Voiture électrique : avoir assez de bornes de recharge pour les touristes, le défi de la Normandie
Nathalie Jourdan
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Une borne de recharge installée à Trouville-sur-mer.
Trouville-sur-mer
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Une borne de recharge installée à Trouville-sur-mer.
Trouville-sur-mer
Avec plus de 2.200 bornes en service (dont 66 rapides) déployées par le public et le privé - opérateurs ou entreprises -, la Normandie peut se vanter de figurer dans le peloton de tête des régions les mieux pourvues en proportion de sa population. Le réseau public a pu se développer grâce à l'action résolue des cinq syndicats départementaux d'électricité. Depuis 2014 et le premier appel à projets de l'Ademe, ils en ont installé plus de 820 sur la voie publique, soit l'équivalent d'environ 1.700 points de charges. Malgré l'augmentation des ventes de véhicules électriques, le dit réseau est encore loin d'être saturé.
Dans le Calvados par exemple, plus de la moitié des 230 bornes publiques est utilisée moins de cinq fois par mois et seule une trentaine affiche plus de 25 charges mensuelles. « Nous avons encore de la marge pour satisfaire toutes les besoins de recharge » en déduit Philippe Landrein, responsable mobilité durable au SDEC (syndicat d'électricité du Calvados). Se pose néanmoins la question de la saisonnalité, de plus de plus épineuse sur la cote fleurie.
Pris d'assaut par les résidents secondaires et les vacanciers pendant les congés et les grands week-end, le "21ème arrondissement de Paris" peine à faire face à une demande croissante. Eric, un électromobiliste dieppois, avance plusieurs explications.
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En réaction, le SDEC a installé, début juillet, une nouvelle borne dans la cité balnéaire d'Houlgate et se prépare à faire de même à Cabourg et Tourgeville, localité voisine de Deauville. Conscient que la situation risque de se tendre, Philippe Landrein se refuse toutefois à griller les étapes en raison des incertitudes sur la rentabilité. « La borne de Tourville, la plus fréquentée de toutes, n'a enregistré que 750 charges en 2020 soit environ deux charges d'une heure par jour en moyenne », rapporte t-il. Et pas question d'incriminer les pannes. Le SDEC revendique un taux de fiabilité de ses machines qui tangente les 100%. "Beaucoup plus que la plupart des réseaux" nous assure t-on. "Il faudrait s'assurer que la borne en question n'est pas utilisée abusivement par des automobilistes indélicats qui se rendent à la plage" conseille Eric pour qui "cela arrive régulièrement".
Nathalie Jourdan