Imaginez un petit assistant sans cesse à vos côtés. Une sorte de Jiminy Cricket du futur, qui répond à vos interrogations, donne des conseils et surtout agit à votre place. Il accède à votre agenda, vos conversations, vos applications préférées... Un mail sans réponse ? Il rédige et envoie. Votre petit dernier n'a pas fait contrôler ses dents depuis un an ? Il prend rendez-vous. Votre paire de chaussures a trouvé preneur sur une appli ? Il valide l'affaire. Pratique, bien qu'un poil angoissant.
Plus forts que les chatbot comme ChatGPT et ses 200 millions d'utilisateurs actifs par mois, voici les « agents ». Leur promesse : ne pas se contenter de produire du contenu à partir d'une simple instruction, mais agir, de manière autonome. « On revient de l'illusion que les grands modèles de langage, ces IA entraînées sur d'énormes quantités de texte pour produire des réponses proches des humains, disposent des connaissances du monde », confirme Pierre-Carl Langlais, chercheur et co-fondateur de la startup Pleias, qui développe des modèles de langage open-source, donc en accès libre. Grâce aux « agents » nous voilà propulsés vers une nouvelle ère. Celle d'une IA proactive, capable de réfléchir et de s'organiser.