Services pétroliers: la fusion à 28 milliards de dollars qui n'aura pas lieu

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Annoncée en novembre 2014, la fusion entre Halliburton et Baker Hugues n'aura finalement pas lieu. L'opposition des autorités de la concurrence américaine et européenne aura eu raison de l'accord à 28 milliards de dollars (24,4 milliards d'euros), qui aurait donné naissance au numéro deux mondial des services pétroliers derrière Schlumberger.
Début avril, le département américain de la Justice avait dit avoir engagé une procédure visant à empêcher le rachat de Baker Hughes par Halliburton au motif que cette transaction nuirait à la concurrence dans le secteur. La Commission européenne, qui avait repris vers la mi-avril son examen du projet de fusion, avait, fin mars, également exprimé des réserves à son sujet, exprimant son impact sur la concurrence et l'innovation.
Dans ce contexte de marasme des cours de l'or noir, Halliburton a annoncé il y a deux semaines avoir supprimé plus de 6.000 emplois durant le premier trimestre. La semaine dernière, Baker Hughes a fait état d'une perte plus marquée que prévu sur les trois premiers mois de l'année, ajoutant anticiper au mieux une stabilisation du nombre de puits en activité aux Etats-Unis au second semestre après une baisse attendue au cours du premier.
Si le cours du brut léger américain est en hausse de 23% depuis le début de l'année, il était tombé en février à un creux de plus de 12 ans après avoir reculé de 30,5% sur l'ensemble de 2015 et de 45,9% en 2014.
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Le projet de rachat, en numéraire et en actions, de l'actuel numéro trois du secteur par le numéro deux était valorisé à 34,6 milliards de dollars au moment de son annonce en novembre 2014 et représente aujourd'hui 28 milliards. Halliburton a précisé que, conformément à leur accord, il indemniserait Baker Hughes à hauteur de 3,5 milliards de dollars d'ici mercredi du fait de l'abandon du projet de fusion.
Citée dans un communiqué, l'Attorney General (ministre de la Justice des Etats-Unis) Loretta Lynch a estimé que la décision des deux entreprises de renoncer à leur projet, "qui aurait laissé nombre de marchés dans les services pétroliers aux mains d'un duopole, est une victoire pour l'économie américaine et pour tous les Américains".
Le département de la Justice et la Federal Trade Commission (FTC), l'autorité américaine de la concurrence, ont intenté, au cours de ces derniers 18 mois, un nombre inhabituellement élevé d'actions en justice visant à faire échouer des projets de rapprochement.
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(avec Reuters)
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