Transition énergétique : les Etats-Unis, le Canada et le Mexique main dans la main

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et ses hôtes, les présidents américain Barack Obama et mexicain Enrique Peña Nieto, doivent se rencontrer mercredi matin à Ottawa.  Justin Trudeau avait été reçu en mars à la Maison Blanche.
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et ses hôtes, les présidents américain Barack Obama et mexicain Enrique Peña Nieto, doivent se rencontrer mercredi matin à Ottawa. Justin Trudeau avait été reçu en mars à la Maison Blanche. (Crédits : Reuters)
Les trois pays de l'Aléna (Nafta) s'engagent à produire, en 2025, 50% de leur électricité à partir d'énergies renouvelables et nucléaire, contre 37% en 2015. Le Mexique se joindra par ailleurs à l'engagement déjà pris par les Etats-Unis et le Canada de réduction des émissions de méthane de 40 à 45% d'ici 2025 par rapport à leur niveau de 2012.

Les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, dont les dirigeants se retrouvent mercredi 28 juin à Ottawa, vont s'engager à produire, d'ici 2025, 50% de leur électricité grâce à des énergies propres. La Maison Blanche l'a annoncé lundi, précisant que l'expression "énergies propres" regroupait les énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire) et le nucléaire. Brian Deese, conseiller du président américain Barack Obama, a estimé au cours d'une conférence téléphonique:

"C'est un objectif ambitieux mais qui peut être atteint au niveau du continent".

Plus de renouvelables et d'efficacité énergétique

En 2015, ce chiffre était, pour l'ensemble du sous-continent nord-américain, de 37%, a souligné l'exécutif. Aux Etats-Unis en particulier, qui est de loin le plus gros producteur d'électricité de la région, les énergies propres représentent aujourd'hui environ un tiers de la production totale d'électricité, ce qui place le pays derrière le Canada mais devant le Mexique.

La montée en puissance dans les années à venir "viendra principalement de la croissance des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique", a précisé Brian Deese.

Trois "amigos" liés par un accord de libre échange

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et ses hôtes, les présidents américain Barack Obama et mexicain Enrique Peña Nieto, doivent se rencontrer mercredi matin à Ottawa. Les trois pays, liés depuis 1994 par l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), se réunissent généralement une fois par an lors d'un sommet dit des "Tres amigos" (trois amis). Présidé pour la première fois par Justin Trudeau, ce sommet sera, à l'inverse, le dernier pour Barack Obama, qui quittera le pouvoir en janvier.

A l'occasion de ce sommet, le Mexique se joindra par ailleurs à l'engagement, déjà pris par les Etats-Unis et le Canada, de réduction des émissions de méthane (puissant gaz à effet de serre) de 40 à 45% d'ici 2025 par rapport à leur niveau de 2012. Justin Trudeau avait été reçu en mars à la Maison Blanche, lors d'une visite qui marquait un net réchauffement des relations entre les deux pays, après le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui s'était montré peu soucieux de la lutte contre le changement climatique.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/06/2016 à 10:08 :
L'art de faire du pipeau avec 3 chiffres.J'ai doublé mon effectif, on est passé de 1 à 2 personnes. Sur le long terme , les procédés écologiques sont réducteurs d'emplois et non créateurs nets d'emploi par rapport à des procédés non écologiques. On ne doit pas mentir même si produire plus propre est une bonne cause.
a écrit le 28/06/2016 à 22:32 :
Pour mémoire aux Etats-Unis la part des énergies renouvelables est d'environ 12%, le nucléaire de 10% et les énergies fossiles encore de 78%. Si c'est H. Clinton qui est élue çà devrait tout comme pour Obama aller plus vite dans le sens des énergies renouvelables. Beaucoup de technologies arrivent dont le stockage qui vont permettre d'accélérer ce développement mais il y a encore beaucoup à faire dont notamment dans les transport, l'urbanisme (voir Los Angeles), l'habitat, les réseaux anciens etc. Bonne nouvelle toutefois au plan de l'emploi, les énergies renouvelables confirment leur taux élevé de création d'emplois. L’emploi dans l’industrie solaire a crû de plus de 20% en 2015. Ce foyer d’emploi durable affiche une bien meilleure santé que ceux des secteurs des énergies fossiles. Le solaire devient un nouveau foyer d'emploi foisonnant dans le 2e pays après la Chine, le plus pollueur de la planète. Comme le fait valoir la sixième enquête d'emploi annuel dans ce secteur, la création d'emplois dans l'industrie solaire américaine a été l'an dernier 12 fois plus rapide que dans l'ensemble de l'économie, représentant 1 nouvelle embauche sur 83. Ce foyer d'emplois a connu une croissance de 20,2% sur un an, totalisant plus de 209.000 personnes, soit 35.000 de plus que l'année précédente, et de + 123% sur ces 6 dernières années. Les employeurs anticipent une augmentation plus faible en 2016, avec + 14,7% de postes supplémentaires (30.000 nouvelles embauches), soit tout de même 13 fois plus que l'ensemble de l'économie américaine ! La réalisation de cette anticipation porterait l'emploi solaire à près de 240.000 personnes à la fin de l'année 2016. Le secteur de l'installation reste le plus employeur, avec une croissance de + 24% au cours de l'année 2015 et de + 173% depuis 2010, année de la première enquête. Il représente plus de la moitié des emplois créés dans l'ensemble de l'industrie solaire américaine. L'emploi dans le solaire se porte par ailleurs bien mieux que dans les traditionnels secteurs des combustibles fossiles, alors qu'il n'y a pas migration particulière d'un secteur à l'autre et que les énergies fossiles ont retrouvé de la compétitivité avec la très forte chute de leurs prix. En 2015, l'industrie d'extraction pétrolière et gazière a créé seulement 13.800 nouveaux emplois, tandis que le secteur de l'acheminement pétrolier et gazier en a perdu 9.500. Le solaire représente, en outre, un foyer d'emploi 3 fois plus gros que celui de l'industrie minière, qui compte moins de 68.000 personnes. L'enquête souligne le rôle qu'a joué l'action du Congrès américain pour obtenir de telles performances. Ce dernier a reconduit cette année l'Investment Tax Credit (ITC) visant à soutenir le développement du solaire à l'échelle fédérale jusqu'à 2021. Ce soutien public à l'investissement permet aussi aux entreprises de ne pas sous-payer leurs employés. Le salaire horaire médian sur l'ensemble du secteur est à 17 dollars (15,6 euros), tandis que celui des concepteurs est à 27 dollars (24,7 euros), et celui des employés du secteur de la vente du marketing, à 29 dollars (26,6 euros). Les Etats-Unis ont plus misé que d'autres pays sur l'indépendance énergétique et notamment les retombées importantes du secteur du stockage énergétique, objet de nombreuses convoitises et qui entraîne les rares secteurs des commodities en forte hausse pour de nombreuses années.
a écrit le 28/06/2016 à 17:07 :
le nucléaire : énergie propre?

ENORME!!!!!

Dommage que le gars ne signe pas son article : sa réputation était faite pour le reste de ses jours.
Réponse de le 29/06/2016 à 8:53 :
@gilloup: en ne tenant pas compte des déchets et des risques d'accident, tout est positif. Cela me rappelle les gens qui dissent que les produits chinois sont moins chers, ce qui n'est pas totalemen faux, mais il faudrait ajouter "à la production uniquement" :-)
a écrit le 28/06/2016 à 15:09 :
Bon, soyons réalistes ce sera 97% de nucléaire, et il y aura une campagne de com de tous les diables sur les 3% qui restent, histoire de faire croire aux benêts que c'est 30%, afin de faire passer comme vraisemblables et nécessaires les milliards donnés aux renouvelables, qui finiront à 40% dans la poche des politiques, et le reste aux industriels pour fabriquer des turbines pour... le nucléaire. N’empêche que du point de vue pollution ce sera toujours mieux que le charbon ou le fuel actuel. Ainsi va le monde.
Réponse de le 28/06/2016 à 19:45 :
ah bon!
les déchets nucléaires ultims , ce n'est pas de la "pollution"?
C'est pire ...
a écrit le 28/06/2016 à 14:55 :
Comme quoi cette purge du milieu pétrolier fait un bien fou à l'économie et à la planète, espérons qu'elle continue.

Merci l'arabie saoudite même si c'est pour elle qu'elle le fait d'abord et avant tout bien entendu.

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