MexBrain : combiner dialyse et nanotechnologies pour traiter les maladies rares
Anne-Gaëlle Moulun
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biologie
DR/Mexbrain
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C'est l'histoire d'une medtech ambitieuse, qui n'a pas hésité à plancher sur une niche avant de s'étendre, potentiellement à d'autres marchés.
"MexBrain a été cofondée par deux chercheurs, qui ont eu l'idée d'associer les nanotechnologies avec de la microdialyse pour essayer de guérir des pathologies comme les maladies de Parkinson et d'Alzheimer", explique Thomas Brichart, directeur général de MexBrain.
"La première année, nous avons déposé notre premier brevet et levé des fonds auprès de la famille et des amis. Au bout d'un an, nous avons recruté nos premiers employés, deux personnes, pour développer le projet. Mais nous nous sommes rendus compte qu'il serait difficile et long de se positionner directement sur des pathologies comme Parkinson et Alzheimer", raconte Thomas Brichart.
C'est pourquoi MexBrain avait ainsi fait le choix de commencer par d'autres pathologies présentant des corrélations entre la survenue des maladies et la présence de métaux, comme une maladie orpheline dite "de Wilson", où les patients ne peuvent plus excréter correctement le cuivre.
"Dans cette maladie, nous sommes certains que les métaux sont en cause. Le cuivre s'accumule notamment dans le foie et dans le cerveau, provoquant des troubles neurologiques avec des tremblements, des difficultés de diction, etc", explique son dg.
Son équipe a donc choisi de se concentrer sur cette pathologie en vue de réaliser sa preuve de concept. "Notre technologie devenait ainsi utilisable en passant par une hémodialyse (dialyse du sang), où l'on peut ajouter notre produit directement au sein du dialysat", détaille Thomas Brichart.
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Actuellement, les malades de Wilson devaient être traités à vie par des médicaments chélateurs qu'ils prennent plusieurs fois par jour. Problème : chez les patients qui sont en primo-traitement, les médicaments ne peuvent pas être utilisés à très haute dose. Tandis que le retour d'un taux de cuivre à la normale est long (entre 1 à 3 ans) à l'aide de ces médicaments chélateurs. Pendant ce temps, le patient peut présenter des problèmes neurologiques ou hépatiques, qui nécessiteront une transplantation.
Anne-Gaëlle Moulun