Climat : "À ce rythme, on ne sera jamais à la neutralité carbone en 2050", Corinne Le Quéré

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ENTRETIEN. Selon Corinne Le Quéré, climatologue franco-canadienne et présidente du Haut conseil pour le climat (HCC), la France doit tripler le rythme de baisse de ses émissions de gaz à effet de serre pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050, fixé il y a cinq ans lors de l'Accord de Paris.

A l'approche du cinquième anniversaire de l'Accord de Paris, noué le 12 décembre 2015 lors de la COP21, Corrine Le Quéré, climatologue franco-canadienne et présidente du Haut conseil pour le climat (HCC), tire le bilan des efforts menés par la communauté internationale pour le climat. Si cet accord international a poussé les Etats à s'engager dans la lutte contre le changement climatique, les efforts ne sont toujours pas à la hauteur.

Depuis cinq ans, les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent à augmenter. Certes plus faiblement qu'avant, mais il faut désormais que ces émissions globales baissent pour être dans une trajectoire compatible avec l'Accord de Paris. Alors que le prochain retour des Etats-Unis à la table des négociations devrait relancer la mobilisation internationale, la crise du coronavirus représente à la fois un gros risque et une opportunité pour le climat, estime la climatologue.

La France, qui occupait il y a dix ans une position unique en raison de sa production électrique en grande partie décarbonée, s'est faite rattraper par plusieurs pays. Sa stratégie nationale bas carbone souffre aujourd'hui d'un manque de pilotage cohérent. Interview.

LA TRIBUNE - Cinq ans après son adoption lors de la COP21, où en est l'accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique ? Est-ce que la trajectoire fixée est respectée par la communauté internationale ?

Corinne Le Quéré - L'ambition de l'Accord de Paris est de limiter le réchauffement climatique bien au-dessous de 2°C et de poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5° C.  Mais en parallèle, les engagements pris par les pays étaient alignés sur une trajectoire insuffisante, qui nous amenait à un réchauffement de 3°C. C'est cette trajectoire qui a été suivie au cours des dernières années jusqu'en 2019. Depuis 2015, on a ainsi constaté une augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 0,9% par an en moyenne. Ces émissions ont continué à augmenter, mais elles ont augmenté moins rapidement que la décennie précédente où elles augmentaient en moyenne de 3% chaque année. Il y a donc eu une inflexion des émissions globales. Mais la trajectoire que l'on observe est loin d'être suffisante pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050, il faudrait que les émissions globales diminuent. Les efforts ne sont pas à la hauteur.

Quid de la France ? Est-elle bonne ou mauvaise élève ?

C. L-Q - L'ambition climatique de la France est très importante. Elle s'est fixée pour objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050, ce qui fait partie des objectifs les plus ambitieux. Et, elle s'est également dotée d'une loi énergie climat. Par ailleurs, elle fait partie du groupe de pays où les émissions diminuent. En France, les émissions de GES diminuent de 1% par an depuis plus de dix ans. Mais ce rythme de réduction est assez faible. A ce rythme, on ne sera jamais à la neutralité carbone en 2050. Pour l'atteindre, il faut tripler le rythme de baisse des émissions et ainsi enregistrer une réduction de au moins 3% chaque année.

Il y a dix ans, la France avait une position unique car sa production d'électricité était en grande partie décarbonée en raison de la force du nucléaire. Mais aujourd'hui, de nombreux autres pays ont rattrapé la France en sortant du charbon, comme les pays scandinaves, le Royaume-Uni et le Canada par exemple. Maintenant, le travail, plus difficile, consiste à réduire les émissions très distribuées dans la société, provenant du secteur automobile, des bâtiments ou encore de l'agriculture.

La stratégie nationale bas carbone de la France n'est pas assez organisée. Il y a beaucoup d'efforts et de mesures mises en place dans les différents secteurs mais nous ne savons pas si ces mesures nous mettent dans la trajectoire pour atteindre la neutralité carbone. Il y a un vrai manque de pilotage d'ensemble.

La trajectoire fixée il y a cinq ans à Paris n'est aujourd'hui pas respectée. Peut-on donc parler d'échec ?

C. L-Q - L'accord de Paris n'est pas un succès total puisque les objectifs de températures ne sont pas respectés, mais on ne peut pas dire que c'est un échec car on voit bien que les pays s'engagent. Cet accord joue un rôle clé dans l'optique d'une transition juste. Les pays voient qu'ils ne sont pas les seuls à agir sur le climat et que d'autres mettent aussi en place des lois et des mesures pour mettre en œuvre cette trajectoire. Récemment, plusieurs pays, dont la Chine, la Corée du Sud et le Japon ont pris des engagements ambitieux en termes de neutralité carbone. [Objectif fixé en 2060 pour la Chine, premier émetteur mondial de GES, et en 2050 pour les deux autres pays, ndlr]. Le fait que les émissions globales de GES aient augmenté de 1% chaque année et non de 3% est aussi une avancée. Il faut reconnaître toutefois, que la position des Etats-Unis a nui à la vitesse d'exécution de l'accord. Le fait que le deuxième plus grand émetteur ait eu une position négative ces dernières années vis-à-vis des actions climatiques a ralenti le mouvement de décarbonation.

Mais l'autre point positif c'est que l'accord de Paris a été bien conçu. Il comporte en effet une clause qui impose aux parties de renforcer leur engagement tous les cinq ans. Les pays doivent donc revenir avec un plan climat plus ambitieux que le précédent. C'est ce qu'on appelle les "contributions déterminées au niveau national". Cette année, à partir du 12 décembre, nous allons voir les pays présenter des engagements plus sérieux, ce qui devrait permettre de limiter le réchauffement au-dessous de la trajectoire des 3°C que nous avons empruntée jusqu'à maintenant.

Ces cinq dernières années ont aussi été marquées par le besoin de conciliation entre transition écologique et justice sociale...

C. L-Q - C'est une thématique très importante que l'on peut appréhender de plusieurs façons : comme la formation et l'accompagnement vers les emplois de demain ou encore un accompagnement financier. Cet accompagnement doit se faire à toutes les échelles : au niveau national, local et à l'échelle des individus, notamment auprès des personnes les plus vulnérables économiquement. Les conflits autour de la taxe carbone en France ont révélé des failles sur ce point-là. La création de la Convention citoyenne pour le climat [qui a pour mandat de définir une série de mesures permettant d'atteindre une baisse d'au moins 40% des émissions de GES d'ici 2030 dans un esprit de justice sociale, ndlr] est une bonne approche. Toutefois, il reste difficile d'avoir une réponse parfaite. Lorsqu'on réalise des ajustements, on ne sait jamais qui sera dans la position la plus vulnérable.

Depuis quelques mois les contentieux climatiques se multiplient, comme en France où le Conseil d'Etat, saisi par la ville de Grande-Synthe, vient de donner trois mois au gouvernement pour prouver qu'il respecte ses engagements climatiques. Quel rôle peut jouer la justice climatique dans la lutte contre le réchauffement au cours des prochaines années ?

C. L-Q - C'est une évolution très intéressante que l'on observe un peu partout dans le monde. En décembre 2019, la cour suprême des Pays-Bas a ainsi contraint le gouvernement à revoir à la hausse ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre [dans l'affaire qui l'opposait à l'association Urgenda soutenue par 900 citoyens, ndlr]. C'est intéressant car cela soulève la question de l'engagement légal d'un gouvernement lorsqu'il fixe un objectif climatique peu clair. Cela ne sert à rien d'avoir des objectifs ambitieux si, en parallèle, on ne met pas en place, avec plus de sérieux, une stratégie et des moyens cohérents.

La crise sanitaire, qui s'est traduite en grave crise économique, ne risque-t-elle pas d'affaiblir la lutte pour le climat ?

C. L-Q - Avec la crise sanitaire, les émissions ont sensiblement baissé [l'agence nationale de l'énergie table sur une réduction des émissions de CO2 de 6,6% en 2020, ndlr]. Mais cette baisse est contrainte. Ce n'est, en rien, une baisse structurelle. Nous avons toujours les mêmes infrastructures, les mêmes voitures polluantes. Nous les avons simplement moins utilisées. Cette crise amène à la fois un gros risque et une opportunité dans le cadre de la relance de l'économie. Il y a un gros risque de retour à la trajectoire antérieure insuffisante car la plupart des plans de relance consacrent de lourds investissements vers l'économie conventionnelle, qui est à la base de l'énergie fossile. Mais certains plans de relance, notamment en Europe, investissent également massivement dans les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la rénovation énergétique du bâtiment et les emplois de demain.

En France, par exemple, près d'un tiers du plan de 100 milliards d'euros est consacré à la transition écologique. Est-ce suffisant ?

C. L-Q - Cela dépend de ce que l'on fait avec les deux autres tiers. Le chiffre compte. 30 milliards d'euros, selon le ministère des Finances, c'est beaucoup. Mais, le plus important c'est surtout la cohérence de l'ensemble et c'est d'ailleurs le rôle du Haut conseil pour le climat. Notre mission est d'évaluer si le gouvernement a une stratégie cohérente. Il ne faut pas, en parallèle, investir dans des infrastructures qui nous maintiennent dans nos habitudes d'avant. Ce qui compte c'est qu'il n'y ait pas des efforts financiers qui viennent effacer les efforts menés pour aller vers la neutralité carbone. Il faut arrêter de produire des voitures thermiques, il faut arrêter d'installer des chauffages à énergie fossile et de manière générale de subventionner les énergies fossiles. Cette réorientation des investissements crée de l'emploi et nous rend plus résilient aux crises futures.

Le retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris peut-il donner un nouveau souffle?

C. L-Q - Le plan climat de Joe Biden a aussi pour objectif la neutralité carbone en 2050. Le fait que le deuxième pays émetteur de GES dans le monde ait un objectif ambitieux va pousser les autres pays à revoir à la hausse leurs propres ambitions. Par ailleurs, les Etats-Unis sont très actifs en matière technologique. C'est le seul pays, par exemple, à avoir massivement investi dans les technologies de capture et de stockage du carbone. Leur contribution sur les innovations technologiques va faire chuter les prix.

Quels espoirs nourrissez-vous pour la COP 26, qui se tiendra à Glasgow en novembre 2021 ?

C. L-Q - Le plus grand défi consistera à obtenir des rehaussements d'objectifs climatiques qui nous placent dans une trajectoire de 1,5°C. Il faut supprimer cette discordance entre les ambitions en matière de limitation du réchauffement climatique d'un côté et les engagements pris par les Etats de l'autre. Par ailleurs, l'attention doit désormais être portée sur comment les Etats vont atteindre ces objectifs.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2020 à 18:56 :
Oui, mais à la COP21 de Paris, les trois leaders de la transition énergétiques qui à l'époque étaient les Allemands, les Chinois et les Américains, avaient dit chacun à leur maniére et apparemment s'en s'être concertés sur le sujet, qu'une transition énergétique plus rapide ne pourrait se faire qu'avec production d'énergie verte nettement moins chère et avec des équipements de production nettement plus rentables pour les investisseurs.
A part les grands raisonnements politiques, philosophiques et écologiques et moraux
plus théoriques et abstraits Il est tout de même curieux que l'on ne se soit pas davantage penché sur de la recherche appliquée qui vise à améliorer et à réduire en coût de production les dispositifs. A part les recherches intellectuellement et scientifiquement intéressantes sur les pérovskites avec lesquelles on a obtenu des rendements photovoltaïques nettement améliorés mais avec des materiaux instables, ou alors avec une bonne stabilité mais des rendements faibles et donc qui pour l'heure ne sont d'aucun réel intérêt économique ....

On peut réduire massivement ces coûts de production avec le cumul de quatre facteurs déterminants étroitement associés :
A) Pas seulement avec l'augmentation importante des rendements photovoltaïques stables;
B) Tenir compte du coût de leurs composants;
C) Tenir compte du coût des installations et de celui du foncier et des surfaces sur lesquelles on doit les installer, et de celui de la distribution et du stockage de l'énergie produite.
D) Tenir compte du coût de leur maintenance et de leur durée de vie pratique, et de celui du recyclage des équipements usagés.

Avec l'association de materiaux plus avancés qui existent et que l'on exploite en particulier pour les nanotechnologies et des technologies avec lesquels on les produit, on les utilise, on peut obtenir tout cela à la fois, avec des matériaux d'encapsulements anti réfléchissants, anti érosion, anti salissures, avec des électrodes conductrices plus efficaces et moins chères, avec des dispositifs multicouches qui existent déjà et pour lesquels il faut optimiser/améliorer leur qualité et les équipements- ce qui dans la pratique serait déjà parfaitement réalisable. On peut alors prévoir à court terme pour leurs applications aux transports électro-solaires hybrides en prenant des marges de sécurité tres pessimistes, une amélioration d'environ un facteur 20 (vingt) par rapport à ce qu'a pu réaliser SOLAR IMPULSE par exemple, ou encore par rapport à certains véhicules expérimentaux de relative faible puissance et de autonomie.
Et tout ceci s'applique aussi au stockage et à la conversion des énergies.

Apparemment les élites des mondes administratifs, politiques et financiers, ne savent pas ou bien ne veulent pas apprendre à différencier ce qui en la matière est utile et possible et économiquement rentable, de ce qui relève d'un rêve scientiste illusoire, et des hypothèses intellectuelles, quand vont-ils donc se retrousser les manches pour cela..
a écrit le 09/12/2020 à 18:55 :
Oui, mais à la COP21 de Paris, les trois leaders de la transition énergétiques qui à l'époque étaient les Allemands, les Chinois et les Américains, avaient dit chacun à leur maniére et apparemment s'en s'être concertés sur le sujet, qu'une transition énergétique plus rapide ne pourrait se faire qu'avec production d'énergie verte nettement moins chère et avec des équipements de production nettement plus rentables pour les investisseurs.
A part les grands raisonnements politiques, philosophiques et écologiques et moraux
plus théoriques et abstraits Il est tout de même curieux que l'on ne se soit pas davantage penché sur de la recherche appliquée qui vise à améliorer et à réduire en coût de production les dispositifs. A part les recherches intellectuellement et scientifiquement intéressantes sur les pérovskites avec lesquelles on a obtenu des rendements photovoltaïques nettement améliorés mais avec des materiaux instables, ou alors avec une bonne stabilité mais des rendements faibles et donc qui pour l'heure ne sont d'aucun réel intérêt économique ....

On peut réduire massivement ces coûts de production avec le cumul de quatre facteurs déterminants étroitement associés :
A) Pas seulement avec l'augmentation importante des rendements photovoltaïques stables;
B) Tenir compte du coût de leurs composants;
C) Tenir compte du coût des installations et de celui du foncier et des surfaces sur lesquelles on doit les installer, et de celui de la distribution et du stockage de l'énergie produite.
D) Tenir compte du coût de leur maintenance et de leur durée de vie pratique, et de celui du recyclage des équipements usagés.

Avec l'association de materiaux plus avancés qui existent et que l'on exploite en particulier pour les nanotechnologies et des technologies avec lesquels on les produit, on les utilise, on peut obtenir tout cela à la fois, avec des matériaux d'encapsulements anti réfléchissants, anti érosion, anti salissures, avec des électrodes conductrices plus efficaces et moins chères, avec des dispositifs multicouches qui existent déjà et pour lesquels il faut optimiser/améliorer leur qualité et les équipements- ce qui dans la pratique serait déjà parfaitement réalisable. On peut alors prévoir à court terme pour leurs applications aux transports électro-solaires hybrides en prenant des marges de sécurité tres pessimistes, une amélioration d'environ un facteur 20 (vingt) par rapport à ce qu'a pu réaliser SOLAR IMPULSE par exemple, ou encore par rapport à certains véhicules expérimentaux de relative faible puissance et de autonomie.
Et tout ceci s'applique aussi au stockage et à la conversion des énergies.

Apparemment les élites des mondes administratifs, politiques et financiers, ne savent pas ou bien ne veulent pas apprendre à différencier ce qui en la matière est utile et possible et économiquement rentable, de ce qui relève d'un rêve scientiste illusoire, et des hypothèses intellectuelles, quand vont-ils donc se retrousser les manches pour cela..
a écrit le 09/12/2020 à 14:28 :
LA cause ANTHROPIQUE du réchauffement climatique est l' IMPORTATION D'ÉNERGIE DANS LA BIOSPHÈRE.
La preuve par le carbone fossile ne nous exonère pas de cette cause ANTHROPIQUE globale, qui provoque une Légère Augmentation Anthropique, notée LAA, du niveau d' énergie de la biosphère, donc de da quantité de chaleur, donc de sa température, qui provoque une LAA de la quantité d'eau qui reste dissoute dans la troposphère par-delà les cycles de l'eau, et qui s' ajoute aux LAA des GES, provoquant une LAA de l' effet de serre qui transforme en tsunami énergétique, notre mascaret anthropique.
Ce n' est pas parce que le réservoir d' eau est le même, qu' il faut confondre la cause anthropique de ses conséquences sur les processus naturels, amplificateur qu' est l' effet de serre, régulateur que sont les cycles de l' eau.
Vous en déduirez, qu' il faut sortir des energies fossiles et nucléaires, sans recourir à la géothermie, et en albédo compensant le solaire.
Vous en déduirez, qu' il faut réapprendre à nous satisfaire des énergies renouvelables non climaticides issues de la biosphère....
Vous en deduirez qu' il faut sortir de k' elevage intensif, beaucoup plus climaticide que le transport mondial, surtout si l' on prend les PRG du methane des 20 premières années, on comprend que cette consommation carnée outrancière nous conduit dans le mur climatique en Dragster.
Il reste à la démocratie de faire le choix du compromis ( Risque exponentiel ; Delais ).
Soit, la sortie du carné en un mandat, et la mise en place d' un nouveau modele ecologique en une génération, soit 30ans.
Plus d' avions, de voitures, de camions, de tracteurs, de TGV... à pied, à la main, à velo, à la binette... la campagne sans dechets nucléaires vous attend.
a écrit le 09/12/2020 à 10:49 :
La surpopulation va devenir un problème, celle de nos défunts aussi car nous devons penser a les "recycler" a quand l'autorisation de composter dignement nos morts?
a écrit le 09/12/2020 à 10:45 :
Le slogan: "Faites de nos déchets une ressource" s'applique aussi au rejet de CO²"... Elle augmente la température mais aussi la fonction chlorophyllienne... donc soyez prêt a changer de job!
a écrit le 09/12/2020 à 7:31 :
les ecolos qui sont contre les surpopulation doivent dans l'intérêt de tous quitter
la terre au lieu de se croire indispensable
a vouloir impose au monde leur vision sectaire
il faut combattre leur tiranie
a écrit le 08/12/2020 à 16:52 :
Merci Calamard... On l'entend dire si peu. Et c'est pourtant le principal problème. Bien trop d'hommes pour la planète, mais çà continue... On va au mur car nos "décideurs" n’œuvrent que pour les intérêts à très court terme de quelques ultra riches qui polluent à foison. Une telle concentration de pouvoirs sur les épaules de quelques uns qui se prennent pour Dieu, ne sont en fait capables de penser qu'à leur magot (des dieux... non, juste des petits épiciers en vérité qui n'ont que faire des millénaires d'évolution de l'humanité, et encore moins de son avenir au delà du leur), et veulent surtout que cela continue dans la même direction
a écrit le 08/12/2020 à 13:44 :
Arrêtons de nous bassiner avec le zéro carbone. Tous nos problèmes écologiques, alimentaires, sécuritaires, sociologique n'ont qu'une raison objective, la surpopulation mondiale que l'on se refuse à maîtriser pour le politiquement correct. Le seul Nigéria sera en 2050 autant peuplé que toute l'UE, cela parle-t-il aux rois de la décroissance ?
a écrit le 08/12/2020 à 4:26 :
L'actuel Sahara de la Mauritanie a la Lybie etait un eden vert, il y a 12000 ans. Des girafes, crocos, lions et autres animaux de compagnie y vivaient.
De nombreuses gravures rupestres en temoignent. Si on avait l'occasion de faire parler les hommes de ces temps recules, ils rigoleraient certainement de ce qui nous arrive, mais c'est un autre debat.
Réponse de le 08/12/2020 à 8:18 :
"Si on avait l'occasion de faire parler les hommes de ces temps recules,"

Ben on t'a toi ! Tu parles bien là non !? :-)
a écrit le 07/12/2020 à 22:16 :
Elle rêve! Et pourquoi la France se fait-elle rattraper? A cause des fermetures de centrales nucléaires! Du délire! La France était en pointe dans ce domaine. C'est tellement rageant de constater qu'elle se saborde toute seule!
Réponse de le 08/12/2020 à 8:10 :
non pas toute seul mais a cause de certain inapte qui dirige le pays
rien que fermer Fessenheim et une haute trahison
mais qui pour rétablir la réalité
et le pire de tout est que l'on a compensé par des central a charbon qui pollue d'avantage
et que ceux qui ont pris cette decision ne sont pas inculpé d'ecocide
a écrit le 07/12/2020 à 21:25 :
Un climatologue qui ne connait pas l'histoire du climat n'est pas un climatologue. Le climat connait des cycles sur plusieurs siècles. Nous sommes dans une phase chaude et l'homme n'y est pour rien. Les températures vont se stabiliser d'ici une centaine d'années puis les vont baisser. C'est inéluctable !
Réponse de le 07/12/2020 à 22:45 :
"Les températures vont se stabiliser d'ici une centaine d'années puis les vont baisser. C'est inéluctable ! "
non, 10 000 ans pas 100, y a un problème de facteur c'est très très long l'échelle de temps climatique. :-) Et dans 20 000 ans il fera très froid (d'après ma boule de cristal :-) ).
"C'est inéluctable !" d'après quelle Science ? Le bon sens suffit ? Ça permet de réduire l'intensité des cours dans les universités, fini les équations alambiquées, les modèles sophistiqués (qui font au mieux pour essayer de décrire la réalité mais rie n'est parfait et doit donc être amélioré, affiné).
a écrit le 07/12/2020 à 21:12 :
Depuis la CoP de Paris, il y a eu le covid.
La planète entière est entrée dans une économie de survie, grâce aux chinois, ne l'oublions pas (d'ailleur, il serait peut-être temps de leur demander des comptes).
Les peuples ont d'autres priorites plus urgentes.
Il faut laisser ça aux millenials et en dessous qui croient que leur smartphones, leurs objets connectés, leurs IA et leur cloud ne polluent pas 😁
a écrit le 07/12/2020 à 20:01 :
Quel titre de bon sens !
- Alors primo, en 2050, le monde sera à feu et à sang, on ne parlera même plus du réchauffement climatique.
- Même en 2020, il est bien trop tard pour réagir, c'est en 1972, qu'il fallait changer de direction.
- Tout le monde sait que les COP ne sont qu'une hypocrisie de plus, personne n'y croit.
a écrit le 07/12/2020 à 14:24 :
Elle devrait s'occuper du Canada, dont les émissions sont de 19 tonnes par habitant, contre 6,5 pour la France.
Les émissions hexagonales seraient encore plus basses si le pays construisait (logements/infrastructures) aussi peu que Allemagne/UK.
Quelques données complémentaires :
Les entreprises françaises surperforment en matière d'ESG ("Environnement, Social et Gouvernance : les sociétés françaises en avance sur leurs concurrentes", Investir Les Echos, 21/09/2020).
La France est parmi les pays ayant le plus faible déficit de tarification du carbone ("Peu de pays font payer le carbone assez cher pour que les objectifs climatiques puissent être atteints", OCDE, 09/2018).
Meilleure stratégie bas carbone pour 2050 dans l'UE (WWF, 04/2017).
La forêt - 32% du territoire métropolitain - croît de 0,7% par an (Inventaire Forestier 2018 de l'IGN).
L'Hexagone est pas mal placé en Europe pour le niveau d'absorption des gaz à effet de serre par la forêt ("43% of the EU is covered with forests", Eurostat, 21/03/2019).
La France investit dans le train. Et encourage son utilisation apparemment :
d'après la presse anglaise, le prix des abonnements est particulièrement raisonnable (The Guardian, 06/01/2017).
La part du transport ferroviaire dans le transport terrestre de personnes est la 3e la plus élevée de l'UE (Eurostat). Hausse de 7% de la fréquentation du train en 2017, contre 0,4% pour l'utilisation de la voiture (Arafer, 12/2018). Hausse significative du trafic voyageurs au 1er semestre 2019 (Les Echos, 31/07/2019).
La France est le 1er investisseur dans le Tramway (The Guardian, 24/08/2018).
Le prix des transports publics urbains est raisonnable, selon le GoEuro Urban Transit Price Index.
Solides ventes de véhicules électriques/hybrides ("Number of electric cars is on the rise", Eurostat, 07/05/2019 ; AVERE France ; "Electric car surge paces Europe's best auto sales in 10 months", Bloomberg, 27/08/2020).
Investissement dynamique dans les bornes de recharge électriques ("Global EV cords top 1 million", Bloomberg, 05/08/2020).
Succès de la prime à la conversion, notamment pour les ménages modestes ("Automobile : bilan largement positif pour la prime à la conversion", Les Echos, 31/10/2019).
Les voitures françaises sont celles qui émettent le moins de CO2, avec les Toyota ("Monitoring CO2 emissions from new passenger cars and vans in 2017 - Annex 3", European Environment Agency, 04/2019).
La France construit 400 000 logements par an (autour de 290 000 en Allemagne/UK). Cela contribue au renouvellement du parc, en plus des aides/incitations assez généreuses à rénovation/isolation...
etc...
a écrit le 07/12/2020 à 14:20 :
Passionnant,
cette dame est membre du Tyndall Centre for Climate Change Research ce qui est un sous marin de l'unniversité d'east Anglia. Vous vous rappellez celle qui s'était fait piraté des mails où l'on disait que l'on ajustait les chiffres. Peut-être pourrait elle nous en toucher deux mots la sous marins britannique.
Voila comment sont faites nos politiques par des agents d'influence de la courronne britannique.
Rien à ajouter votre honneur.
a écrit le 07/12/2020 à 13:21 :
Il est évident qu' à courir après le modèle de l' Energiewende allemand, avec des EnR aléatoires, et de moins en moins de nucléaire, c' est l'échec assuré ! La France qui a une tradition d' industrie nucléaire et des capacités dans ce domaine doit se reprendre en mettant en place un programme courageux de construction de nouvelles centrales, EPR et/ou SMR, sans pour autant interrompre les recherche d' avenir (ASTRID ?) et ITER...
a écrit le 07/12/2020 à 11:33 :
Bah après ils sont logiques avec eux-mêmes hein, si les médias de masse ne nous innondaient pas de fakes news concernant les performances de nos dirigeants politiques et économiques on saurait qu'on ne peut rien attendre d'eux mais abolument rien de tout sauf le mal et le pire.

Le 23 juin 2016 les anglais votaient pour sortir de l'Union Européenne, nous sommes le 7 décembre 2020 et aujourd'hui encore nous pouvons lire ce genre d'information "Les négociations post-Brexit dans la dernière ligne droite" à savoir exactement les mêmes titres qu'il y a plus de trois ans maintenant.

A oligarchie éternelle incompétente, citoyens enlisés éternellement, en attendant qu'ils nous la refassent à la 39 parce que n'ayant absolument plus la moindre once de vie qui les irrigue tout simplement.
a écrit le 07/12/2020 à 11:24 :
La crise économique actuelle, qui va se chiffrer en France par un million de chômeurs supplémentaires, des milliers de faillites, et un basculement définitif de millions de français dans la pauvreté, a entraîné une réduction des gaz "à effet de serre" de presque 20 %. c’est considérable ! Et on voit le coût humain et économique, toute la souffrance causée par cette situation. Et ce ne serait pas encore assez ?
Les délires utopiques écologistes, qui ont l’oreille complaisante des gouvernements risquent de nous entraîner dans une régression épouvantable, avec à la clé, notamment, des coupures semi permanentes du réseau électrique (Imaginez : Internet, chauffage, ordinateurs, serveurs, télévision, éclairage, ascenseurs, etc, etc. "à temps partiel") ! Tout cela pour des théories basées sur des modèles dont la fausseté a été démontrée à plusieurs reprises (notamment le décalage flagrant entre les "prévisions" faites sur les températures par les dits modèles, et la réalité observée). Il est urgent de reprendre ses esprits, du bon sens, et d’arrêter cette folie!
Réponse de le 07/12/2020 à 17:23 :
Je ne vois pas en quoi les gouvernements sont complaisants envers les écologistes : notre système économique n'est pas remis en cause, aucune mesure sérieuse n'est prise pour limiter l'épuisement de nos ressources et la destruction de notre écosystème. L'abandon évident de projets comme l'aéroport de Notre Dame Des Landes ou Europacity sont des mesures que les esprits rétrogrades consuméristes peines à comprendre. Nos terres "agricoles" sont saccagées, épuisées par l'agro industrie. Il y a là un vivier de millions d'emplois pour les remettre en état et permettre aux humains du siècle prochain de se nourrir (et ceci, si, comme vous le pensez, il n'y a pas de changement climatique).
a écrit le 07/12/2020 à 11:00 :
Nous subissons, dans notre monde sans frontière, "le rythme de neutralité carbone de nos voisins" par le simple fait que nous consommons ou pas, leurs produits!
a écrit le 07/12/2020 à 10:21 :
Des éclaircissements me sembleraient utiles. L'émission des GES en France, bon élève, sont inférieurs à 1% maintenant si nous voulons allez plus loin il faudrait, je pense, produire nos biens de consommation avec une électricité décarbonée, je me trompe peut être?
Réponse de le 07/12/2020 à 22:50 :
produire en décarboné, souvent le cas, des entreprises étrangères s'installent chez nous grâce au prix du courant cocorico, rouler en décarboné (électricité ou H2/pile à combustible onéreuse car pleine de métaux précieux), se chauffer en décarboné (pompe à chaleur, convecteur électrique, le bois ça génère pas mal de particules fines, et le CO2 généré par une bonne flambée met 20 ans à être absorbé par un arbuste qui devient grand petit à petit).
Je ne sais pas pourquoi ils parlent de neutralité carbone pour ne pas dire zéro carbone, neutralité = (ce qui est dégagé = ce qui est absorbé [estimé/mesuré comment ?])
a écrit le 07/12/2020 à 10:07 :
Il reste encore beaucoup de Pétrole, de Gaz, de Charbon à extraire et à brûler. Ces ressources génèrent beaucoup d'argent dont le système financier ne peut se passer. Nous atteindrons la neutralité carbone le jour où il n'y aura plus une goutte, un gramme, un litre d'énergie fossile.
C'est donc pas pour tout de suite et certainement pas pour 2050.
Réponse de le 07/12/2020 à 19:59 :
Vous oubliez, le Graphite, le lithium, le Cuivre bien évidement, les métaux rares tel que le neodym, germanium, sans oublier le coltan miné par des gosses en Afrique... etc etc.... La pollution est tellement mieux à plus de 4000 km...n'est ce pas (cf les déchets informatiques) ! Mais du moment, que nous nous pouvons rouler PROPRE , et changer de smartphone tout les 6 mois, c'est le paradis !
Réponse de le 08/12/2020 à 15:51 :
@ Réponse de eh oui
Vous avez raison pour tous les produits extraits de la terre, des océans, voire de l'atmosphère.
Où il est aisé de comprendre que certains, en général milliardaires, explorent l'univers pour voir s'il ne serait pas possible d'aller d'habiter ailleurs, vu que "notre maison brûle"!
Réponse de le 08/12/2020 à 20:43 :
@ Réponse de Valbel89.

Ils peuvent scruter tant qu'ils peuvent, ça ne changera pas leur destin qui est commun au notre...la mort au bout du chemin ! (malgré l'argent) car point de salut dans une autre planète proche !
D'ailleurs je soupçonne les chinois avec leur mission lunaire, de voir ce que le sous sol de la lune renferme, pour y trouver peut être une exploitation a grande échelle !
a écrit le 07/12/2020 à 10:01 :
Surtout si on ferme les centrales nucléaires pour basculer vers des énergies renouvelables et....des centrales à charbon (parce qu'il faut bien compenser quand il n'y a pas de vent ou de soleil).
a écrit le 07/12/2020 à 9:43 :
les pays du tiers monde n'ont jamais autant consomme de charbon vu que c'est pas cher, alors ecoper l'eau du bateau avec un gobelet pendant que d'autres font des trous enormes dans la coque avant de se precipiter dans les bateaux de sauvetage, c'est vraiment avoir envie de se sacrifier pour rien....
par contre avec les degats eco que ca va faire en europe, ca sera peut etre une chance inesperee d'avoirr un petit hitler! ( pour la france ca sera un petit staline, y en a un qui est tres bien place sur la grille de depart; et heureusement le resultat sera le meme, pas d'inquietudes...)
et si on accelere un peu le rythme, on atteindra cet objectif avant 2030!
Réponse de le 07/12/2020 à 20:03 :
"les pays du tiers monde n'ont jamais autant consomme de charbon " A votre avis pourquoi consomment ils autant de charbon ? Peut être pour extraire et traiter les matières premières dont nous avons besoin ?
Réponse de le 09/12/2020 à 9:28 :
perdu, ils consomment plus de ressources car ils sont plus nombreux et en plus ont un niveau de vie superieur (meme si ils restent pauvre). Regardez l inde ou la chine

On peut culpabiliser autant qu on veut l occidental mais ca sert a rien si 10 % de la population mondiale freine alors que 90 % accelerent ! Surtout si evolution demographique aidant, les 10 % deviennent 5 % et donc les autres 95 %
a écrit le 07/12/2020 à 9:05 :
Surtout quand on voit que TOUS nos dirigeants politiques à la botte de la finance mondiale feignent d'ignorer que le premier secteur au monde qui anéanti la vie sur terre est le secteur agro-industriel, la compromission de nos politiciens avec l'argent les a rendu complètement faibles et impuissants.

A moins qu'ils veulent les milliards de morts annoncés bien entendu hein, vu leur pathologique bêtise on ne peut pas ne pas l'envisager et surtout que les peuples ne seraient plus cacapbles d'aller se faire massacrer à la guerre comme autrefois dans leur si bon vieux temps.
a écrit le 07/12/2020 à 8:50 :
rien d etonnant. Il y a 2 facon de reduire les emissions : un effondrement economique (type chute de l URSS: chomage massif et misere de la population) ou une diminution drastique de la population. Comme le covid ne tue quasiment personne ...

PS: la peste tuait environ 50 % de la population. Le covid tue rarement les moins de 80 ans et meme chez ceux ci la mortalité est faible s ils n ont pas d autres maladies.
Réponse de le 07/12/2020 à 14:50 :
Et il y a une autre, mis plus douloureuse : que nous les pays dit occidentaux (10% des plus riches de la planètes) acceptent de diminué drastiquement leurs achats de produits qui ne servent à rien en provenance des ateliers du monde (les 80% des plus pauvres de la planètes).

Il ne faut pas que ce soient les plus pauvres qui accède à la gabegie des occidentaux, mais les plus riches qui passent à la frugalité.
Réponse de le 08/12/2020 à 15:18 :
Si comme vous dites les 10 % le plus riches (en gors TOUS les occidentaux, smicard inclus) arretaient de consommer comme vous lre recommandez il y aurait de sacre degats. Regradez ce qu a donné le confinement. Ca va generer un max de chomage et de faillite (avec les effet secondaire connus : hausse des divorces, alcolisme, suicide). Et dans les pays pauvre, comme il n auront plus rien a vendre, une pauvreté massive. Comme l homme n aime pas mourrir de faim, il va faire comme d habitude : piller le voisin. Donc une recrudescence de la criminalité et des guerres

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