La chronique de François Clemenceau. Un G7 très iranien
François Clemenceau
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Le G7 s’ouvre dimanche et se déroule jusqu’à mardi au Canada.
LTD / DR
François Clemenceau
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À force de l'entendre, on avait fini par ne plus y croire. L'histoire de Pierre et le loup sur un tapis persan. Après plus de vingt ans de négociation occidentale avec l'Iran sur son programme nucléaire, et autant d'années de la part d'Israël pour le ralentir par des moyens bien plus clandestins, l'État hébreu a fini par passer à l'action qu'il promettait en cas d'échec de la diplomatie. En revisitant tous les épisodes de ces dernières années, c'est comme si l'on replongeait désormais en apnée dans les abysses d'un siècle lointain.
Hallucination par exemple en tournant les pages de l'album photo du sommet du G7 de 2019 à Biarritz. Emmanuel Macron et son chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian, avaient tenté un coup. Donald Trump un an plus tôt avait déchiré l'accord de Vienne sur le gel du programme nucléaire iranien et décrété que seule la pression maximale pourrait parvenir à faire plier le régime de Téhéran. Les Français, eux, pensaient avoir trouvé un chemin escarpé de compromis, en maintenant les Iraniens dans le respect de l'accord de Vienne tout en encourageant les Américains à laisser commercer l'Iran avec ses huit plus gros importateurs de pétrole.
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Pour offrir un cadre international à cette démarche, l'Élysée avait accueilli le ministre iranien des Affaires étrangères à Biarritz. Non pas à la table des Sept bien sûr, mais en coulisses des travaux du Sommet. Ce qu'il en est resté ? Pas grand-chose, Trump est demeuré inflexible et l'Iran a repris son enrichissement d'uranium en quantité, en qualité, jusqu'à parvenir au « seuil » de l'arme nucléaire.
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