Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a déclaré lundi vouloir rester maître du calendrier de l'éventuelle fusion entre Veolia et Suez. Mais Veolia réaffirme que son offre à Engie expire mercredi. Un relèvement du prix devrait intervenir d'ici là.L'Etat, actionnaire principal d'Engie, "ne se fera pas dicter son calendrier". Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui avait déjà affirmé "refuser la précipitation" face aux choix inhérents à une éventuelle fusion entre Suez et Veolia, l'a répété lundi face à la presse:
"Nous prendrons tout le temps nécessaire pour que cette opération se déroule dans les meilleures conditions, sans brutalité et dans l'intérêt des deux parties prenantes"."Nous ne pouvons pas avoir de guerre entre deux champions industriels en pleine crise économique", a-t-il justifié.
L'Etat continuera de jouer un "rôle d'arbitre"
"Chacun peut en effet constater que plus le temps passe, plus le ton monte. Nous n'avons pas besoin d'une prolongation, mais d'une décision", avait-il expliqué.
Et c'était justement parce qu'il n'était pas disposé à discuter des délais qu'Antoine Frérot avait refusé de rencontrer samedi le président de Suez au ministère de l'Economie, avait il confié au JDD.
La date butoir fixée par Veolia à Engie était et reste donc le 30 septembre. Or, lors du conseil d'administration d'Engie qui doit avoir lieu ce jour même pour se prononcer sur cette offre, la position de l'Etat, actionnaire majoritaire d'Engie (24%), sera déterminante.
Bruno Le Maire a promis lundi que d'ici là l'Etat continuera de jouer"le rôle qui est le sien, qui est un rôle d'arbitre".
Veolia améliore son offre