Delphine Batho n'a jamais autant fait parler d'elle

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Delphine Batho. Copyright Reuters
Delphine Batho. Copyright Reuters
Le limogeage de la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, qui fait couler plus d'encre que ne l'avait fait son action au ministère, pose inévitablement la question des ambitions françaises en matière d'environnement.

Le mois de juin est décidément fatal aux ministres de l?Ecologie et de lIindustrie. Le plus intrigant, dans l?éviction de Delphine Batho survenue mardi, à laquelle la principale intéressée a consacré une conférence de presse ce jeudi, ce sont les commentaires et interprétations suscités par l?événement, et son timing pour le moins étrange.

On connaît les raisons officielles de son limogeage : avoir osé estimer publiquement (sur l?antenne de RTL) que le budget de son ministère était « mauvais ». On a également entendu les raisons plus officieuses, qui vont de sa mésentente croissante (en tous cas de plus en plus affichée) avec son ancienne mentor Ségolène Royal, réduisant à néant son poids sur l?échiquier politique français, jusqu?à la pression des lobbies industriels contre une ministre à laquelle ils reprochaient des positions anti-nucléaires et anti-gaz-de-schiste jugées dogmatiques. Un comble quand la plupart des ONG lui reprochaient, au contraire, son manque de conviction en matière d?écologie, notamment sur ces sujets.

Un exécutif macho ou viscéralement productiviste ?

On peut voir dans la décision de François Hollande et Jean-Marc Ayrault de l?évincer du gouvernement une...

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a écrit le 04/07/2013 à 19:03 :
Montebourg grimpe Solutré avec Batho (et pas l'inverse) http://www.youtube.com/watch?v=weekm8uPcFo ?

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