Bon Vivant, cette startup lyonnaise qui développe des protéines laitières sans vaches
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Après la viande artificielle, cultivée en laboratoire et qui s'empare du marché américain, le marché des protéines de lait produites sans vache, - à savoir de la caséine et de la whey, omniprésente dans l'industrie agroalimentaire - se développe petit à petit. Parmi la poignée d'acteurs français du domaine, figure la startup lyonnaise Bon Vivant, créée en 2020 par Stéphane McMillan et l'ingénieure agronome Hélène Briand. Leur objectif : commercialiser, dans les prochaines années, ces protéines alternatives à destination du secteur agroalimentaire.
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Comment ? En modifiant le code génétique d'un micro-organisme et en lui implémentant celui d'une vache. Par la technologie de la fermentation de précision (déjà utilisée pour produire de l'insuline, de la pressure ou encore de la vanilline), ce micro-organisme est ensuite « cultivé » pour créer des protéines de lait. En fin de process, ces dernières sont « récoltées » puis filtrées pour être livrées sous une forme extra-pure aux industriels de l'agro-alimentaire. Charge à eux, par le jeu des formulations de recettes, d'y ajouter le gras végétal et les sucres de leurs préparations, leur permettant ainsi de se passer d'au moins une partie de leur consommation actuelle de lait. Avec, en bout de ligne, des produits alimentaires sans protéines animales et sans lactose.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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