La chronique de Marc Fiorentino. Le charme discret des cotes françaises
Marc Fiorentino

Découvrez la chronique de Marc Fiorentino
LTD/Fabien Clairefond
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Quel début d'année ! Et quelle année 2025 en perspective ! Sur le plan politique - ce n'est pas mon sujet -, mais surtout sur les plans économique et financier. En France bien sûr, mais aussi dans le monde et aux États-Unis en particulier. Car ils seront le centre du monde, encore, pour l'année qui vient et pour les quatre du mandat de Trump. Avec un impact direct sur votre argent et sur vos placements. L'année va être passionnante mais ce ne sera pas un long fleuve tranquille... une évidence.
Il va falloir opérer les bons choix de placements. Et la bonne nouvelle est que cette année encore, du fait d'une inflation résiliente aux États-Unis et d'une BCE qui a peur de son ombre et ne baisse pas les taux suffisamment vite, les placements « taux d'intérêt » continueront à avoir le vent en poupe.
Certes le sacro-saint livret A verra son taux raboté à 2,5 % en février, mais les rendements des emprunts d'État ou d'entreprises garderont des niveaux attractifs. Les fonds euros de l'assurance-vie et du PER apporteront une alternative intéressante au livret A et à ses cousins. Les fonds obligataires, qu'on peut acheter en direct ou qu'on peut loger dans l'assurance-vie draineront encore une large partie de l'épargne française. Comme ça a été le cas en 2024.
Ce qui me fascine le plus est la ruée vers l'épargne qui continue. Notre taux d'épargne ne cesse de progresser. Nous dépassons les 18 %. Un taux étonnamment élevé pour une période que personne n'ose qualifier encore de période de crise économique. Les Français sont inquiets, ils le sont toujours, mais ils réagissent comme si l'État n'allait bientôt plus pouvoir payer les retraites, les allocations chômage ou encore les dépenses de santé. Or nous n'en sommes pas là.
Ce taux d'épargne illustre l'absence totale de confiance dans l'avenir de ce gouvernement et des prochains, dans l'avenir de nos finances publiques et dans celui de notre pays. Les ménages épargnent, les entreprises réduisent leurs investissements et préservent leur trésorerie.
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Les investisseurs étrangers ne « choosent » plus « France ». Ce qui explique aussi les difficultés de la Bourse française en 2024. Une performance médiocre qui va peut-être devenir, sans se précipiter, une opportunité d'investissement dans les mois qui viennent : des pans entiers de la cote sont à l'abandon.
À commencer par les valeurs moyennes. Leur sous-valorisation est historique, et cela dure depuis plus de cinq ans, ce qui est historique aussi. Les niveaux actuels, même si les perspectives économiques ne sont pas brillantes, deviennent attractifs. Nous aurons l'occasion d'évoquer le sujet quand il faudra de nouveau regarder les valeurs françaises.
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En attendant, continuez à privilégier les placements de taux, profitez des rendements élevés par rapport à une inflation qui a déjà chuté à 1,3 % en décembre en France et préparez-vous à profiter des occasions d'investissement qui vont apparaître au fil des événements extra... ordinaires qui se produiront dans les douze mois à venir. Bonne année 2025 donc.
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