Tout juste sorti d'une crise de gouvernance majeure qui a écorné son image en Bourse, l'isérois Soitec se relève par ses résultats, mais aussi ses marchés. Même si l'annonce n'est pas « officielle », la découverte de son substrat FD-SOI (Fully Depleted Silicon On Insulator) aux performances avancées, au sein du dernier smartphone de Google, le Pixel 6, a replacé le fabricant de semi-conducteurs sur les rails du succès.
Dans cette industrie, où les contrats demeurent souvent confidentiels, et passés à la fois entre fournisseurs de substrats, fondeurs, puis clients finaux, c'est une découverte du Cabinet Yole Développement qui a fait grand bruit en ce début d'année. Et sur laquelle l'isérois Soitec a depuis accepté de revenir, pour La Tribune.
Le cabinet lyonnais spécialisé dans les marchés des hautes technologies y découvrait en effet, après avoir littéralement "disséqué" le contenu du dernier né de Samsung dédié à la 5G, que le Pixel 6 embarquait pour la première fois dans l'univers du marché des smartphones un émetteur-récepteur radiofréquence à ondes millimétriques. Soit une technologie issue d'un substrat innovant conçu par l'isérois Soitec, et produit ensuite par Samsung.
Pour bien comprendre la portée de cette annonce, il faut se replonger quelques années en arrière : le tissu grenoblois et notamment le CEA-Leti associé à STMicroelectronics et à Soitec s'était penché sur le développement d'une technologie de rupture, appelée à prendre le pas sur la génération précédente : le FD-SOI (Fully Depleted Silicon On Insulator).