Le doute est jeté
Robert Jules
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La confiance en berne du consommateur américain était un prélude, les chiffres officiels de l'activité aux Etats-Unis le confirment : l'économie ne redémarre pas vraiment puisque le PIB au quatrième trimestre 2012 accuse une contraction sur un an de 0,1%.
C'est la douche froide après le troisième trimestre où le PIB affichait une progression de 3,1%. Les analystes justifiaient cette contre-performance par la chute des dépenses publiques.
Même si, sur l'année 2012, la croissance du PIB est de 2,2%, après + 1,8% en 2011, l'accélération du premier moteur mondial n'est toujours pas au rendez-vous.
Le problème est d'abord politique
Et comme dans le cas de la crise de la zone euro, le problème est d'abord politique. Le blocage entre républicains et conservateurs s'éternise pour trouver un accord sur une réduction des dépenses publiques sur 10 ans. Cela coince surtout sur la façon de répartir l'effort.
Le désendettement des économies américaine et européennes est le fardeau que vont porter les gouvernements dans les prochaines années, avec outre la délicate question de la fiscalité la redéfinition du rôle exact de l'Etat. Le doute qui s'installe dans les populations n'est pas seulement une lubie, il trahit le sentiment diffus que la situation ne sera plus la même qu'avant.
Stanley Fisher inspirait la confiance
En Israël, c'est aussi la réduction des dépenses de l'Etat qui fait débat. C'était d'ailleurs une forte pomme de discorde entre Stanley Fisher, le gouverneur de la Banque centrale d'Israël, qui les recommandait avec insistance, et le ministre des Finances, Yuval Steinitz. « C'était », parce que Fisher, dont le mandat courait jusqu'à 2015 a présenté sa démission, sans fournir d'explication officielle. Il quittera son poste le 30 juin. Cet élégant américain de 69 ans, qui avait acquis la nationalité israélienne au moment de son recrutement à la tête de l'institution s'était fait une réputation d'économiste rigoureux au poste de chef économiste à la Banque mondiale.
Robert Jules