Recyclage : pourquoi l'industrie lance une première journée mondiale le 18 mars

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L'objectif du BIR et de ses membres est de sensibiliser le plus largement possible aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux du recyclage, en lançant une notion nouvelle : celle de 7e ressource, après l'eau, l'air, le pétrole, le gaz naturel, le charbon et les minéraux.
L'objectif du BIR et de ses membres est de sensibiliser le plus largement possible aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux du recyclage, en lançant une notion nouvelle : celle de "7e ressource", après l'eau, l'air, le pétrole, le gaz naturel, le charbon et les minéraux. (Crédits : Reuters)
À l'occasion de son 70e anniversaire, le 18 mars 2018, le Bureau international du recyclage lance une opération mondiale de sensibilisation destinée à être renouvelée chaque année.

C'est une nouveauté destinée à s'inscrire dans la durée. Dimanche 18 mars, le Bureau international du recyclage (BIR), organisation qui fédère depuis 1948 au niveau mondial les industriels du secteur, lance, à l'occasion de son 70e anniversaire, la première journée mondiale consacrée à ce volet de l'économie circulaire. "La date jusqu'à présent retenue, le 15 novembre, correspondait en réalité à une initiative purement américaine", explique Arnaud Brunet, directeur du BIR.

"Le 18 mars permettra désormais aux industriels du recyclage de tous les pays du monde de s'exprimer d'une voix unifiée. Nous avons d'ailleurs lancé une pétition pour que cette journée soit à terme reconnue officiellement par l'ONU", ajoute-t-il.

Un impact sur les ressources et sur le climat

L'objectif du BIR et de ses membres est de sensibiliser le plus largement possible aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux du recyclage, en lançant une notion nouvelle : celle de "7e ressource", après l'eau, l'air, le pétrole, le gaz naturel, le charbon et les minéraux.

"Toutes ces matières premières peuvent être économisées grâce au recyclage, qui permet également de réduire les émissions de gaz à effet de serre", souligne Arnaud Brunet.

En France, une étude de la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), a notamment montré qu'en 2014 les principales filières françaises du secteur ont permis d'économiser l'équivalent de la production électrique de dix-huit réacteurs nucléaires, et d'éviter l'équivalent des émissions de GES annuelles du transport aérien français.

Sans compter les retombées positives en matière de création d'emplois : l'économie circulaire (incluant recyclage, reconditionnement, réparation, réutilisation et conception écologique) permettrait de donner du travail à entre 200.000 et 400.000 personnes en France, qui s'ajouteraient aux 600.000 déjà salariées, calculait en 2015 une étude de l'Institut de l'économie circulaire. "Le 21e siècle produira de plus en plus à partir de matière recyclée", conclut Jean-Louis Petithuguenin, fondateur de Paprec Group et vice-président du Federec.

Les réseaux sociaux mobilisés

Les cibles de la sensibilisation sont les professionnels, les politiques, mais surtout les citoyens qui, souligne Arnaud Brunet, "sont aussi des électeurs et peuvent donc amener les élus à prendre de bonnes mesures". En insistant sans doute sur les pays où il n'existe ni de cadre réglementaire ni de bonnes pratiques, mais sans oublier que depuis le durcissement de la législation chinoise concernant la qualité de la matière recyclée importée, l'ensemble du marché mondial est bouleversé, note le directeur du BIR.

En France, où seulement une bouteille en plastique sur deux est encore recyclée, et où une feuille de route de l'économie circulaire doit être présentée par le gouvernement fin mars, Federec est soutenu dans sa promotion de la journée par la mairie de Paris, partenaire de l'opération. Au-delà de la publicité dans les médias traditionnels, des sondages, quiz, vidéos et concours ont été lancés sur Twitter et Facebook. En quelques jours, ils auraient déjà respectivement touché plusieurs milliers d'utilisateurs.

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Commentaires
a écrit le 17/03/2018 à 11:18 :
Où j'habite, il y a un maire socialiste, et deux types de poubelles dans les cours: organiques, et bois plastiques et papiers. Le verre, les bouteilles, les étoffes, ont des containers dans la rue, assez loin si l'on a déjà bu son kil de rouge. Le fracas des bouteilles est déplaisant pour mes concitoyens qui dorment au-dessus de ces machines à bruit, encore pires que les arrêts d'autobus articulés. La généralisation des consignes est, de fait, une perte d'argent, qui demeure en partie immobilisé. Il serait intéressant de savoir si cette consignation est aussi un investissement
a écrit le 17/03/2018 à 9:42 :
L'industrie qui nous inonde d'emballages, de produits qu'on nous présente comme indispensables et qui génèrent un nombre incalculable de déchets....bref les pollueurs vertueux qui font la morale aux horribles consommateurs que nous sommes....la recherche maximale du profit est la source même de cette pollution planétaire....et tant que la finance gouvernera le monde il en sera ainsi....😎
a écrit le 16/03/2018 à 10:16 :
Tant que l'on n'imposera pas aux industriels de respecter l'environnement tout cet argent dépensé, toutes ces bonnes volontés ou pas seront vains.

Pendant qu'on demande aux gens de trier leurs déchets, de payer toujours plus chers les poubelles, les industriels fabriquent de plus en plus d'objet avec des produits polluants et en plus de plus en plus rapidement jetables.

LEs mots, les belles promesses, yen a marre on sait parfaitement à qui nous devons la destruction de la planète, aux mêmes à qui nous devons l'explosion des inégalités.

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