Livres : Simon Liberati et Pierre Mérot, tout pour le style !
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Pierre Merot et Simon Liberati offrent des romans à l’élégance décadente.
LTD/Astrid Di Crollallanza/opale.photo ; Serge Jolivel/Fastimage
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Pierre Merot et Simon Liberati offrent des romans à l’élégance décadente.
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A l'heure où la production éditoriale se concentre sur des livres à sujets de société ou les romans Prozac, il reste des écrivains qui veulent rappeler que c'est d'abord l'écriture qui fait l'œuvre. Bien connu du milieu littéraire mais négligé du grand public malgré un prix Renaudot, Simon Liberati est un esthète tendance décadent, qui aime les références qui sentent le soufre et la naphtaline, comme Morand ou Huysmans, et cultive un élitisme de bon aloi.
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Sous sa plume, on trouve des passages comme « Ce qui fut drôle et parfois rocambolesque laisse un tas de dépouilles dans mon sillage. La piste d'un tueur en série. Depuis ma puberté, il n'est pas un visage ancien de moi qui me plaise ou que je voudrais retrouver. Pas une maison, pas une liaison, pas une de mes vingt vies successives et parfois concurrentes dans lesquelles j'aimerais retourner. J'apprécie en camarade, en complice parfois, celui que je parviens à devenir mais jamais celui que j'ai été. Quand je regarde en arrière, j'ai horreur de moi et peur pour ceux qui m'ont aimé. » Le livre en question, son tout dernier, s'intitule Stanislas et passe en revue les douze années d'études de l'auteur à Stanislas, célèbre établissement privé parisien (dont il fut finalement viré : il risquait de faire baisser le quota de réussite au bac).