Édouard Cukierman, PDG de Catalyst Fund : « Il faut en finir avec le conflit à Gaza »
Propos recueillis par Antoine Malo
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Édouard Cukierman est en faveur d'un État palestinien.
LTD/ERIC PIERMONT/AFP
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Édouard Cukierman est en faveur d'un État palestinien.
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À la tête de Catalyst Fund, l'un des plus grands fonds d'investissement de l'État hébreu, Édouard Cukierman n'a pas oublié son ancien rôle de porte-parole de l'armée israélienne. Pour La Tribune Dimanche, le fils de l'ancien président du Crif Roger Cukierman revient sur les conflits livrés par Israël depuis le 7-Octobre. Il évoque aussi les espoirs nés après l'intervention contre le programme nucléaire iranien.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Un cessez-le-feu peut-il être annoncé ce lundi 7 juillet lors de la venue de Netanyahou à Washington ?
ÉDOUARD CUKIERMAN - Du côté israélien, on s'approche d'un accord. Reste le problème du Hamas. Si un arrêt de la guerre signifie la signature d'une version élargie des accords d'Abraham avec l'Arabie saoudite, et peut-être la Syrie et le Liban, et que parallèlement Netanyahou donne son feu vert à la création d'un État palestinien, alors cela ira à l'encontre des objectifs de l'organisation terroriste. Le Hamas ne souhaite qu'une chose : la destruction de l'État d'Israël. Mais j'espère qu'il est dans une telle difficulté qu'il n'aura d'autre choix que d'accepter un cessez-le-feu.
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Cette guerre doit donc cesser ?
Oui, il faut en finir avec le conflit à Gaza. Cela signifierait la libération des otages, ce qui est la priorité de tous les Israéliens. J'espère aussi que la fin de cette guerre pourra aboutir à un changement de dirigeants à Gaza et que le nouveau leadership aura l'intelligence de bâtir des relations qui permettront d'arriver à la solution à deux États. Je suis favorable à la création d'un État palestinien. Mais elle ne doit être possible que lorsque la sécurité d'Israël sera assurée, ce qui n'est pas possible tant que le Hamas reste à la tête de Gaza.
Propos recueillis par Antoine Malo