Pétrole : l'état du marché "satisfait" tout le monde à l'Opep, selon l'Arabie saoudite

Le ministre saoudien de l'Énergie a estimé que les prix étaient en train de se "rééquilibrer". Les ministres du Pétrole des pays membres de l'Opep réunis ce jeudi à Vienne ont peu de chances de parvenir à un accord fixant un nouveau plafond global de production.

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L'Opep a longtemps opté pour un maintien de sa production à un niveau élevé afin de défendre ses parts de marché.
L'Opep a longtemps opté pour un maintien de sa production à un niveau élevé afin de défendre ses parts de marché. (Crédits : © Stringer Shanghai / Reuters)

En dépit d'un statut quo sur la production qui divise, "tout le monde est très satisfait" à l'Opep de l'état du marché du pétrole. C'est du moins ce qu'a assuré jeudi le nouveau ministre saoudien de l'Énergie Khaled al-Faleh, peu avant l'ouverture de la réunion semestrielle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne.

"Le marché est en train de se rééquilibrer à l'heure où nous parlons", a-t-il affirmé, assurant que les prix allaient "répondre" à ce "rééquilibrage".

"La demande est extrêmement bien portante et robuste. L'offre non-Opep décline", a détaillé le ministre saoudien, précisant que le marché "se comportait plutôt bien par lui-même".

Vers 12h10, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août prenait 4 cents par rapport à la clôture de mercredi, à 49,76 dollars. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet perdait 1 cent, à 49,00 dollars.

Divergences sur la production

Interrogé sur la stratégie saoudienne à l'égard des prix et un éventuel gel de la production, le ministre a affiché la prudence de Ryad.

"Nous ne voulons pas brusquer le système en réduisant l'offre [...] mais en même temps, nous pensons qu'il est temps de montrer la voie au marché. [...] Nous ne voulons en aucune façon de chocs pétroliers, sur le court terme ou sur le long terme."

"A long terme, cela signifie que nous voulons encourager l'investissement", a insisté le ministre, se disant inquiet des prix bas. Alors qu'on lui demandait si l'Arabie saoudite comptait "inonder" le marché de pétrole cet été, le ministre a contesté ce terme: "Nous allons simplement fournir le marché s'il le faut" et si nos clients nous le demandent, a-t-il répondu.

L'Opep a longtemps opté pour un maintien de sa production à un niveau élevé afin de défendre ses parts de marché. Une stratégie qui pèse sur les prix. L'Arabie avait dans un premier temps prôné un gel des niveaux de production avant de faire capoter cette initiative au dernier moment en exigeant que l'Iran y participe, ce que Téhéran a refusé. L'Iran s'oppose à l'idée d'un plafond collectif et veut des quotas adaptés à la situation de chaque pays, autrement dit un système l'autorisant à augmenter sa production pour ramener celle-ci au niveau d'avant les sanctions. Plusieurs pays membres de l'Opep, dont le Venezuela et l'Équateur, ont accueilli jeudi favorablement cette mesure.

Jusqu'en décembre, l'Opep respectait un plafond de pompages de 30 millions de barils par jour (bpj), fixé en décembre 2011. Mais elle produit actuellement environ 32,5 millions de bpj et tout nouveau plafond inférieur à ce seuil équivaudrait à une réduction de fait de la production.

(avec AFP et Reuters)

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