Fusion Veolia/Suez : un futur champion français de la transition écologique?
Giulietta Gamberini et Philippe Mabille
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Actualisé lundi 31 août à 18h58 avec réaction Suez
Veolia a lancé sa "Blitzkrieg" dimanche 30 août au soir, la veille de la rentrée, en remettant à l'actionnaire principal de Suez, Engie,
une offre ferme de rachat de la quasi-totalité de sa participation, étape préalable avant le lancement d'une OPA sur le restant du capital. L'opération qui a séduit les marchés, n'est pas du goût de la direction de Suez. Lundi soir, le conseil d'administration de Suez a jugé que cette offre, "non sollicitée", est "porteuse de grandes incertitudes".« L'urgence environnementale n'a jamais été aussi forte. Elle concerne tous les pays et toutes les générations, et est même plus grave que la crise sanitaire » liée au coronavirus, souligne néanmoins Antoine Frérot lors d'un point presse ce lundi 31 août. Prise en compte même par les plans de relance de plusieurs gouvernements, elle ne peut que rester porteuse de croissance, estime le PDG, pour qui c'est le « moment idoine pour créer l'outil nécessaire pour y apporter des solutions » :« l'occasion historique de créer un champion mondial français de la transition écologique », puisque à cette fin, « la taille fait la force ».
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amélioration de la qualité de l'air
, recyclage des plastiques, transition alimentaire : autant d'enjeux face auxquels, en effet, « l'innovation est fondamentale pour inventer et mettre au point les technologies qui manquent encore pour réussir pleinement la transformation écologique. La combinaison des talents et des compétences de recherche accélérerait le développement de ces solutions d'avenir et permettrait un meilleur amortissement des investissements nécessaires »,souligne Veolia dans son communiqué.
Giulietta Gamberini et Philippe Mabille