Comment assurer à l'ensemble de la population une alimentation suffisante et de qualité malgré la crise sanitaire et le confinement? Cette question, au centre des préoccupations de l'Etat depuis de le début de l'épidémie, a également été un casse-tête pour les villes et les métropoles. Pôles de consommation incontournables, elles redécouvrent déjà depuis quelques années leur rôle central dans la transition vers une alimentation plus saine et durable. En mettant à mal la chaîne alimentaire mondialisée, dont les villes dépendent toujours étroitement, le coronavirus est venu accélérer cette prise de conscience, en les obligeant à développer de nouvelles stratégies de résilience.
Le réseau France urbaine, qui regroupe grandes villes, métropoles, communautés urbaines et communautés d'agglomération, a recensé les initiatives menées en ce sens. Cette enquête, lancée le 30 mars avec l'aide des associations Resolis et Terres en villes, fait émerger une multitude d'actions, censées répondre aux divers défis découlant des conséquences du coronavirus
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La plupart des villes ont ainsi cherché des solutions pour répondre à la demande urbaine de produits frais et locaux tout en aidant les producteurs des territoires péri-urbains et ruraux,
en peine de débouchés à cause de la fermeture d'abord des cantines et des restaurants, puis des marchés. Avec l'aide des collectivités locales, environ 2.500 marchés ont réussi à obtenir des dérogations auprès des préfets, qui les ont autorisés à rouvrir, calcule France urbaine. Des collectivités locales ont également œuvré au maintien des circuits courts existants
: par exemple la m
étropole Aix-Marseille-Provence, qui a aidé des Amaps (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) à obtenir les dérogations municipales nécessaires à la poursuite de leurs activités.