COP15 Biodiversité: 193 pays entament les négociations pour sauver nos écosystèmes
Marine Godelier
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... cibles à atteindre d'ici à 2030, et en révolutionnant le fléchage des subventions.
Préparer un premier projet de cadre mondial pour la protection de la nature, afin d' « assurer le maintien des services fournis par les écosystèmes » : la mission est de taille pour les délégations des 193 pays membres de la Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations Unies, qui reprennent des négociations en ligne dès ce lundi 23 août - le premier échange depuis la publication d'un projet de texte sur le sujet en juillet dernier. Car la biodiversité doit être placée dès à présent « sur la voie du rétablissement d'ici à 2030 », alertent-ils : modification des habitats naturels, surexploitation des ressources ou invasion d'espèces exotiques... selon l'IPBES (la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), un million d'espèces animales sont menacées de disparition, et la mauvaise santé des écosystèmes menace l'avenir des humains.
Et le changement est déjà en route : depuis 1970, 68% des vertébrés ont disparu, et depuis 30 ans, c'est 75% des insectes qui ont été effacés de la surface du globe, selon les chiffres du WWF (Fonds mondial pour la nature).
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Dans ce contexte d'érosion de la faune et de la flore, aggravée par des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes, la Convention sur la diversité biologique (CDB) appelle à l' « urgence ». Elle espère ainsi formaliser le plan stratégique international « post-2020 » présenté en juillet, pour réduire les menaces et les outils pour leur mise en œuvre. Celui-ci devra être finalisées en présentiel pour la tenue de la COP15 sur la biodiversité à Kunming en Chine, qui vient d'être repoussée à avril 2022.
Marine Godelier