La capitale de la Camargue, célèbre pour ses monuments romains et les peintres qu’elle a inspirés, est aussi une ville moderne où la culture et l’art du bon vivre bouillonnent en période estivale.Que d'histoire(s) dans cette « Petite Rome » ! Après la capitale de l'Italie, c'est bien celle de la Camargue, Arles, qui abrite le plus de monuments romains... C'est donc avec l'âme d'un historien et un large chapeau pour se protéger du soleil et de ses grandes bourrasques que l'on goûtera au mieux la flânerie dans ses ruelles pavées, des arènes au théâtre antique ou du cimetière des Alyscamps aux cryptoportiques du forum...
Si Arles peut s'enorgueillir d'avoir été un royaume, ce n'est pas seulement l'idée de fouler ce prestigieux passé qui fait son charme, c'est aussi l'air revigorant du large fleuve, le Rhône, qui se scinde en deux à son contact, la perspective de se laver les yeux avec ses couleurs chaudes et de nourrir son esprit avec toutes les formes d'art qui l'animent : photographie, architecture, mode (le couturier Christian Lacroix est une figure de la ville), peinture... C'est ici que Van Gogh réalisa ses plus grands tableaux - et perdit une oreille -, immortalisant la maison jaune de la place Lamartine ou ses terrasses de cafés...
Mais Arles la Provençale n'est pas qu'un musée à ciel ouvert, elle regorge de bons bistrots, d'hôtels charmants et de monuments d'architecture contemporaine qui dialoguent avec les vieilles pierres. En été, la ville bouillonne, le monde artistique est à la portée de tous. Là est la difficulté : ne surtout pas chercher, en touriste trop avide, à tout voir et tout faire.