• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
Entreprises & FinanceChimie & Pharmacie

Santé : les angles morts de la réindustrialisation médicamenteuse

Pierrick Merlet

Publié le 29 avril 2025 à 04:30 - Mis à jour le 29 avril 2025 à 05:07

La France peut-elle relever le défi de la réindustrialisation médicamenteuse ? Face à la concurrence internationale toujours plus forte, elle risquerait de ne pas avoir le choix.

La France peut-elle relever le défi de la réindustrialisation médicamenteuse ? Face à la concurrence internationale toujours plus forte, elle risquerait de ne pas avoir le choix.

Reuters

La Tribune Dimanche

N142 ● 21 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    À Saint-Nazaire, la montée en cadence met la logistique des Chantiers de l’Atlantique sous tension

  • 3

    États-Unis : la croissance américaine révisée en nette hausse, l'inflation au plus haut depuis trois ans

  • 4

    « Touche pas à mon télétravail » : chez Airbus, la grogne monte face à un renforcement de la présence au bureau

  • 5

    Boris Cyrulnik : « Jamais je n'aurais imaginé revivre ce cauchemar »

  • 6

    Barracuda : quatrième sous-marin nucléaire d'attaque livré à la Marine nationale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Bien que souhaitée, le retour de la production dans l’Hexagone est confronté à des obstacles de taille, dont le principal est le prix trop bas des médicaments.

La crise du Covid-19 a fait prendre conscience de la dépendance de l'Europe envers la Chine et l'Inde, tant pour ses médicaments essentiels que pour leurs leurs principes actifs. Cinq ans plus tard, la France a engagé une politique de relocalisation, notamment via un soutien financier du plan France 2030, qui a permis de favoriser des projets industriels.

« Ce sont près de 50 millions d'euros de soutiens publics qui ont été mobilisés par France 2030 pour 14 projets et pour concrétiser près de 300 millions d'investissements industriels. Les financements publics seront octroyés en contrepartie d'engagements des industriels sur une sécurisation de l'approvisionnement du marché français », précise Bercy.

A LIRE AUSSI

Budget 2026 : le parler-vrai de François Bayrou provoque surtout colère et mécontentement

Les limites d'un plan

Pour choisir les dossiers, le gouvernement s'appuie sur une liste de 42 médicaments essentiels arrêtée par les services de l'État. Une liste que la France aimerait que la Commission européenne s'approprie pour son Critical Medicines Act, la future stratégie continentale du médicament. « Ce n'est pas parce que la France voire l'Europe sort une liste de médicaments et molécules essentiels que les laboratoires vont suivre. Ce sont eux les vrais décideurs. La grosse erreur faite par le gouvernement français à ce sujet a été de penser que mettre de l'argent public suffirait, témoigne Geoffroy Waroqueaux, le président d'Interor.

« Or, changer et faire valider un nouveau fournisseur en Europe est très complexe. Ça prend en moyenne deux à trois ans et plus votre rôle approche du médicament final plus la validation est difficile. Ce sont des procédures de plusieurs centaines de milliers d'euros que les laboratoires, ou leurs sous-traitants, les CDMO, n'ont pas forcément envie de faire. »

Il existe environ 7 000 principes actifs, il faut regarder ceux qui sont stratégiques pour l'Europe. Donc la relocalisation oui, mais pas pour tout.
David Seignolle

Cette société de 160 salariés basée à Calais (Pas-de-Calais) est spécialisée dans la production d'intermédiaires avancés, la matière première des principes actifs, eux-mêmes matières premières des médicaments. Interor fait ainsi partie des 14 projets accompagnés par l'État pour démarrer dans son usine d'ici l'été 2026 la production de 10 nouveaux intermédiaires avancés. La société va investir 22 millions d'euros dans ce projet et créer 30 emplois avec une aide de quatre millions d'euros de l'État. Pour ces acteurs, comme les producteurs de principes actifs, leur compétitivité sur le marché passera avant tout par l'innovation.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

« Malgré les besoins de transformation qu'Euroapi connaît, nous continuerons à investir. Nous nous concentrons sur des principes actifs complexes à fabriquer, avec parfois jusqu'à 20-30 étapes de fabrication, à plus forte valeur ajoutée et par conséquent des niveaux de marge plus en adéquation avec notre industrie et notre ambition. En parallèle, nous allons arrêter la production de 13  principes actifs, sur les 200 que compte notre portefeuille.

Il s'agit de molécules plus simples, pour lesquelles nous ne sommes plus compétitifs, les laboratoires les achetant en Asie. Ultérieurement, d'autres principes actifs pourront venir compléter notre offre. Il existe environ 7 000 principes actifs, il faut regarder ceux qui sont stratégiques pour l'Europe. Donc la relocalisation oui, mais pas pour tout », appuie David Seignolle, le directeur général d'Euroapi.

A LIRE AUSSI

Santé : pourquoi le secteur pharmaceutique échappe aux droits de douane

Le recul de la recherche

Si l'attention est portée sur la concurrence asiatique, de nombreux acteurs de la filière estiment que la concurrence à l'industrie pharmaceutique française est avant tout intra-européenne. En cause  ? Avant mise sur le marché, chaque médicament doit présenter un double sourcing sur ses principes actifs et ses intermédiaires avancés.

« Les laboratoires choisissent un pôle de production par continent dans le sourcing de leurs médicaments. Vous en avez forcément un situé en Asie, l'enjeu est donc d'être celui pour le continent européen. Nos compétiteurs, ce ne sont pas la Chine et l'Inde, mais l'Allemagne, la Suisse ou encore l'Espagne », met en lumière Pascal Le Guyader, directeur général adjoint du LEEM, le syndicat des entreprises du médicament en France, qui signale que l'Hexagone est désormais la cinquième puissance pharmaceutique européenne alors qu'il était numéro un en 2008.

Nous sommes interrogatifs sur l'avenir de la production en France.
Laure Lechertier

Pour lui, cette dégringolade s'explique en partie par le recul de la recherche clinique en France. « Il y a un continuum entre la recherche clinique et la production. Si nous priorisons la recherche clinique, alors nous aurons plus de chances d'obtenir la production des lots commerciaux. Par ailleurs, la France doit se positionner sur les lots dans le domaine des thérapies cellulaires ou géniques. Ce sont des productions à forte valeur ajoutée », poursuit le représentant de la filière.

Pour illustrer cette perte de vitesse, le LEEM oppose les 40 autorisations de mise sur le marché (AMM) obtenues par la filière française ces cinq dernières années, aux 431 délivrées en Europe, dont 126 rien que pour l'Allemagne. Le syndicat s'inquiète de l'équilibre économique précaire des 256 sites de production de médicaments recensés en France, en raison de la régulation tarifaire du médicament dans le pays.

Des prix trop bas ?

« Nous sommes interrogatifs sur l'avenir de la production en France », embraye Laure Lechertier, directrice de l'accès au marché et de la RSE chez UPSA, qui emploie 1 700 collaborateurs à Agen (Lot-et-Garonne). « Une politique du prix extrêmement basse couplée à une hausse des coûts de production est un élément structurel de délocalisation de la production pharmaceutique », ajoute la dirigeante qui met en avant les 14  millions d'euros d'inflation sur la production d'UPSA en France en 2022 et 2023.

UPSA, qui va se fournir en paracétamol français pour ses médicaments à destination du marché français à compter de fin 2026 (asiatique et américain auparavant), souhaite un retour sur investissement face au surcoût opéré. « Le prix des médicaments doit prendre en compte le fabriqué en France et ses externalités positives comme un bilan carbone amoindri, mais aussi l'assurance d'un approvisionnement des matières premières sans rupture », milite Laure Lechertier.

À lire également

  • Médicaments : les risques de rupture faiblissent, mais restent à un niveau élevé
  • La santé mentale, l'urgence de la grande cause nationale

Sera-t-elle entendue par le Comité économique des produits de santé, qui fixe les prix du médicament dans le pays  ? Plus qu'industriel, le prix est un enjeu de santé publique à en croire une récente étude du Conseil d'État  : « Les prix de vente des médicaments en France sont parmi les plus bas d'Europe [...] Dans un contexte mondial de hausse de la demande, le marché français n'est donc pas le premier servi. »

Pierrick Merlet

Sur le même sujet

Le PDG Bernard Fontana admet cette réorientation doit permettre de dégager des ressources pour soutenir les investissements dans le parc nucléaire français.
Energie

EDF vend ses éoliennes et panneaux solaires américains pour se concentrer sur le nucléaire

Dans le cadre de cette procédure, Sanofi peut proposer des engagements pour répondre aux préoccupations de la Commission.
Chimie & Pharmacie

Sanofi dans le collimateur de l’UE pour soupçon d’entrave à la concurrence

Le réseau de chaleur de Dijon a connu une croissance rapide au cours des 12 dernières années, passant de 180 pour atteindre les 410 gigawattheures (MWth) délivrés, sur un parcours de 120 kilomètres. Ici La chaufferie biomasse des Péjoces située au sud...
Energie et Industrie

Face à la canicule et à la transition énergétique, les territoires réclament des moyens
Premium

C'est la première fois en France que deux opérateurs de gaz raccordent leurs réseaux dans la perspective de créer un circuit de distribution de gaz vert en boucle locale.
Energie

À Grenoble, le biogaz des campagnes alimente désormais la ville
Premium

Si Transition Pro a reçu près de 40 000 projets de reconversion entre 2020 et 2025, ces dossiers ne traduisaient pas, pour l'instant, des effets liés aux secteurs bousculés par l'IA.
Politique industrielle

Reconversion professionnelle : la demande grimpe, dans un contexte budgétaire contraint
Premium

Anne-Laure Thomas avec son fils atteint de ce syndrome.
Chimie & Pharmacie

Handicap : changer le regard par la musique

Le Slip Français compte investir dans son usine à Aubervilliers, à l'issue de son introduction en Bourse.
Politique industrielle

Égérie du made in France, Le Slip Français se lance en Bourse
Premium

Ces derniers mois, les cours de l’électricité étaient nettement plus bas en France qu’ailleurs en Europe, en raison d’une production nucléaire abondante et d’une demande modérée. Pour combien de temps?
Energie et Industrie

Risque d'approvisionnement : les entreprises doivent accélérer sur l'autoproduction d'électricité, alerte une étude
Premium