Héole, cette startup qui conçoit des voiles solaires pour transformer la lumière en électricité propre
Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
En novembre dernier, lors de la Transat Jacques Vabre, Héole a pu tester sa technologie sur le voilier Leyton Ocean Fifty, skippé par Sam Goodchild et Aymeric Chappellier. Le trimaran était équipé d'un prototype de petite voile d'avant intégrant des...
A Vannes, Héole conçoit des voiles solaires pour transformer la lumière en électricité propre. La jeune entreprise a dévoilé au CES 2022 son projet de voile photovoltaïque organique (POV), destiné à la production d'énergie verte pour l'alimentation des bateaux, des dirigeables électriques, et même des bâtiments et des constructions éphémères ou isolées. Une levée de fonds est en cours pour financer sa R&D et son développement. La direction cherche à lever 1,8 million d'euros.
Remplacer les moteurs à essence pour recharger les batteries des équipements de bord des bateaux grâce au soleil et au vent. C'est le pari de l'autonomie énergétique que défend Héole. Cette startup vannetaise cofondée à l'été 2021 par une dizaine d'associés (dont le marin Marc Guillemot et l'entrepreneur Marc Chabert, fondateur d'Aistar à Grenoble et spécialiste des ballons éclairants), développe un projet innovant de voile photovoltaïque.
Destinée à la production d'énergie verte pour l'alimentation des bateaux, cette première voile solaire s'appuie sur des générateurs électriques en tissu et membranes à base de cellules photovoltaïques organiques (OPV).
Demain, elle pourrait aussi équiper les enveloppes de dirigeables électriques et même des bâtiments et des constructions éphémères ou isolées (tentes, chapiteaux, dômes...).
« La technologie OPV brevetée est capable de s'adapter à tous types de supports. C'est un matériau léger, translucide, biodurable qui utilise peu de CO2 dans son cycle de fabrication », explique Jean-Marc Kubler, directeur général d'Héole et spécialiste de la lumière et de l'éclairage led.
« Les OPV sont des semi-conducteurs connus, mais leur rendement étant plus faible que ceux des panneaux photovoltaïques classiques à base de silicium (3,5 % contre 22% en moyenne), ils n'ont pas rencontré de grand succès industriel. L'originalité d'Héole est de les utiliser sur des supports souples ».
Nettement plus légère qu'un panneau solaire classique, la voile d'Héole s'intègre sur des surfaces courbes et peut être enroulée, fait valoir l'entreprise.
Pour développer sa R&D et financer des prototypes, la startup, qui a présenté sa technologie au dernier CES de Las Vegas, début janvier, cherche à lever 1,8 million d'euros sous deux ans auprès d'investisseurs.
Newsletter
Climat & environnement
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.