha/an pour planter, traiter et récolter) pour la mécanisation, oubliez le tracteur électrique. 1 camion sur 2 transportent des aliments, chaîne du froid etc...Dire que nous voulons un monde durable, c’est possible avec 1 ou 2 milliards d’habitants, mais ce sera le retour en 1800 avant la révolution industrielle. Autre aspect intéressant, nous couvrons d’infrastructures l’équivalent d’un département tous les dix ans. Jusqu’à quand ?
Moins de pétrole, moins de transport, déclin de la société.

«Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.
2 vidéos pour comprendre.

https://www.youtube.com/watch?v=o7805tvS9hc

https://www.youtube.com/watch?v=mqhC6uI8TUY

Une étude sur la déplétion du pétrole :
http://rsta.royalsocietypublishing.org/content/372/2006/20120448
a écrit le 02/07/2016 à 22:37 :
@ Student : vous deviez dormir au fond à côté du radiateur pendant les cours mais les chiffres cités concernant le coût d'un accident sur un seul réacteur nucléaire, à savoir 600 milliards d'euros, sont bien ceux fournis notamment par EDF dans ses rapports et rappelés en commission au sénat et que tout le monde un minimum informé connaît. Vous les retrouverez aisément sur internet. Votre esprit partisan vous aveugle donc. Le charbon allemand ne date pas des énergies renouvelables il est bien antérieur - relisez ou apprenez l'histoire énergétique allemande - et n'est pas la conséquence de ces dernières mais il est vrai que vous survolez le sujet. Le prix de l'électricité est encore près de 2 fois supérieur pour les particuliers allemands mais pas pour les entreprises donc vous ne citez pas objectivement l'ensemble des chiffres par esprit partisan et les allemands ne sont pas particulièrement équipés de convecteurs pour leur chauffage, sont leader européen en efficacité énergétique et ont moins de ballons d'eau chaude que nous avec les pertes que cela entraîne. Dès lors si vous analysez objectivement les chiffres vous verrez que malgré un prix encore supérieur pour le moment pour les particuliers, leur facture moyenne annuelle d'énergie est moindre que celle des français. Par contre les courbes s'inversent et alors qu'il se retourne chez eux le prix de l'électricité en France est depuis quelques années parti sur une tendance haussière de quelques + 6% par an prévu jusqu'en 2025 et c'est sans compter les énormes coûts de démantèlement et de stockage ni parler d'un accident nucléaire dont les statistiques des agences de sécurité tel que le rappelait lui même le directeur de l'Agence de sécurité nucléaire en France commencent à correspondre à des taux de probabilité de survenance élevés avec le vieillissement du parc et les problèmes qui vont avec. Ne nous faîtes pas croire qu'un accident nucléaire arrive uniquement qu'aux autres pays et jamais en France ou encore qu'un nuage nucléaire va s'arrêter à la frontière comme je vous sens tenté de le prétendre. La décorrélation entre le Pib et l'énergie n'ont pas été le fait des délocalisations mais bien de progrès dans la meilleure utilisation de l'énergie grâce notamment à la politique de l'Union européenne et ce dans les différents domaines y compris transports. Elle s'observe aussi dans des pays plus industrialisés que nous. Et la marge de décorrélation est encore évidemment importante mais des avancées et évolutions semblent vous échapper et alors qu'il n'y a pas toujours volonté de certains lobbies d'aller plus vite par intérêt. Retourner à l'école c'est bien mais y aller plutôt que de sécher les cours serait mieux et je ne peux que vous le conseiller, çà vous éviterait des erreurs d'analyses !
a écrit le 02/07/2016 à 17:01 :
@Prof
Ceux qui doivent se recycler ou plutôt se former sont plutôt de vôtre côté.
Les chiffres que vous citez comme en provenance d'EDF et de l'ASN.... sont ceux émis par les intégristes Verts nourris à l'idéologie et sûrement pas aux sciences de l'ingénieur, dont vous semblez avoir gobé les clichés sans réflexion personnelle.
Libre à vous de baver devant le système électrique allemand, pays qui est le plus pollueur d'Europe avec ses centrales au lignite indispensables au soutien des éoliennes, et qui délivre un kWh deux fois plus cher que celui de notre pays !!! Ne me dites pas que vous contestez ces résultats accablants ???
Quant aux grandes lois économiques, examinez les courbes accessibles sur le net, donnant l'évolution comparée du PIB et de la consommation énergétique depuis le début du siècle, et vous verrez qu'elles se superposent à l'échelle près !! Pour vous être agréable, j'admets de très récemment, plus exactement depuis le début des années 2000 et surtout depuis la crise de 2008, il y a une faible évolution (très loin d'une décorrélation ! ) qui ne durera probablement pas car :
- les progrès dans l'efficacité énergétique, qui doivent se poursuivre, obéissent à une loi en forme d’asymptote, les gains les plus importants étant réalisés en premier car étant les plus faciles à réaliser
- et surtout la France se désindustrialise de plus en plus, les usines consommatrices d'énergie étant transférées dans les pays à faible coût de main-d’œuvre, et les emplois étant de plus en plus créés dans le tertiaire.
Prof, vous vous dites ?
Retournez vite à l'école !
a écrit le 02/07/2016 à 9:48 :
Comment l'ADEME peut-elle continuer à publier de telles inepties ?
Résumons : un premier rapport en 2015 avait conclu à l'intérêt d'une électricité produite à 100% par de l'éolien et du solaire, avec un faible surcoût par rapport au système actuel à base de nucléaire. Mais :
- l'étude avait "oublié" les pertes dans le réseau électrique qui devrait être fortement renforcé.
- pour compenser l'intermittence du vent et du soleil, des dispositifs de stockage délirants et très dangereux (à base d'hydrogène) avaient été imaginés par les chercheurs de l'ADEME, sans aucun démonstrateur existant, et (ceci explique cela) en minorant fortement les pertes par rendement de ces "usines à gaz"
- et surtout, l'ADEME a inventé un modèle de société où les citoyens seraient tenus de diviser par deux leur consommation d'énergie, et ne contesteraient pas l'installation de dizaines de milliers d'éoliennes et autres "usines à gaz" qui pollueraient nos paysages nationaux : il suffit de penser à Sivens (modeste barrage d'irrigation) et ) l'aéroport de NDDL pour se persuader que les ZADistes auront mis la cabane sur le chien bien avant que le centième des éoliennes soient construites.
Enfin en affirmant qu'on peut en même temps réduire la consommation d'énergie par deux et augmenter le PIB de 3 à 4%, alors que les économistes sérieux démontrent que PIB et consommation d'énergie varient dans le même sens depuis de siècles, l'ADEME se décrédibilise définitivement.
Ce n'est plus qu'un ramassis d'intégristes Verts farouchement antinucléaires et prêts à écrire n'importe quoi sous couvert de savantes élucubrations, qui disparaîtront aux prochain renversement de tendance politique.
Triste spectacle que notre pays montre aux yeux éberlués de nos voisins (Allemands exceptés, mais leur EnergieWende commence à présenter des lézardes caractéristiques du modèle promu par l'ADEME).
Réponse de le 02/07/2016 à 15:59 :
C'est vous qui publiez des inepties totales ! l'étude de l'Ademe qui fait appel à des compétences hors Ademe parfaitement qualifiées et réputées ne se base pas que sur l'éolien et le solaire ( voir : http://mixenr.ademe.fr/ ) et les mises en gardes sont claires concernant l'aspect scientifique de l'étude qui est à horizon au delà de 2050. Ne sont abordés que quelques aspects du stockage parfaitement connus et inférieurs aux données pratiques actuelles. Le réseau français est dans tous les cas à rénover, sans parler de l'âge des centrales nucléaires de 3e génération, de leur coût de démantèlement, du stockage et des risques dont la probabilité augmente chaque année de plus en plus et dont les coûts pour un seul réacteur ferait plonger la France immédiatement dans la catégorie junk bonds (600 milliards d'euros par réacteur en cas d'accident selon EDF et l'ASN). On se demande également quels économistes prétendent que PIB et énergie sont systématiquement corrélés alors qu'en 2013 dans beaucoup de pays la consommation d'énergie a été plus ou moins égale à la consommation de 1992 alors que sur cette période leur PIB a augmenté fortement, il y a eu découplage absolu entre ces deux indicateurs au cours de cette période et on a constaté par ailleurs l'amélioration du facteur d'intensité énergétique. Quant au modèle allemand parti de loin car axé charbon à l'origine il est déjà à plus de 33% d'énergies renouvelables, le pays est 1er en Europe en efficacité énergétique et il tend à être leader également européen en terme de stockage énergétique ce qui signifie énormément en terme de compétences, d'indépendance et d'exportations dans le monde actuel. Vous avez du sécher vos cours qui en plus datent de quelques décennies ! Il faut penser à se recycler en évitant les biais partisans et les clichés.
a écrit le 01/07/2016 à 14:05 :
On peut confirmer la création d'emploi des énergies renouvelables par l'exemple américain actuel même imparfait. Aux seuls Etats-Unis, l’emploi dans l’industrie solaire a crû de plus de 20% en 2015. Ce foyer d’emploi durable affiche une bien meilleure santé que ceux des secteurs des énergies fossiles. Le solaire devient un nouveau foyer d'emploi foisonnant dans le 2e pays après la Chine, le plus pollueur de la planète. Comme le fait valoir la sixième enquête d'emploi annuel dans ce secteur, la création d'emplois dans l'industrie solaire américaine a été l'an dernier 12 fois plus rapide que dans l'ensemble de l'économie, représentant 1 nouvelle embauche sur 83. Ce foyer d'emplois a connu une croissance de 20,2% sur un an, totalisant plus de 209.000 personnes, soit 35.000 de plus que l'année précédente, et de + 123% sur ces 6 dernières années. Les employeurs anticipent une augmentation plus faible en 2016, avec + 14,7% de postes supplémentaires (30.000 nouvelles embauches), soit tout de même 13 fois plus que l'ensemble de l'économie américaine ! La réalisation de cette anticipation porterait l'emploi solaire à près de 240.000 personnes à la fin de l'année 2016. Le secteur de l'installation reste le plus employeur, avec une croissance de + 24% au cours de l'année 2015 et de + 173% depuis 2010, année de la première enquête. Il représente plus de la moitié des emplois créés dans l'ensemble de l'industrie solaire américaine. L'emploi dans le solaire se porte par ailleurs bien mieux que dans les traditionnels secteurs des combustibles fossiles, alors qu'il n'y a pas migration particulière d'un secteur à l'autre et que les énergies fossiles ont retrouvé de la compétitivité avec la très forte chute de leurs prix. En 2015, l'industrie d'extraction pétrolière et gazière a créé seulement 13.800 nouveaux emplois, tandis que le secteur de l'acheminement pétrolier et gazier en a perdu 9.500. Le solaire représente, en outre, un foyer d'emploi 3 fois plus gros que celui de l'industrie minière, qui compte moins de 68.000 personnes. L'enquête souligne le rôle qu'a joué l'action du Congrès américain pour obtenir de telles performances. Ce dernier a reconduit cette année l'Investment Tax Credit (ITC) visant à soutenir le développement du solaire à l'échelle fédérale jusqu'à 2021. Ce soutien public à l'investissement permet aussi aux entreprises de ne pas sous-payer leurs employés. Le salaire horaire médian sur l'ensemble du secteur est à 17 dollars (15,6 euros), tandis que celui des concepteurs est à 27 dollars (24,7 euros), et celui des employés du secteur de la vente du marketing, à 29 dollars (26,6 euros). Les Etats-Unis ont plus misé que d'autres pays sur l'indépendance énergétique et notamment les retombées importantes du secteur du stockage énergétique, objet de nombreuses convoitises et qui entraîne les rares secteurs des commodities en forte hausse pour de nombreuses années.
Réponse de le 02/07/2016 à 16:41 :
Vous vous trompez complètement en pensant comme l'ADEME que le solaire ou l'éolien créent des emplois durables, en nombre supérieur même à celui des industries traditionnelles (fossiles et nucléaire).
Car les emplois crées dans ces énergies soi-disant Vertes n'existent que pendant la période de construction des ouvrages. Et comme ce sont des emplois à faible technicité (couler du béton, monter des structures mécaniques et électroniques préfabriquées), ils sont largement occupés par des personnels étrangers.
Les vrais emplois (les CDI si vous voulez) sont ceux de l'exploitation (conduite et maintenance des ouvrages), et dans l'éolien et le solaire, technologies automatisées à outrance, il n'y a guère que quelques dizaines de personnes affectées aux centres de téléconduite. Tout le contraire de l'industrie nucléaire par ex (celle que l'ADEME voudrait voir disparaître) où l'on ne rencontre que des emplois pérennes et de haute technicité, non délocalisables.
Quant aux emplois induits par la construction des turbines éoliennes ou des panneaux photovoltaïques, vous savez comme moi qu'ils sont quasiment tous hors de France et même d'Europe.
Pour terminer, l'intérêt social d'une industrie ne peut se juger au nombre d'emplois créés : car dans le solaire et l'éolien, filières subventionnées par les consommateurs d'électricité (à l'insu de leur plein gré), ce sont nos concitoyens qui financent les installations donc les emplois attachés à leur construction. Cela revient au fond à indemniser des chômeurs !
En résumé : éolien et solaire créent des emplois précaires (CDD) le temps de la construction des ouvrages, le plus souvent avec des travailleurs étrangers. Et ce sont les citoyens français qui les financent au travers de la taxe CSPE (subventions à ces énergies Vertes).
Le nucléaire crée des emplois dans notre pays, de haute technicité et en CDI.
Mais ça l'ADEME oublie de le dire....
Réponse de le 04/07/2016 à 0:38 :
@ Student : Non plusieurs études dans plusieurs pays le prouvent incontestablement : les énergies renouvelables créent davantage d’emplois "durables" par dollar ou euro investi, par unité de capacité installée et par unité d’électricité générée que les centrales électriques conventionnelles. C'est un fait largement démontré à présent et la proportion d'emplois qualifiés de longue durée n'est pas moindre que dans celle du secteur énergétique nucléaire. Résumer l'éolien a du bétonnage est un cliché. Par ailleurs vous parlez de CDI alors qu' EDF précise que 80% des opérations de maintenance sont déléguées à des sous-traitants extérieurs et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ajoute dans un rapport récent que le facteur humain est à l’origine de 85% des incidents significatifs sur les sites nucléaires et pointe les défauts en matière de qualité des interventions de maintenance qui ont représenté près de 30% des événements significatifs pour la sûreté. En terme de subventions/soutiens elles sont toujours bien moindres dans le domaine des énergies renouvelables que dans celle du nucléaire depuis l'origine et des énergies fossiles. Ce sont des constats et c'est çà l'important, il ne s'agit pas de faire du lobbying. Le seul secteur de l'éolien en France par exemple ce sont plus de 400 entreprises et sous-traitants concernés. Compte tenu du développement mondial qui concerne à présent tous les pays il est important d'avoir une part de ces filières et c'est bien la stratégie de différentes firmes et start-up françaises. Le nucléaire n' a pas un tel essor mondial ni attractivité et la formation suite à un personnel vieillissant peu renouvelé pose d'ailleurs problème.
a écrit le 01/07/2016 à 8:07 :
Cette contribution est évidemment à la charge des utilisateurs particuliers, c'est à dire des ménages. Il est souhaitable de ne pas passer par les entreprises pour favoriser la concurrence avec les produits étrangers.
a écrit le 01/07/2016 à 7:59 :
Suite 2. Il faut de plus prévoir une allocation pour respecter l'équité de cette mesure. Tout ça est décrit dans la note n°6 du CAE. J'écris ces commentaires à l'attention de l'ADEM.
a écrit le 01/07/2016 à 7:54 :
Suite. Il s'agit de 100€/tCO2 en 2030. 30€/CO2 est la valeur de départ.
a écrit le 01/07/2016 à 7:45 :
L'ADEM a raison à condition de prévoir une valeur de 30€/tCO2 en 2030. Il faut de plus inclure l'électricité et prévoir d'utiliser cette contribution pour réduire le cout du travail, progressivement et jusqu'à un certain niveau d'équilibre, en participant au financement des charges sociales.
a écrit le 30/06/2016 à 22:23 :
Encore un conte de fées ! Vous allez pouvoir diminuer la consommation électrique de moitié, tout en supprimant le chauffage au gaz, sans affecter votre qualité de vie et économiser 3300€ par personne , tout en finançant 800 000 emplois supplémentaires !
Réponse de le 30/06/2016 à 22:57 :
bah oui lol. on voit très bien que le nucléaire coûte de moins en moins cher. :))
a écrit le 30/06/2016 à 22:11 :
Je vais tout de suite vérifier l'etude de l'ademe et je vous reviens.
La précédente étude sur le 100% renouvelable était tellement risible sur ses hypothèses et ses conclusions que je me méfie.
a écrit le 30/06/2016 à 22:11 :
Je vais tout de suite vérifier l'etude de l'ademe et je vous reviens.
La précédente étude sur le 100% renouvelable était tellement risible sur ses hypothèses et ses conclusions que je me méfie.
a écrit le 30/06/2016 à 20:56 :
la taxation du carbonne et deja une usine a gaz EN donent le droit aux pollueurs l achat du droit de polluez , ce n est pas avec cette methode utopique que l on se sortiras de la pollution mondial,?EX LA CHINE ET TELLEMENT RICHE ET LES PAYS A PETROLES AUSSI QU IL POURONS CONTINUEZ A POLLUEZ ?cela n a pas de sens???
a écrit le 30/06/2016 à 20:31 :
Il manque le petit rappel du début
Déjà un rappel : les emplois étaient déjà là, surtout dans le solaire photovoltaïque (certes coûteux, mais en raison de tarifs de rachat du Kwh trop élevés). Et les prévisions de croissance également. Certes la concurrence était déjà féroce et très automatisée pour la production de panneaux PV), mais l’ingénierie, l’installation et la maintenance constituent un potentiel d'emplois au niveau local, dont il serait absurde de se priver.
a écrit le 30/06/2016 à 20:23 :
Mais on a coupé l’élan, pour des raisons diverses et de toute manière le retard technologique était déjà pris, alors fallait il continuer avec des panneaux asiatiques ? (qui se pose encore la question pour son ordinateur ou son smartphone ?). Hé bien OUI, il faut continuer. Parce que la valeur ajoutée est ailleurs : dans l’innovation, l’intégration au réseau, dans les smartgrids, le stockage, les véhicules électriques, l'autoconsommation, les onduleurs (40 % de croissance / an).... Bref tout ce qui devient stratégique dès à présent. De grands groupes l’ont compris et investissent massivement. La France a une décennie de retard, non pas par manque de compétences, mais parce-que nos politiques ont du retard et se contentent de regarder passer le train de la révolution en cours. Car toutes les études le montrent, prévisions et chiffres à l’appui, c’est une véritable révolution qui est en marche. La transition, c’est maintenant ou jamais. Il reste des solutions à trouver, notamment pour le stockage et la répartition des surplus de production (voir l’Allemagne qui a fait un prix du MWh négatif au mois de mai) Vu les enjeux économiques et les moyens mis en R&D sur plusieurs continents, ce sont des problèmes qui devraient rapidement être résolus. Mais pour faire partie des gagnants il faut s'en donner les moyens.
a écrit le 30/06/2016 à 20:18 :
Vous ne prenez pas beaucoup de risques à prédire 4% de différence dans 34 ans... Par rapport à quoi d'ailleurs?
a écrit le 30/06/2016 à 20:09 :
Je suis toujours effaré par les gens qui tirent des plans sur la comète à 40 ans, alors qu'ils sont incapables de prédire à 8 jours. Mais bon, dans 40 ans, ils ne seront plus là ou seront passés à la trappe des diseurs de mauvaises aventures :-)
a écrit le 30/06/2016 à 18:29 :
Quand il y a des intérêts privés dans une démarche collective, on ne peut qu'être dubitatif!
a écrit le 30/06/2016 à 18:18 :
Parce que vous pensez vraiment que le PIB servira de base au calcul en 2050?

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