Merci Raymond, la startup aux mille et uns projet pour verdir les villes
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![[LE BON] Merci Raymond](https://pictures.latribune.fr/cdn-cgi/image/format=auto,width=1200,height=675/443/1181443.png)
Merci Raymond
DR
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Le long des murs et sur les tables, un foisonnement de plantes sublimant une déco aussi épurée que stylée. Dans les assiettes, des plats conçus avec des ingrédients produits à quelques dizaines de kilomètres de Paris au maximum, agrémentés d'aromates cultivés sur le toit même de l'immeuble. Nous sommes au Relais, le tout dernier projet de la startup d'agriculture urbaine Merci Raymond, réalisé en partenariat avec le propriétaire des lieux, L'Antenne. Situé dans le 11e arrondissement, au pied du siège de l'entreprise, ce restaurant en circuit ultracourt incarne toute l'ambition de la startup : apporter davantage de nature en ville afin d'améliorer la biodiversité et de diminuer l'impact carbone, contrer l'urbanisation des campagnes, augmenter le nombre d'acteurs engagés en faveur d'une ville plus verte et les fédérer.
Créée en 2015 par Hugo Meunier, juriste spécialisé dans la révolution numérique, et Antoine Beaume, communicant, bientôt rejoints par Guillaume Hadjigeorgiori, le collectif Merci Raymond est devenu une entreprise et a étoffé son programme. À l'organisation de simples actions de sensibilisation pour stimuler la main verte des citadins (plantation de légumes dans les pieds d'arbre, ateliers de jardinage sur les toits, etc.) s'est ajoutée la création d'îlots de fraîcheur « optimisés » grâce au choix de plantes et de modes de culture spécifiques, puis le développement de véritables fermes urbaines.
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Aujourd'hui implantée dans huit villes de France, Merci Raymond peut se targuer d'avoir végétalisé quelque 5.000 mètres carrés d'espace exté-rieur bétonné grâce à la mobilisation de plus de 3.000 citadins, et de gérer environ un kilomètre carré de surface agricole. L'entreprise investit même des quartiers jugés « difficiles » telles que la cité de La Grande Borne (91), où un projet d'agriculture urbaine a permis de fédérer bailleurs, collectivités locales et Éducation nationale pour recréer du lien social.
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