• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ClimatTransitions Écologiques

INTERVIEW Réchauffement climatique : "La solution, c'est d'augmenter le coût du CO2"

Dominique Pialot

Publié le 13 mai 2010 à 08:42 - Mis à jour le 13 mai 2010 à 08:58

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

  • 6

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
James Hansen, climatologue américain directeur de l'institut Goddard d'études spatiales de la NASA, est l'un des premiers à avoir souligné l'origine humaine du changement climatique. Il était mercredi 12 mai de passage à Paris, où il s'est exprimé devant la commission développement durable de l'Assemblée nationale.

Le climatologue américain James Hansen, également directeur de l'institut Goddard d'études spatiales de la NASA, était mercredi 12 mai de passage à Paris. il s'est exprimé devant la commission développement durable de l'Assemblée nationale.

Déplorant le regain d'audience des climato-sceptiques, il a critiqué le manque de courage politique des gouvernements. Il a également expliqué pourquoi une taxe mondiale sur le carbone serait plus efficace que le système de "cap & trade" instauré par le protocole de Kyoto et refusé par plusieurs acteurs économiques majeurs, dont les Etats-Unis et la Chine. Et a affirmé que les solutions existent.

Sur les climato-sceptiques

"On observe un fossé de plus en plus large entre le niveau des connaissances scientifiques concernant le réchauffement climatique et la perception qu'en a l'opinion publique. Cela est dû à un été frais suivi d'un hiver rigoureux dans l'hémisphère Nord et à la médiatisation autour d'erreurs minimes relevées dans les travaux du GIEC (le groupe intergouvernemental des experts du climat). En réalité, au niveau mondial, ces dernières années ont été parmi les plus chaudes.

Quant à l'université East Anglia (médiatisée en raison de mails entre chercheurs rendus publics au moment de Copenhague, affaire baptisée "climate gate"), il faut savoir que les données rassemblées par cet institut sont accessibles à tous. Si elles concluaient à l'absence de réchauffement climatique, vous pensez bien que les climato-sceptiques se seraient empressés de le faire savoir, or il n'en a rien été.

C'est incroyable que les media laissent croire à l'opinion que les tenants du réchauffement et leurs opposants sont aussi crédibles les uns que les autres. Les climato-sceptiques ne s'expriment pas comme des scientifiques mais comme des avocats. Ils ne communiquent que les résultats qui apportent de l'eau à leur moulin. On fait des gorges chaudes d'erreurs minimes du GIEC mais personne ne songe à relever les contradictions grossières de leurs opposants. Les medias ne font pas correctement leur boulot. Mais nous, scientifiques, devons aussi nous exprimer plus.

Newsletter

Climat & environnement

Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Illustration de la newsletter Climat & environnement

En effet, il est essentiel que les populations comprennent ce qui ce passe, car ce n'est que la pression de l'opinion qui peut faire bouger les dirigeants politiques et les conduire à un changement de modèle de société, ce qui est inconfortable."

Sur la situation actuelle

"La réalité, c'est que le climat se réchauffe depuis un siècle et singulièrement depuis 30 ans.

Pour éviter de dépasser un point de non retour, il faudrait revenir à une proportion de CO2 dans l'atmosphère de 350 mpp (millions de particules par partie), sachant qu'elle est actuellement de 390 mpp. Ce constat a des implications pratiques : nous ne pouvons pas brûler tout le charbon de la terre, ni tous les combustibles non conventionnels tels que le pétrole issu des sables bitumineux, ni même jusqu'à la dernière goutte de pétrole disponible dans les régions polaires, les océans, etc.

Et pourtant c'est précisément ce que l'on fait aujourd'hui, en s'abritant derrière le mirage du "charbon propre" et en poursuivant l'exploration pétrolière.

Nous sommes actuellement engagés sur une voie qui mène à un point de non retour en matière de changement climatique, synonyme d'injustice intergénérationnelle. Et nous ne pouvons pas prétendre que nous ne comprenons pas ce qui est en train de se passer."

Sur les gouvernements

"En ce moment, les intérêts financiers dominent, et les gouvernements n'agissent pas comme ils le devraient en faveur de l'intérêt général. Ce sont eux qui autorisent que se développe le scepticisme actuel qui permet à certains d'affirmer que le réchauffement climatique est un canular. Ils n'ont qu'à commander des rapports aux académies des sciences. Cela prouverait aux yeux de tous que le réchauffement est réel, que l'homme en est largement responsable et que nous devons modifier nos comportements.

Mais il y a un manque de volonté politique car c'est difficile d'exiger de nos concitoyens un changement de leurs comportements. Aujourd'hui, l'opinion publique n'a pas conscience qu'on s'approche d'une crise, qu'on est dans une situation d'urgence."

Plafonner les émissions ou donner un prix au carbone ?

"Il est évident qu'il est impossible de plafonner les émissions de CO2 à un niveau mondial. La Chine ou l'Inde ne l'accepteront jamais, et d'ailleurs elles n'ont aucune raison de l'accepter, leurs émissions par tête sont très inférieures à celles des Etats-Unis ou de l'Europe. On observe que depuis l'instauration du protocole de Kyoto, l'augmentation des émissions s'est encore accélérée au lieu de diminuer. De toutes façons, les énergies fossiles disponibles sur terre, qui sont les moins chères, seront brûlées.

La solution, c'est un coût du CO2 qui croisse de façon continue. Cela permettrait notamment de modifier les comportements des citoyens. Néanmoins, une telle taxe adoptée par un seul pays serait préjudiciable à ses entreprises. Ce type de mesure doit être pris au niveau international. Même les Chinois seraient d'accord pour une taxe carbone. Ils investissent massivement dans les énergies renouvelables et dans le nucléaire et sont particulièrement menacés par les conséquences du réchauffement climatique, notamment en raison de leur nombreuse population côtière. Ils font tout pour se positionner de façon favorable face à l'éventualité d'une taxe carbone. Ils ont même envoyé des signaux dans ce sens, mais ce n'est pas ce qui était discuté à Copenhague, où on n'a parlé que de l'élargissement du système "cap & trade".

Les principales économies peuvent très bien s'entendre sur une taxe. Ceux qui la refuseraient seraient soumis à une taxation de leurs exportations aux frontières, qu l'OMC ne pourrait refuser car elle serait juste.
Cela renchérirait le prix des énergies fossiles, faciliterait l'application d'une réglementation (sur les véhicules, les bâtiments, etc.) favorisant une économie "bas carbone" et stimulerait le développement technologique.

Sur le Président Obama et le climat

Obama a réalisé des avancées en matière de lutte contre le réchauffement climatique, notamment sur les émissions des véhicules. Mais il ne progresse pas sur la mise en ?uvre d' un système de "cap and trade". On ne peut pas le blâmer, il est mal conseillé.

En privé, beaucoup aux Etats-Unis admettent qu'une taxe serait la meilleure solution, mais c'est trop compliqué, et puis il faut faire des concessions au secteur pétrolier...La proposition de loi Lieberman [en faveur d'un système de cap & trade, Ndlr] est pire que l'absence de loi. Elle prévoit des compensations. Ce n'est pas acceptable. C'est une raison supplémentaire pour laquelle une taxe est la meilleure solution.

Obama fait ce qu'il peut dans ce qu'il croit être les limites politiques de son action. L'opinion américaine adhère largement au "Drill, baby drill" [fore, petit, fore], d'autant plus que cela va dans le sens d'une plus grande indépendance énergétique du pays. Mais tout le pétrole américain ne suffira pas à rendre le pays réellement indépendant.

Sur les solutions

On connaît avec précision deux données : la quantité d'énergies fossiles que l'on consomme et donc la quantité de CO2 que l'on émet, et la quantité de CO2 dans l'atmosphère. Et l'on constate que seulement 55% de ce qui est émis demeure dans l'atmosphère, le reste étant absorbé par le système, les océans (pour 25 %), mais aussi le sol, les arbres, etc.On connaît donc la solution. Il faut diminuer la consommation d'énergies fossiles, améliorer les pratiques agricoles notamment en cessant de retourner sans cesse la terre et limiter la déforestation. Le problème est soluble. Si nous parvenons à nous passer du charbon dans les 20 prochaines années, on peut espérer revenir à 350 ppm d'ici à 2100, et même plus tôt si on améliore en même temps les pratiques agricoles et forestières.

Dominique Pialot

Sur le même sujet

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Énergie, bâtiment, agriculture, transports… La neutralité carbone en 2050 se prépare aujourd’hui

Le décret actant la nouvelle stratégie nationale de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et ainsi lutter contre le changement climatique a été publié, ce samedi matin, au Journal officiel.

Climat
La présidente de la Commission européenne, le 13 juillet 2026, à Bruxelles.

Marché carbone : Bruxelles revoit son système d’échange de quotas en ménageant les industriels

La Commission européenne a dévoilé ce vendredi une réforme de son marché carbone afin de l’aligner sur son objectif climatique de 2040. Sans renoncer au principe du pollueur-payeur, Bruxelles aménage son système afin de répondre à certaines demandes des industriels. La Tribune vous en révèle les détails.

Premium
Climat
Le dispositif « France Crédits biodiversité » permet d’acheter des unités de compensation par anticipation pour financer la restauration écologique d’un site naturel.

Compensation écologique : les Crédits biodiversité cherchent encore leur marché

Les grands projets d’aménagement (immobiliers, éoliens, photovoltaïques, grandes infrastructures) créent de la dette écologique qui doit être compensée. Le dispositif des Crédits biodiversité leur donne la possibilité de le faire par anticipation. Deux opérateurs portent des projets de renaturation de sites : CDC Biodiversité et l’entreprise héraultaise Biotope.

Premium
Environnement
Le violent incendie qui a ravagé le centre des Pyrénées-Orientales début juillet 2026 laisse un paysage désolé.

Incendies : un enjeu crucial d’aménagement du territoire

Le feu de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, vient relancer les innombrables débats sur les moyens engagés pour lutter contre les flammes. Mais les pompiers préviennent : il faut maintenant renforcer la lutte passive. Et cela passe par l’aménagement du territoire.

Premium
Climat
Un agriculteur français moissonne son blé dans son champ, à Ligne, près de Nantes, en France, le 30 juin 2026.

Blé, orge, maïs : la production céréalière française s’effondre, des aides publiques réclamées

La canicule de 2026 aggrave la crise céréalière en France. Après des années difficiles, les récoltes s’annoncent catastrophiques, menaçant les revenus des agriculteurs : blé (-4 %), orge (-6 %) et maïs (-30 %). Les agriculteurs, déjà fragilisés, font face à une situation inédite.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
L'incendie de Trévillach, démarré le 4 juillet 2026 dans les Pyrénées-Orientales, a touché 180 exploitations agricoles, dont 165 hectares de vergers fruitiers (photo).

Incendie de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales : 180 exploitations agricoles touchées

Les cendres fument encore parfois, mais il faut avancer pour dresser le bilan de l’incendie qui, démarré le 4 juillet, a parcouru près de 5 000 hectares et en a détruit 4 000 autour d’Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales. La chambre d’agriculture a présenté, le 15 juillet, un premier bilan provisoire des dégâts.

Premium
Climat
L'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn.

Agnès Buzyn : « Il faut arrêter de dénigrer nos agences sanitaires sous prétexte que leurs avis ne plaisent pas »

Alors que le projet de loi d'urgence agricole arrive devant la commission mixte paritaire, l'ancienne ministre de la Santé et présidente du think tank Évidences, Agnès Buzyn, livre à La Tribune son analyse de la place de la science dans la décision publique. Elle appelle à une transparence totale des arbitrages politiques et défend avec force la rigueur de nos agences sanitaires face aux instrumentalisations de tous bords.

Premium
Agriculture et Agroalimentaire
Les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût d'une alimentation saine.

Le coût d'une alimentation saine bondit de 25% en cinq ans

Le coût quotidien d'une alimentation saine s'élève désormais à 4,28 dollars par personne. Selon de nouvelles données de la FAO publiées mercredi, cette hausse de 25% en cinq ans prive 2,69 milliards de personnes d'une nutrition adéquate. Cela représente près d'un tiers de la population mondiale.

Agriculture et Agroalimentaire