Hydrogène : l’heure H a-t-elle sonné en France ?

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De plus en plus de constructeurs développent des modèles de voitures électriques fonctionnant à l'hydrogène.
De plus en plus de constructeurs développent des modèles de voitures électriques fonctionnant à l'hydrogène. (Crédits : DR)
Nicolas Hulot l’a martelé dans une réponse aux questions au gouvernement mercredi 30 mai : la France vise rien moins que le leadership mondial en matière d’hydrogène. C’est l’objectif que se fixe le ministre de la transition écologique et solidaire pour le plan hydrogène concocté par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et le CEA (Commissariat aux énergies atomique et alternatives) qu’il présente ce 1er juin.

« On observe un vrai engouement de toute la filière à la fois au niveau européen et français. Le nombre de projets (à des stades plus ou moins avancés) a doublé depuis la dernière étude sur le sujet que nous avions réalisée il y a quelques années », affirme ainsi Charlotte de Lorgeril, Associate Partner - Energy Utilities & Environment chez Sia Partners.

L'étude que publie le cabinet sur le sujet, à laquelle La Tribune a eu accès en exclusivité, reflète la vitalité de la filière française. « Avec 10 projets - et autant sur le point de voir le jour - sur les 70 que compte l'Europe, la France occupe une position loin d'être anecdotique, souligne encore la consultante. En outre, d'Air Liquide à EDF en passant par Engie ou Total, plusieurs groupes français de rang international sont positionnés sur ce créneau. »

À la tête de l'Afhypac (Association française pour l'hydrogène et les piles à combustibles), Philippe Boucly abonde dans le même sens. Il voit régulièrement gonfler le nombre de ses adhérents. Y compris des PME, trois fois plus nombreuses qu'il y a trois ans, et des collectivités, qui représentent la moitié des adhérents.

Mais cette filière doit encore se structurer pour donner sa pleine mesure sur un marché mondial évalué par McKinsey à 2.500 milliards de dollars en 2050. Pour ce faire, les acteurs demandent un cadre réglementaire et un soutien financier.

Verdir l'industrie et l'énergie

Aujourd'hui, le marché mondial de l'hydrogène pèse environ 50 millions de tonnes, dont 10 pour la France. 95% est fabriqué à partir d'hydrocarbures, ce qui émet 13 kilos de CO2 pour 1 kilo d'hydrogène fabriqué, soit 13 millions de tonnes sur les 460 millions émises par la France chaque année. Pour l'heure, cet hydrogène est essentiellement utilisé dans l'industrie, de la sidérurgie à la cimenterie en passant par le raffinage. L'Agence internationale de l'Énergie a détaillé dans un récent rapport les possibilités de décarbonation - partielle - de l'industrie à partir d'hydrogène vert. À ce jour, le cimentier Vicat est l'un des rares à prévoir d'introduire de l'hydrogène dans son process, et à envisager d'exporter sa technologie.

Cet hydrogène vert peut se fabriquer par électrolyse à partir d'électricité d'origine renouvelable. Le "power to gaz", auquel Sia Partners consacre son étude, permet d'absorber les surplus de production électrique des énergies intermittentes, notamment solaire et éolienne, pour les transformer en gaz par électrolyse.

« C'est vrai que la quantité d'énergies renouvelables aujourd'hui injectée dans le réseau électrique français ne nécessite pas de disposer de capacités de stockage importantes, reconnaît Lucien Mallet, fondateur de H2V, à la tête de projets ambitieux de production d'hydrogène vert. Mais si la France réalise ses objectifs en la matière, il faut anticiper ».

Surtout, comme le rappelle Charlotte de Lorgeril, on a besoin d'hydrogène vert, donc d'énergies renouvelables. Outre le stockage et l'équilibre des réseaux et des marchés (les situations de surcapacités liées au surplus ponctuel de production renouvelable entraînant des prix de l'électricité négatifs), cet hydrogène vert peut être retransformé en électricité dans les périodes de forte demande, ou être injecté dans le réseau de gaz après épuration, et donc contribuer à verdir le mix. Aujourd'hui, le taux d'injection dans le réseau français est plafonné à 6%. En Allemagne, il approche les 10%, mais au Royaume-Uni, il est quasi nul. « Une aberration alors qu'on parle de grand marché du gaz, observe Philippe Boucly, président de l'Afhypac. Nous demandons une homogénéisation et une hausse de ce taux. »

Un mix de carburants pour la mobilité très élargi

Mais l'hydrogène peut également être utilisé comme carburant pour véhicules, voitures individuelles mais surtout flottes captives d'entreprises et véhicules plus lourds, tels que des camions et même des trains.

« On change complètement d'environnement avec un mix de "carburants" de mobilité beaucoup plus large, incluant le gaz et l'électricité, avec à la fois des voitures à batteries et d'autres fonctionnant aux piles à combustible alimentées en hydrogène », décroit Charlotte de Lorgeril.

Ces deux technologies répondent à des usages différents. La voiture à batterie électrique est plus abordable - difficile aujourd'hui de trouver un modèle à hydrogène en dessous de 60.000 à 70.000 euros - mais son autonomie est plus faible, et cela prend plus de temps à recharger. Pour Lucien Mallet, l'hydrogène pourrait devenir l'unique carburant automobile dans les prochaines décennies.

«  La pénurie de matériaux et les problèmes de recyclage vont porter un coup fatal aux batteries, affirme-t-il. Par ailleurs, la moitié du marché pétrolier (90 millions de barils par jour aujourd'hui) aura disparu d'ici 2050. »

« Toyota et Hyundai, les premiers constructeurs positionnés sur ce créneau, bientôt rejoints par Honda, ont bien remarqué les signes de frémissements et s'intéressent au marché français », affirme Philippe Boucly, qui les compte parmi les adhérents de l'Afhypac. C'est aussi le cas du français PSA.

« Il s'agit à la fois de faire baisser le prix des véhicules, et de financer la construction d'un réseau de stations, observe Charlotte de Lorgeril. Dans certains pays qui pratiquent l'incitation plutôt que l'interdiction, les véhicules propres, dont ceux fonctionnant à hydrogène, coûtent moins cher à l'acheteur », ajoute-t-elle.

10 % du mix énergétique en 2023

L'Afhypac attend « des objectifs précis pour l'hydrogène dans le programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) », et la création d'un Fonds dédié, sur le modèle du Fonds chaleur géré par l'Ademe, qui fonctionne par appels à projets. En réponse à une question au gouvernement, Nicolas Hulot a précisé ces objectifs : 10% d'hydrogène dans le mix énergétique en 2023, et 40% en 2028.

D'autres, à l'instar de Lucien Mallet, plaident également pour un tarif de rachat. Il a monté trois projets destinés à massifier la production, situés en Normandie, dans les Hauts-de-France et à Fos-sur-Mer, dans des sites déjà consommateurs d'hydrogène "gris". Correspondant à un investissement total de 1,5 milliard d'euros, ils sont destinés à entrer en exploitation dès 2021, pour produire de l'hydrogène à partir d'électricité verte (achetée sur les marchés européens de garanties) à un coût de 3,5 euros le kilo, alors que l'hydrogène "gris" produit à partir d'hydrocarbures revient à 2,50 euros le kilo. Il demande donc une garantie de compensation de 1,5 euro par kilo. Et promet 7,5 milliards d'investissement et la création de 12.000 emplois d'ici à 2030.

Pas sûr pourtant qu'il obtienne gain de cause. Pour l'heure, le ministre n'a annoncé qu'une enveloppe de 100 millions d'euros, probablement dédié en partie au moins au financement de projets, via des appels à projets gérés par l'Ademe sur le modèle du fonds chaleur.

Les moyens de nos ambitions

« 100 millions d'euros, c'est un début, mais cela nous laisse loin des efforts financiers consentis par d'autres pays, alors qu'on se fixe l'objectif de devenir le leader de l'hydrogène », remarque Charlotte de Lorgeril.

En effet, la Chine, qui a démarré dès 2015, investit 8 milliards de dollars. Le Japon (où par ailleurs 250.000 logements sont équipés de pompes à chaleur à hydrogène) mise 100 millions d'euros sur les seuls véhicules, et 35 millions d'euros sur les stations de recharge. Plus près de nous, l'Allemagne a initié en 2016 un plan sur 10 ans, avec une première enveloppe de 250 millions d'euros, suivie d'investissements annuels de 25 millions d'euros pendant 10 ans.

La Chine, justement, se montre intéressée par les usines de H2V. « Mais ils aimeraient d'abord venir visiter notre projet de Dunkerque », remarque Lucien Mallet.

Comme dans d'autres énergies renouvelables, les industriels français risquent-ils une fois de plus de déplorer l'absence de vitrine domestique pour faire la promotion de leur savoir-faire à l'étranger ?

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a écrit le 09/06/2018 à 11:13 :
C'est tellement simple de stocker l'énergie électrique sous forme d'hydrogène par hydrolyse puis efficace d'utiliser l'hydrogène comme source d'énergie.
a écrit le 04/06/2018 à 20:22 :
l'Hydrogéne c'est de la "bombe" bébé.
a écrit le 03/06/2018 à 10:42 :
Précision à l'article : le Royaume-Uni s'apprête à injecter de l'hydrogène dans son réseau qui s'y est en bonne partie préparé, à hauteur de 20% (projet HyDeploy en 2019 et Cadent région de Liverpool). Des régions des Pays-Bas sont déjà aussi à 20% en volume (donc 15% en énergie). Historiquement le gaz de ville et de houille contenaient d'ailleurs jusqu'à 60% d'hydrogène.

Pour mémoire également, le rendement de l'électrolyse de l'eau est de plus de 90% et celui de la méthanation de l'ordre de 85% en phase industrielle (synergie de l’électrolyse SOEC - Solid Oxide Electrolyzer Cells - couplée à un réacteur de méthanation catalytique dont la production de chaleur haute température - généralement autour de 350°C - alimente l’électrolyseur), le programme européen Helmeth, entre autres l'a démontré.

Le prix bas et les excédents des énergies renouvelables, dont l'éolien offshore pour lequel l'Europe dispose du 1er gisement mondial offre évidemment des avantages économiques d'où l'intérêt de ne pas prendre de retard. Le prix de l'éolien offshore britannique est par exemple 2 fois moins cher que le nucléaire comme l'a souligné la cour des comptes britanniques. Et il n'y en aura pas de trop si l'on veut massivement électrifier l'ensemble de l'énergie et réduire les émissions suffisamment à horizon 2050 comme une récente étude l'a encore démontré.

Si l’hydrogène est pertinent pour :

– l’injection dans le réseau gaz en substitution du gaz naturel émissif et polluant importé (dont l’exploitation est de plus en plus polluante), à hauteur de 20% en volume ou au delà avec la méthanation dont le rendement global industriel est désormais autour de 85%

– pour le stockage sous forme entre autres de biométhane dont nous disposons de quelques 2 mois de consommation supplémentaires avec entre autres nos cavités naturelles permettant notamment plus que la complète intégration des renouvelables. Les bilans du biométhane sont très bons avec par exemple des chaudières à haut rendement (plus de 100%) soit dans des immeubles etc ou des réseaux de chaleur (où dans les 2 cas le solaire thermique ou le cas échéant hybride est idéal en complément), en substitution du bois dont le rendement des centrales thermiques est inférieur et dont le C02 va mettre un temps considérable avant d’avoir un bilan neutre, sans parler des cendres et où la pyrolyse gazéification est souvent mieux appropriée :

https://www.fne.asso.fr/actualites/bois-%C3%A9nergie-15-scientifiques-de-renom-d%C3%A9noncent-un-projet-de-loi-europ%C3%A9en

– les transports lourds et longues distance (certains trains et bateaux, camions au lieu de lourdes batteries etc)

– l’industrie

pour les véhicules légers ce n’est le plus souvent pas le plus pertinent car :

– il faut développer un réseau plus dense que pour les flottes de camions qui vient s’ajouter au réseau des bornes de charge électrique en plus de celle de biogaz, donc 3 modes de charge et coûts supplémentaires

– le rendement de ces points de recharge est moins bon que les grandes unités d’électrolyse qui dépassent les 90% de rendement car on ne valorise notamment pas aussi aisément ni bien la chaleur sur les petites unités

– la perte est accrue par le rendement de la pile à combustible du véhicule (environ 60%) et éventuellement du mode de stockage du véhicule

– s’il est aisé pour des entreprises ou des particuliers de faire de la recharge solaire de batteries avec le plus efficient qui est le solaire hybride, c’est beaucoup plus contraignant et coûteux pour de l’hydrogène, donc çà limite le couple très pertinent véhicule électrique ou mieux électro-solaire et solaire hybride. On vérifie en outre partout que quelqu’un qui achète un véhicule électrique est tenté par le solaire et vice-versa, d’où les offres des constructeurs qui vendent des véhicules électriques + du solaire.

C’est d’autant plus gênant que pour produire l’hydrogène on consomme de l’électricité en impactant donc le réseau alors que de très nombreuses entreprises et particuliers peuvent aisément recharger leurs véhicules avec du solaire sans impacter le réseau.

Il y a certes des pertes de charges pour les batteries mais elles sont de plus en plus faibles, leur autonomie augmente, la recharge peut désormais être très rapide, il y a une gamme de composants de substitutions à venir avec de meilleurs bilans etc

L’électro-solaire est évidemment le mieux placé dans les bilans par consommation d’énergie par personne transporté et c’est celui qu’il faudrait le plus favoriser car il résout la large autonomie (800 km de jour, 400 la nuit), la recharge permanente autour et en dessous de 70 km/h (énergie positive) et le minimum de batteries (60 kg). En plus de favoriser les camions à intégrer le solaire qui a un bilan très favorable entre autres pour les véhicules réfrigérants. Voir par exemple eNow aux Etats-Unis.

Pour l’efficience énergétique des véhicules, dans l’ordre décroissant, voir :

https://cdn4.explainthatstuff.com/how-electric-cars-compare.png

Lightyear One, entre autres qui arrivent, a entièrement raison !

Les producteurs d’hydrogène veulent sans doute trouver un mode de financement avec les véhicules légers sur le modèle du pétrole et de la dépendance, mais on ne peut pas se permettre tant économiquement avec nos dettes qu’au plan énergétique où il est impératif de faire chaque fois les choix les plus efficients si l’on veut véritablement baisser nos émissions, réduire notre consommation et nos importations.
Réponse de le 04/06/2018 à 17:04 :
Rien lu.
a écrit le 02/06/2018 à 10:49 :
La Chine, se montre intéressée par les usines de H2V. « Mais ils aimeraient d'abord venir visiter notre projet de Dunkerque »,

Comment peut on être aussi niais ?
a écrit le 01/06/2018 à 20:10 :
Beaucoup de blabla...il y a beaucoup d’enjeux économiques et industriels, et surtout l'état qui se gave de taxes sur les carburants...
Les pays nordiques sont déjà très en avance sur sur ce système...pourquoi ?
a écrit le 01/06/2018 à 18:49 :
Cela parait logique, surtout avec l'implication d'industriels maitrisant déjà la technologie.

J'y crois surtout pour de applications de transports collectifs, tel le train à hydrogène Coradia iLint d'Alstom, ou pour de grandes unités de stockage pour re-produire de l'électricité en fonction des besoins, ou de fortes variations des prix. Dans tous les cas cela offre aux énergies renouvelables.une possibilité de nivellement des écarts de production.
A noter un projet d'envergure en Guyane : https://www.usinenouvelle.com/article/en-guyane-le-francais-hdf-energy-plus-fort-que-tesla-en-australie.N699219
a écrit le 01/06/2018 à 16:04 :
J'imagine très bien une unité d'hydrolyse couplée à un champ d"éoliennes (hydroliennes), ce qui permettrait d'utiliser l’électricité produite pendant les heures ou la demande est creuse plutôt que de devoir en arréter une partie. Ce qui revient à utiliser de l'électricité gratuite.

Et juste à coté, soit une station service pour les véhicules à hydrogène, soit une batterie de piles à combustible permettant de réinjecter du courant dans le réseau pendant les heures pleines en cas de faiblesse de vent.

Par analogie, sur l"île de Madère, l'électricité produite par les éoliennes pendant les heures creuses sert à remplir un barrage en altitude, barrage que l'on vide pendant les heures pleines. Cette "astuce" a permis de quasi doubler la production utile.

Pour ce qui est du coût, l’électricité renouvelable est d'ors et déjà compétitive avec l’électricité nucléaire.

Il y a actuellement des taxis sur Paris qui roulent à l'hydrogène et consomment environ 1 kg H2/100 km, en conditions urbaines.
Avec un prix de production de 3 à 4 €/kg, l'hydrogène est compétitif, sans compter les bons coté de la motorisation électrique (maintenance réduite, silence, durée de vie, couple moteur).
Réponse de le 01/06/2018 à 16:17 :
L'électricité gratuite issue des éoliennes c'est comme diraient nos politiques un élément de langage, mes chiffres (à confirmer) au niveau de l'Europe seraient 1000 milliards d'éoliennes pour environ 5% de l'électricité consommée. Dire que tout est remarquable revient à annoncer la création du mouvement perpétuel.
Réponse de le 01/06/2018 à 16:28 :
@Réponse de André 29 : c'est tout à fait ça .
Effectivement , la combinaison enr + hydro est DE LOIN LA MEILLEURE pour décarboner la planète.
Mais , à grande échelle , elle concerne très peu de pays dans le monde :
La Norvège ( 5 M hab.) , la Suède ( 10 M. hab.) , et l'Uruguay ( 3 M. hab.)..
Voir l'excellent site :
https://www.electricitymap.org
Réponse de le 01/06/2018 à 16:45 :
Je corrige.. Presque gratuite.

Le seul surcoût est lié à la maintenance un peu plus rapprochée des éoliennes, le reste est déjà payé (installation, raccordement, taxes...).

De facto, quand une éolienne double sa production, le coût de production au KWH baisse de 30%, bref on a tout intérêt à produire même si l'on doit passer par l'H2 en temps que vecteur intermédiaire.
Réponse de le 01/06/2018 à 16:51 :
@H2 mon amour
Je vous arrête tout de suite. l'hydrogène est aujourd'hui fabriqué INDUSTRIELLEMENT UNIQUEMENT avec du pétrole. Ce n'est pas rentable par électrolyse.
Réponse de le 01/06/2018 à 16:52 :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Production_d%27hydrog%C3%A8ne
Réponse de le 02/06/2018 à 7:53 :
Malheureusement c'est pas rentable! L'electrolyseur du CEA présenté par le ministre a un rendement de 90% mais uniquement si la source est de la vapeur d'eau, dans le cas d'eau de mer ou d'eau douce, on tombe à 30%. Coupler ça à des éolienne qui ont une productivité voisine de 25%, il reste plus grand chose à la fin. D'ailleurs qui fourni de la vapeur d'eau gratuite à ne plus savoir en faire ..... les centrales nucléaires.
Réponse de le 06/06/2018 à 9:28 :
@gilloup 01/06/2018 16:51
Vous avez raison. Au jour d'aujourd'hui, la production industrielle de H2 est réalisée à partir de gaz naturel ou de naphta combinée avec vapeur d'eau à haute température et le procédé est très cher. De plus, un produit dérivé est une quantité significative de CO2 (oxydation du CO et dépend de la teneur en carbone de la charge) par rapport à la quantité d'H2 produite et qui est rejeté aux petits oiseaux et cela personne ne le dit....
Cordialement
a écrit le 01/06/2018 à 14:20 :
Avec le réchauffement climatique,l'énergie du futur est le solaire.Il fera bientot aussi beau et chaud a Lille qu'a Nice aujourd'hui.Les français n'aiment pas l'eau et en plus ce n'est pas une énergie taxable,donc un gros manque a gagner pour le gouvernement
Réponse de le 01/06/2018 à 18:35 :
Le ps le plus moderne au monde, juste derrière le ps vénézuélien.
a écrit le 01/06/2018 à 12:54 :
TIPP + TVA SUR CARBURANTS ,75 Milliards d'eur par an, avec pareil état des routes, 2 fois et demi le budget d'équipement des armées. véhicule Electr à la portée de tous avec 1000KM d'autonomie, hydrogène, eau, vinaigrette…..purin.....CES TAXES SERONT A TERME TOUJOURS BASCULEES SUR L ALIMENTATION DOMINANTE, ET TOUJOURS PLUS CROISSANTES.
Réponse de le 01/06/2018 à 14:31 :
Et Couts Entretien, Réparation, Pièces, toujours plus démesurés et dégoutants.
a écrit le 01/06/2018 à 12:47 :
L'hydrogène est délicat à manipuler ... je le reconnais, mais pourquoi pas utiliser nos centrales nucléaires (mal nécessaire pour l'instant).... l'eau de mer salée ne manque pas "parfait" pour l’électrolyse ! Tout le monde pense à la voiture .... mais les applications sont innombrables !

Slts.

Led zeppelin
Réponse de le 01/06/2018 à 16:58 :
l'hydrogène s'obtient à partir du pétrole:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Production_d%27hydrog%C3%A8ne
a écrit le 01/06/2018 à 12:33 :
Bonjour.
Vous pouvez vous écharper à l’infini sur le bien fondé du passage à l’hydrogène, sur le tout batterie voir sur le maintien du moteur thermique mais vous ne pourrais nier que pour fabriquer tout leur bazar il faut du pétrole, beaucoup de pétrole et c’est justement de ce truc qu’il va nous manquer à l’horizon 2050 (dixit Monsieur Mallet ou pour ceux qui lui prête un peu de légitimité à parler de ce sujet, vous pouvez lire le blog de Monsieur Auzanneau...)
Bien à vous...
Réponse de le 01/06/2018 à 14:23 :
@ oil of balls
Que savons-nous de l’horizon 2050 en matière de pétrole. Personne ne le sait, certains extrapolent, mais c’est un domaine dans lequel, on nous affirme que la fin des réserves est proche…depuis des décennies. Or plus on avance plus on s’aperçoit que les réserves existent bien. Les techniques de forage évoluent, les US sont maintenant autonomes. Et puis la politique générale évoluant vers les énergies renouvelables, il n’y a pas de risque majeur de manquer de pétrole. Je ne vous parle même pas du pétrole abiotique, théorie longtemps cachée derrière « le rideau de fer » en place jusqu’aux années 80. Je vous invite à lire cet article :
https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/280315/petrole-biotique-ou-petrole-abiotique
Une des causes de la mainmise de l’est ukrainien par les russes, allez savoir.
En supposant que cette vision des choses soit réaliste, Il est bien évident que ni les pays producteurs, ni les compagnies, n’ont intérêt à divulguer la dessus.
Bref quoiqu’il en soit, dans le cadre des EnR, je suis un partisan de l’hydrogène pour les transports hors zone urbaine. Un véhicule propulsé par un système pile à combustible, se ravitaille en quelques minutes, ce n’est pas le cas d’un tout électrique. A partir de n’importe qu’elle mini centrale au fil de l’eau, vous avez la possibilité de fabriquer de l’hydrogène par électrolyse.C'est une option très interessante.
Réponse de le 01/06/2018 à 16:11 :
Pourquoi du pétrole?
Il faut mais il suffit d'avoir de l'énergie, qui peut être électrique pour tout faire.

Si vous pensez au pétrole en tant que source chimique d'hydrocarbures, le carbone est un élément très commun dans la nature et on sait presque tout faire en carbochimie à partir du charbon de bois (ou de houille) ou du CO2 et de l'eau.
On sait même reconstituer du pétrole synthétique depuis près d'un siècle.
a écrit le 01/06/2018 à 12:18 :
Cette technologie est vouée à l'echec car aucune avancée récente ne justifie sa généralisation aujourd'hui. Les piles à combustibles existes depuis des décennies et n'ont jamais été déployées auparavant pour diverses raisons plutôt politiques d'ailleurs.

Qui a encore envie de manipuler un liquide dans son réservoir ?
L'avenir est surement aux piles à l'état solide (Solid-state battery) et en attendant que la technologie soit disponibles les piles au lithium sont la seule alternative ecologiques.
Chaque année qui passe les batteries progressent (augmentation densité energie, réduction du temps de charge, charge rapide) et donc les voitures a batterie deviendrons de plus en plus pratiques.

La France s'engagera de nouveau dans une technologie vouée à l’échec et passera à coté d'une technologie d'avenir. Quand arrêterons nous de suivre les lobbies et autres technocrates.
Réponse de le 01/06/2018 à 12:50 :
C'est plus sure .... que l'usine à gaz de Flamanville !
a écrit le 01/06/2018 à 11:59 :
La question est de savoir comment on produit cette hydrogène. Plutôt que de se lancer dans une usine à gaz commercialisons une voiture classique de type R5, bridée à 110, dépourvue des bidules à la mode et qui ne consommerait que 2,5 litres, cette technique est disponible sur étagère.
Réponse de le 01/06/2018 à 12:57 :
... avec l' EPR de Flamanville ! ;o)))))))))))
a écrit le 01/06/2018 à 11:37 :
Le modèle Hydrogène correspond bien à notre mode de pensée Français, c'est à dire un modèle centralisé et jacobin. Les investissements en stations de distribution sont énormes comparés aux bornes électriques. Seuls des constructeurs ayant une forte capacité industrielle seront capables de proposer des véhicules. Tout le contraire des véhicules sur batteries où la technologie est extremement simple et va favoriser l'émergence de constructeurs nouveaux.C'est vrai qu'il faut 5mn pour faire le plein en hydrogène mais le nouveau standard européen Combo délivre 350KW soit 100Km en 3mn. Lors d'une pause sur autoroute qui fait sa pause en 5mn ? personne. C'est au moins 15mn soit 500km de rechargé. L'hydrogène n'a pas d'avenir sur les voitures.
a écrit le 01/06/2018 à 11:08 :
ll faut mettre le paquet sur l'hydrogène , une énergie non polluante et disponible à volonté.
Réponse de le 01/06/2018 à 11:21 :
L'hydrogène n'existe pas de manière isolée sur terre, mais principalement associée à du carbone (dans le pétrole ou le gaz, CH4 par exemple (méthane)), ou à l'eau (H2O)
Pour avoir de l'hydrogène, le moyen le plus économique est de "craquer" du pétrole, donc de faire du CO2 par ailleurs. Ce n'est pas écologiquement rentable.
L'autre moyen est l'électrolyse de l'eau, mais il faut de l'électricité.
Cela vaut le coup écologiquement si on arriver à n'utiliser que l'électricité renouvelable surabondante et "pas cher" les jours de grand vent, mais hélas une installation d'électrolyse s'appuiera sur de l'électricité nucléaire...
a écrit le 01/06/2018 à 10:50 :
c'est pourquoi les subventions des voitures électriques est une idiotie pour faire plaisir aux loobyts dont mr hulot fait partie. SUR LA VOITURE ELECTRIQUE ON NOUS MENT la polution est en MAJORITE dus aux freins pneus destruction et fabrication des batteries
Réponse de le 01/06/2018 à 11:22 :
La voiture élec n'est pas la panacée, mais elle consomme moins d'énergie que la voiture hydrogène.
La voiture élec pollue selon la qualité de l'énergie électrique disponible.
a écrit le 01/06/2018 à 10:45 :
Personnellement j'abandonnerai l'essence que pour une voiture à hydrogène ou voiture électrique à super-condensateurs (donc pas celles actuelles avec batterie lithium sans intérêt).

Pour qu'une alternative soit viable il faut :
# un plein/recharge rapide à prix compétitif
# suffisamment de stations service
# une autonomie d'au moins 500km réel été comme hiver
# une bonne durée de vie (10-20 ans comme nos voitures essence).

Les voitures électriques à batterie lithium sont lentes à la recharge (à moins d'être propriétaire d'une maison en banlieue proche, aucun intérêt. En ville il faut un garage équipé et à la campagne les distances sont trop grandes), autonomie faible, durée de vie faible de la batterie (5-6 ans) avec perte d'autonomie progressive et coût du remplacement prohibitif (si elle peut être remplacée. Toutes les marques ne semblent pas le proposer. Une voiture de max 6 ans, ça vend du rêve !). Les super-condensateurs semblent prometteur avec leur coût faible, recharge très rapide et durée de vie élevée (1 000 0000 de recharges me dit-on ?), sinon l'hydrogène !

Dans tous les cas, avant que ce soit vraiment écologique... la pollution sera nécessairement délocalisée vers les usines à carburant, de construction de batteries ou d'extraction de matière premières, pendant un bon moment. Au moins cela rendra nos villes respirables et probablement plus silencieuses.

Bref, encore au moins 10-15 ans avant d'avoir quelque chose de potable ! Affaire à suivre.
a écrit le 01/06/2018 à 10:45 :
le ministre Hulot ! encore discrédité mais que fait il dans ce gouvernement ? il déçoit de plus en plus les Français.... pourvoyeur de taxes?
a écrit le 01/06/2018 à 10:06 :
L'énergie la moins chère et celle qui ne pollue pas, c'est celle qu'on ne consomme pas.
L'hydrogène n'échappe pas à cette règle. Pour le produire et l'utiliser, il faut des infrastructures nécessairement coûteuses et polluantes...dont on se garde bien de nous informer. C'est bien joli que nous faire "rêver" avec des projets novateurs, mais si on regarde "objectivement" ce qui se passe, force est de constater que rien ne change, parce rien ne peut changer (sauf à la marge) et que la pollution et le réchauffement climatique sont inexorables.
a écrit le 01/06/2018 à 9:01 :
L'hydrogène, en matière d'automobile, c'est juste un média intermédiaire stockant de l'énergie. Ça n'a rien d'écologique en soi. Et puis aucun moteur n'existe à l'échelle industrielle. Et puis le processus d'électrolyse va générer en pratique des résidus secs qui vont rendre l'exploitation des sites très coûteuse.

Quelque chose de réellement nouveau, ce serait de pouvoir utiliser les voitures actuelles, mais avec de l'hydrogène ou du méthane. En quelque sorte le retour des gazogènes:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gazog%C3%A8ne
a écrit le 01/06/2018 à 8:54 :
"En 1970 Paul Dieges brevette une modification des moteurs à combustion interne qui autorise la consommation d'hydrogène2. Le brevet indique clairement que le but de l'invention est de fournir un combustible non-polluant à l'inverse des hydrocarbures." https://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_%C3%A0_hydrog%C3%A8ne

Tant que le lobby pétrolier sera assez puissant et surtout aura tant de politiciens dans sa poche, le moteur à hydrogène fera comme toutes les autres alternatives, il sera mit au placard.

Il n'y a rien de plus conservateur qu'un lobby bloquant systématiquement les innovations qui pourraient bondir l'humanité en avant.

ET avec nos politiciens comptables serviteurs des marchés financiers actuellement au pouvoir il ne faut pas rêver...
Réponse de le 01/06/2018 à 11:26 :
La façon la plus efficace économiquement de produire de l'hydrogène est de craquer du pétrole.
Le lobby pétrolier n'avait donc aucun intérêt à bloquer l'hydrogène, au contraire, cela permettait de limiter la pollution en ville et la mauvaise image associée tout en assurant des débouchés pour le pétrole.
Votre aveuglement anti-système continue à vous faire écrie des fake news complotistes
Réponse de le 01/06/2018 à 11:38 :
"C'est faux"

BEn pourquoi vous le dites alors ?

"La façon la plus efficace économiquement de produire de l'hydrogène est de craquer du pétrole."

On peut le produire à partir de n'importe quelle source d'énergie, vous trollez.

"Votre aveuglement anti-système continue à vous faire écrie des fake news complotistes "

Diffamation récurrente signalée. Vous devriez essuyer la bave que vous avez aux lèvres avant d'écrire.

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