Biodiversité: malgré les promesses, la déforestation avance
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L'ONG pointe du doigt un responsable principal: l'agriculture et l'expansion de ses surfaces.
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L'ONG pointe du doigt un responsable principal: l'agriculture et l'expansion de ses surfaces.
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Lundi, Emmanuel Macron y a consacré une grande partie de l'événement organisé par l'Elysée. L'objectif, relancer après les retards causés par la pandémie de Covid-19, la diplomatie environnementale. La déforestation occupait une place importante de la 4e édition du One Planet Summit, sommet regroupant une trentaine de personnalités internationales autour de la lutte pour la préservation de la biodiversité.
Sujet particulièrement d'actualité, alors que la crise sanitaire souligne les effets de la destruction d'habitats sauvages sur la multiplication des zoonoses (ces maladies transmises des animaux aux hommes), le lien entre déforestation, préservation des espèces et santé humaine constituait notamment l'un des quatre thèmes des discussions. Mais la nécessité de mieux protéger les forêts a été évoquée aussi tout au long des échanges sur les trois autres sujets officiels: la protection des écosystèmes terrestres et marins, la promotion de l'agro-écologie, et la mobilisation des financements.
Deux jours plus tard, une toute dernière étude du Fonds mondial pour la nature (World Wide Fund, WWF) vient repréciser l'étendue des dégâts. Les hectares de forêts perdus entre 2004 et 2017 atteignent 43 millions, soit l'équivalent de 80% de la superficie de la France métropolitaine, alerte l'ONG, qui pointe du doigt un responsable principal : l'agriculture et l'expansion de ses surfaces.
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Le WWF identifie notamment 24 "fronts" qui, pendant cette dernière quinzaine d'années, ont été particulièrement frappés par la déforestation mondiale. Ils sont situés dans les zones tropicales et subtropicales, et concentrent 52% de la déforestation à ces latitudes. Neuf se trouvent en Amérique latine, huit en Afrique et sept en Asie-Pacifique. 45% des forêts restantes dans ces "fronts" ont en outre subi une forme de dégradation, souligne l'étude, les rendant d'une part plus à risque d'une déforestation définitive du fait de leurs sensibilité aux feux et accessibilité accrues, réduisant d'autre part les services écosystémique (rétention de l'eau, captation du carbone, production de matières premières etc.) qu'elles peuvent apporter aux être humains.
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