Lufthansa vise 10.000 embauches en 2025
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Lufthansa ambitionne d'augmenter ses effectifs de 10% en 2025. Soit 10.000 nouvelles embauches en complément de ses 100.000 employés actuels, comme indiqué ce mercredi dans un communiqué. Ces recrutements concerneront « les catégories professionnelles les plus diverses », indique le groupe allemand, premier au niveau européen dans le transport aérien avec les compagnies Lufthansa, Eurowings, Austrian, Swiss et Brussels Airlines. Dans le détail, il veut attirer 2.000 hôtesses de l'air et stewards et 800 pilotes, 1.400 collaborateurs au sol, 1.300 experts techniques et 1.200 employés administratifs.
« Rien que l'année dernière, nous avons reçu 350.000 candidatures à l'échelle du groupe et nous avons embauché plus de 13.000 collaborateurs », affirme Michael Niggemann, membre du directoire de Lufthansa, cité dans le communiqué.
En 2023, 13.000 salariés avaient aussi été embauchés d'après le groupe. Il assure d'ailleurs avoir recruté au total « plus de 30.000 nouveaux collègues » sur « les trois dernières années ». Reste que cela lui a finalement permis de retrouver son niveau de salariés d'avant la crise du Covid-19. Car le transporteur avait supprimé plus de 30.000 postes du fait de l'impact de la pandémie sur ses activités.
Lufthansa assure dans son communiqué que « plus de la moitié de tous les recrutements doivent avoir lieu en Allemagne ». C'est d'ailleurs dans ce pays que se situe son siège social, à Cologne plus précisément. Les aéroports de Francfort Rhein-Main et de Munich représentent en outre ses deux principaux hubs.
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Cette nouvelle est de bon augure outre-Rhin, où les annonces de plans sociaux se sont multipliées ces derniers mois. L'aéronautique s'affiche ainsi comme l'un des rares secteurs prêt à embaucher davantage en 2025 comparé à l'année dernière, d'après une étude de l'institut allemand IW sortie fin décembre. À ses côtés, l'industrie pharmaceutique, l'énergie, l'eau et le recyclage sont aussi dans cette dynamique.
Reste que, plus globalement, la tendance est sur une réduction des postes en 2025 en Allemagne. Le nombre de fédérations patronales prévoyant une diminution de l'emploi dans les douze mois à venir s'élève à 25 pour cette année, contre 23 en 2024 et 16 en 2023. Cela suggère « un changement structurel du marché du travail allemand en raison des ajustements économiques et conjoncturels, confirmant les perspectives de baisse de l'emploi pour 2025 », note IW.
Ces perspectives négatives pour l'emploi concernent pêle-mêle la chaîne de valeur liée à la construction (y compris l'immobilier), la machine-outil, la sidérurgie et la métallurgie, l'agriculture, la plasturgie jusqu'au tourisme. L'un des secteurs les plus touchés est celui de l'automobile. En témoignent les difficultés rencontrées par les constructeurs allemands. Volkswagen va ainsi se tailler dans sa masse salariale d'ici la fin de la décennie, avec 35.000 postes supprimés.
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Pilier de l'économie allemande, le secteur industriel est plombé par les coûts de l'énergie, de faibles exportations et une concurrence chinoise féroce. Sa relance figure parmi les priorités et devrait peser de tout son poids sur la campagne des élections législatives du 23 février prochain.
(Avec AFP)
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