Syrie : des djihadistes français sous surveillance
Nelson Getten
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Une dizaine de Français auraient été libérés lors de la chute du régime Assad en Syrie.
LTD/X de Wassim Nasr
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Une dizaine de Français auraient été libérés lors de la chute du régime Assad en Syrie.
LTD/X de Wassim Nasr
Parmi les milliers de prisonniers libérés des geôles de Bachar El-Assad ces derniers jours figureraient, selon le ministère de l'Intérieur, une dizaine de Français. Tous n'ont pas encore été formellement identifiés par les services de renseignement mais ceux qui l'ont été sont des djihadistes, affirment les autorités françaises, qui toutefois ne précisent pas à quelles mouvances ils appartiennent. Tous auraient manifesté leur volonté de se rendre à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.
C'est dans cette même région que la plupart des groupes de djihadistes français étaient localisés jusqu'à la chute du régime. Parmi eux, le groupe indépendant d'Omar Diaby, fameux recruteur originaire de Nice, qui comprendrait une cinquantaine de Français. Omar Diaby est pourtant loin d'être un proche de Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et de son chef Abou Mohammed Al-Joulani, devenu le nouvel homme fort à Damas. L'organisation l'a même emprisonné entre 2020 et 2022. Elle « s'agaçait de [son] autonomie », selon une note des services de renseignement français révélée par Le Monde l'année dernière.
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Par ailleurs, une dizaine de Français appartiendraient à HTC - qui fut d'abord une filiale d'Al-Qaïda avant qu'elle ne rompe ses liens avec la nébuleuse terroriste. Ils auraient participé au renversement du pouvoir syrien. Sur plusieurs vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux, des combattants parlant français apparaissent à l'arrière d'un pick-up, notamment lors de la libération de la ville de Lattaquié, l'ancien fief des Assad. Certains profils, connus du renseignement français, ont été identifiés sur ces images par les services. Mais selon ces derniers, aucun ne joue de rôle déterminant dans l'organigramme de HTC.
Nelson Getten