Manifestations aux États-Unis : les anti-Trump se réveillent enfin
Maurin Picard, correspondant à New York
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Des manifestants anti-Trump réunis à Washington, le 5 avril.
LTD/Ken Cedeno/REUTERS
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Des manifestants anti-Trump réunis à Washington, le 5 avril.
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« Bas les pattes ! » Un slogan coup de poing en guise de signe de ralliement pour les vétérans, fonctionnaires, retraités, parents inquiets des réformes à la serpe menées par l'administration Trump, anxieux devant les licenciements massifs et les coupes budgétaires dans les institutions fédérales et les programmes sociaux. Les « marcheurs » avaient rendez-vous hier après-midi pour une journée de protestation aux quatre coins des États-Unis.
À Washington et dans un millier de villes, ils se sont rassemblés sous ce mot d'ordre (hands off, en anglais) à l'appel d'une vingtaine d'associations de défense des droits civiques qui estimaient qu'il s'agissait de la plus grande journée de protestation contre Donald Trump et Elon Musk depuis leur arrivée au pouvoir en janvier.
Le but : se faire entendre devant les Parlements locaux, les assemblées publiques et même face aux grilles de la Maison-Blanche. Donald Trump, lui, avait déjà déserté cette capitale qu'il exècre, rejoignant dès jeudi sa résidence de Mar-a-Lago en Floride pour s'y calfeutrer le temps d'un week-end prolongé.
À l'instar du 47e président des États-Unis, tout heureux de retrouver ses clubs de golf après une déclaration de guerre commerciale médiatisée, les Américains sont sans nouvelles des leaders démocrates. Et leur absence commence à durer. L'effet de sidération provoqué par la défaite de Kamala Harris dans les urnes, le 5 novembre dernier, a cédé la place à un profond abattement parmi les caciques du Parti démocrate et à une éclipse médiatique difficile à justifier.
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Barack Obama et Kamala Harris ont fait leur première sortie médiatique réelle jeudi depuis des mois : le premier, au Hamilton College (New York), s'est dit « préoccupé » de la mise au pas des universités et de la liberté d'expression bafouée des étudiants ; la seconde, à l'occasion du Leading Women Defined Summit à Dana Point (Californie), a tenté un « pep talk » en rappelant que « la peur est contagieuse », certes, « mais le courage aussi ».
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Maurin Picard, correspondant à New York