Aéroports : les difficultés des entreprises de sûreté menacent la reprise du trafic aérien

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(Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Les sociétés en charge des missions régaliennes de sûreté dans les aéroports sont en grande difficulté. Basé sur une taxe sur les passagers, le modèle de financement de la sûreté aéroportuaire s'est écroulé avec l'arrêt quasi-complet du transport aérien depuis plus de deux mois. Privées de recettes, elles font face à un certain nombre de coûts qui épuisent leur trésorerie. Jean-Baptiste Thélot, le président du SESA, le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et des aéroports, tire la sonnette d'alarme et demande des aides urgentes à l'État.

Et si la reprise du transport aérien était freinée, non pas par la crainte des passagers d'attraper le Covid-19 ou l'impossibilité financière des clients de voyager, mais par l'incapacité des sociétés de sûreté d'assurer les contrôles dans les aéroports ? Le scénario paraît improbable. Il est pourtant redouté par certaines compagnies aériennes et les aéroports. La menace est en effet bien réelle. Car ces sociétés privées, qui assurent par délégation de service public ces missions régaliennes, sont à genoux avec la crise sans précédent qui frappe le transport aérien. L'arrêt quasi-complet du trafic aérien depuis deux mois a fait voler en éclats le modèle de financement de la sûreté aérienne en France. Celui-ci est en effet basé sur une taxe sur les passagers prélevée par les transporteurs qui la reversent à l'État. Ce dernier la reverse ensuite aux aéroports qui ont la charge par délégation de service public des missions de sûreté mais les sous-traitent à des agences de sûreté.

Pas de recettes mais 25% des coûts

Or,...

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Commentaires
a écrit le 05/06/2020 à 12:15 :
Confier des fonctions régaliennes liées à la sécurité est insensé.
Ça coûte moins cher ? Pas sûr. La sécurité est mieux assurée ? Peut être...ou pas. Avec des fonctionnaires, la continuité du service serait assurée, n'en déplaise aux "deglingueurs" de fonctionnaires qui ne voient que par le petit bout de la lorgnette, la mesquinerie de leurs petits intérêts.
a écrit le 05/06/2020 à 8:46 :
Puis alors les gestes barrières ne peuvent qu'encore plus compliquer leur tâche, on voit mal même comment ils peuvent bosser.

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