Google dépasse un milliard d'investissements dans les énergies vertes

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Copyright Reuters (Crédits : <small>Reuters / source Google, août 2012</small>)
Pour la modique somme de 200 millions de dollars, la firme de Mountain View vient d'acquérir un parc éolien de plus de 160 mégawatts (MW) développé par la filiale américaine de EDF EN au Texas. Ce qui porte à 2 gigawatts sa capacité installée en énergies renouvelables, et à dix la quantité de fermes solaires ou éoliennes rachetées depuis 2010.

Les efforts des géants du net et de l'informatique pour verdir leur image ne sont plus un secret pour personne. Leurs immenses centres de données (data centers), dont les surfaces explosent avec l'usage de l'Internet et le développement du cloud computing, sont en effet des gouffres en énergie. Toutes les pistes sont bonnes à explorer pour limiter et verdir une consommation utilisée pour alimenter mais surtout pour refroidir les serveurs. Pour Google, par exemple, les calculs de l'ONG Greenpeace évaluent la puissance nécessaire à alimenter ses huit centres de données à près de 500 mégawatts (MW).

Les énergies renouvelables, des investissements sûrs et rentables

Les data centers plus verts sont donc l'un des piliers du green IT. Et à ce jeu, Google se distingue tout particulièrement. Comme d'autres, la firme de Mountain View expérimente toutes sortes de solutions visant à abaisser ses consommations en énergie fossile, y compris sur le site de son siège social, équipé d'une quantité significative de panneaux solaires.

Mais elle est sans conteste celle qui investit le plus dans des capacités de production d'énergies renouvelables, auxquelles elle a consacré plus d'un milliard de dollars. Le responsable financier de Google justifie cette stratégie par l'attractivité d'investissements sûrs et rentables, grâce aux tarifs de rachat garantis par les compagnies d'électricité locales.

Des cibles emblématiques pour une communication plus efficace

En termes de communication, Google se positionne comme un chef de file de l'investissement corporate dans les cleantechs en jetant son dévolu sur des installations emblématiques : la ferme éolienne de Shepherd Flat dans l'Oregon, qui avec une capacité de 845 MW installés est l'une des plus grandes au monde, le méga projet solaire d'Ivanpah dans le désert californien de Mojave, le premier réseau de transmission américain pour l'éolien offshore (annoncé mais pas encore réalisé) ou encore ce dernier investissement de 200 millions de dollars pour racheter à EDF EN le site éolien de Spinning Spur Wind au Texas.
 

 

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a écrit le 30/01/2013 à 16:22 :
Paradoxalement, la consommation électrique des data centers des grands acterus du web - Google, etc. - est ridicule par rapport à celle des ordinateurs des internautes. Google a indiqué récemment qu'il peut servir 2 000 utilisateurs de la messagerie en ligne GMail avec un seul serveur d'une puissance de 450 Watts. Sachant qu'un ordinateur portable très économe affiche une puissance d'environ 20 Watts, je vous laisse faire le calcul... D'autant que le temps de lecture (e-mail, page web, etc.) sur l'ordinateur de l'internaute est bien plus long que celui d'envoi du côté de calcul. @greenit
a écrit le 11/01/2013 à 18:13 :
Oui c'est clair, ils investissent en rachetant des structures. Bref ils produisent rien vraiment. Quand payeront ils pour faire construire ...
Réponse de le 12/01/2013 à 1:12 :
Il est probablement plus rentable pour Google comme pour Warren Buffet etc d'acquérir des sites dont certains opérateurs pionniers se désengagent pour se désendetter, plutôt de de se lancer pour le moment (ce qui n'est pas non plus leur spécialité) dans la construction de nouveaux sites : en raisons des avantages liés aux anciens tarifs de rachats, aux contraintes souvent plus fortes actuellement dans la mise en place des parcs, dans le fait de pouvoir choisir les sites les plus performants etc. Bref il font du business et choisissent la formule actuelle la plus rentable mais çà va vite toucher à sa fin faute d'offres extensibles, de vieillissement des parcs etc et il sera de nouveau à un moment donné plus rentable de lancer de nouvelles opérations. C'est une situation tout simplement cyclique. Reste à savoir si Google fait un business de court terme ou s'il va devenir pour partie un véritable opérateur d'énergie. Sans doute il y sera amené au moins en partie vues ses consommations d'énergies importantes et les perspectives rentables du secteur (+ 70% de demande énergétique mondiale supplémentaire d'ici à 2030), tout comme beaucoup d'entreprises qui consomment (métallurgie etc)
Réponse de le 12/01/2013 à 13:59 :
Très bien vu, Jean. La cerise sur le gateau est qu'ils font ça juste pour redorer une image qui en a bien besoin. Le vert n'est pas forcément pour la terre. Une corruption de plus...
Réponse de le 13/01/2013 à 11:35 :
Oui, enfin, Yvan, ils pourraient choisir d'investir dans le nucléaire ou les centrales à charbon. Ils font bien un choix, même s'il est financier, et c'est ce choix qui est important pour l'économie et la protection de l'environnement.

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