Logistique : les puces RFID gagnent du terrain

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Tracer, authentifier, identifier, coder, comptabiliser, suivre, protéger... Les applications des marquages Radio Frequency Identification ne cessent de se développer et de gagner de nouveaux produits, de la sortie d'usine jusqu'aux magasins. Démonstrations au salon Traçabilité/Solutions RFID/Progilog qui se tient les 25 et 26 novembre à Paris, porte de Versailles.

Volatil. Tel est le mot qui définit sans doute le mieux le marché mondial aujourd'hui. Tout comme les économies et les marchés financiers, en devenant plus mondialisées et interconnectées, les chaînes d'approvisionnement sont davantage exposées aux perturbations. La vitesse à laquelle la chaîne logistique se doit de fonctionner ne fait qu'exacerber le problème. Dans le cadre d'une étude mondiale réalisée par IBM auprès des directeurs de la chaîne d'approvisionnement, la visibilité arrive en tête des défis clés identifiés, devant la gestion des risques, l'évolution des demandes clients, la réduction des coûts et la globalisation.

Une conclusion logique pour Philippe Kagy, associé, responsable des offres supply chain chez IBM Global Business Services : « Les chaînes logistiques et donc les demandes deviennent complexes. Or on ne peut bien manager que ce que l'on voit. » Dès lors se pose la question de la captation et de l'intégration dans le système d'information global des données. « Les supply chain managers ont besoin d'avoir des informations précises et récurrentes sur leurs stocks, leurs fournisseurs, leurs clients. La complexité à laquelle ils font face ne fait qu'ajouter des contraintes supplémentaires », analyse Philippe Kagy. En s'adossant à la technologie de la RFID, il devient plus aisé de détecter les mouvements des produits, d'automatiser les réassorts, de réutiliser contenants et conteneurs. « C'est une technologie qui est appropriée pour venir en soutien à des prises de décision rapide », souligne Philippe Kagy. Reste que, après une phase d'engouement lors des premiers pilotes, au début des années 2000, les professionnels ont connu une phase de découragement devant les difficultés de mise en oeuvre opérationnelle de solutions RFID. Une étape désormais dépassée avec les dernières évolutions techniques et qui intéresse de plus en plus de secteurs, de l'automobile à l'aéronautique, de la grande distribution à la pharmacie et à l'agroalimentaire. « Aujourd'hui, il existe des solutions RFID pour la gestion des inventaires et des niveaux de stocks, pour faciliter la vision d'un bout à l'autre des commandes et des marchandises, de gestion des flux en juste-à-temps dans les usines de production, de gestion des pièces détachées, de monitoring des mouvements dans le cadre de système de sécurité ou de lutte contre le vol... », détaille Philippe Kagy.

Expérimentation pilote

Toutefois, si les applications sont nombreuses, les entreprises, notamment françaises, sont plus souvent dans des phases de réflexion poussées ou d'expérimentation pilote que dans une phase d'industrialisation de la technologie. Principale explication mise en avant, le coût de la RFID. « Le coût de mise en oeuvre est le même que pour le code-barres il y a vingt ans, tempère Philippe Kagy. Certes, il y a un coût d'investissement, mais il faut faire un ratio avec la valeur dégagée. Lorsqu'une entreprise a des encours chers, comme pour la gestion de pièces détachées dans l'aéronautique, le ratio est vite fait. Bien évidemment, les gains seront différents selon les secteurs, mais le mouvement est lancé. Et les meilleurs supply chain managers seront ceux qui auront l'information quasi en temps réel. »

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