Hydrogène vert: la France met 7 milliards sur la table pour rivaliser avec l'Allemagne
César Armand
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C'était une promesse de Jean Castex. Devant le Sénat le 16 juillet dernier, le Premier ministre avait promis d'investir dans les technologies vertes de demain, prenant l'hydrogène en exemple. Deux mois plus tard, dans le cadre du plan "France Relance", près de 7 milliards d'euros serviront au "décollage" de la filière de l'hydrogène vert dans les dix prochaines années.
Aujourd'hui, 95% de l'hydrogène, carburant pour trains, vélos, voitures et demain pour les avions, reste fabriqué à partir d'électricité alimentée en énergies fossiles - hydrogène gris - quand moins de 5% est produit à partir de nucléaire - hydrogène jaune ou bas-carbone - ou d'énergies renouvelables - hydrogène vert -.
Cette annonce intervient après l'interview présidentielle du 14-Juillet au cours de laquelle le président Macron avait évoqué à trois reprises la filière hydrogène, et surtout après l'Union européenne qui a présenté le 8 juillet son plan de développement de l'hydrogène propre, et l'Allemagne qui a annoncé dès le 11 juin mettre 9 milliards d'euros sur la table dans ce domaine. Au printemps, la Chine et le Portugal présentaient, eux, le déblocage de 14 et de 7 milliards d'euros.
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Dans une déclaration transmise à la presse, le président de l'association française de l'hydrogène et de la pile à combustible (AFHYPAC, 190 membres, entreprises et collectivités) se félicite de "ce signal fort" envoyé par le gouvernement.
César Armand