L'homme le plus riche d'Inde entre au conseil de Bank of America

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Mukesh Ambani, à la tête de Reliance Industries, prospère et accroît son influence internationale.

« C'est un privilège et un grand honneur. » En devenant administrateur de Bank of America (BofA), Mukesh Ambani, le PDG du plus grand conglomérat indien, Reliance Industries, va rejoindre un club très « select » : celui des hommes d'affaires indiens membres du conseil de grandes banques occidentales.

Mukesh Ambani emboîte le pas de Narayana Murthy, le cofondateur de la société de services informatiques (SSII) Infosys et de l'empereur de l'acier Lakshmi Mittal, respectivement au conseil d'HSBC et de Goldman Sachs. Homme le plus riche de son pays doté de 27 milliards de dollars (19,2 milliards d'euros) et numéro neuf du classement 2011 du magazine « Forbes », Mukesh Ambani est très influent en Asie. Un atout considérable pour BofA qui réalise 80 % de ses revenus aux États-Unis mais souhaite s'internationaliser.

Ce n'est pas tant son entregent que « ses compétences en termes de gestion des risques et de planification », que préfère louer le président du conseil de BofA, Charles Holliday. Reliance Industries, dont la capitalisation s'élève à plus de 70 milliards de dollars et le chiffre d'affaires à 44,6 milliards de dollars, est notamment présent dans les mines, le raffinage, la pétrochimie et la distribution.

« Frères ennemis »

Cet empire a été bâti sur la part qu'a tirée Mukesh Ambani de l'héritage industriel de son père, décédé en 2002, et qu'il s'est disputé avec son frère Anil. En mai, les « frères ennemis » ont signé un fragile armistice visant à ne plus se concurrencer. Mais tandis que les affaires de Mukesh prospèrent, Anil pâtit de la chute en Bourse de ses sociétés, en raison de leur endettement. Le mois dernier, cinq jours après qu'Anil a été interrogé dans le cadre de l'enquête sur la corruption qui secoue le secteur des télécoms de son pays, Mukesh a été reçu au 10 Downing Street. BP venait de prendre une participation de 7,2 milliards de dollars dans des blocs pétroliers et gaziers de Reliance Industries.

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