OPINION. « Soutenons nos sapeurs-pompiers volontaires, piliers de notre sécurité civile », par Véronique Riotton (EPR) et 89 parlementaires du bloc central
Par Véronique Riotton (députée EPR de Haute-Savoie) et 89 parlementaires du bloc central
Véronique Riotton, députée EPR de Haute-Savoie, s'associe 89 parlementaires du bloc central pour tirer la sonnette d'alarme quant à la dégradation des conditions des sapeurs-pompiers volontaires.
Face à la hausse des besoins et aux contraintes budgétaires, le régime de reconnaissance des sapeurs-pompiers volontaires est menacé. Près de 90 parlementaires appellent le gouvernement à garantir sa pérennité et à publier enfin un décret attendu depuis des mois.
Nous, députés et sénateurs du bloc central, souhaitons alerter sur une situation préoccupante concernant l'évolution du régime de la Nouvelle Prestation de Fidélisation et de Reconnaissance (NPFR) des sapeurs-pompiers volontaires, un dispositif essentiel pour la reconnaissance et la fidélisation de ces acteurs indispensables de notre sécurité civile.
Depuis plusieurs années, les sapeurs-pompiers volontaires, qui représentent le socle de notre modèle de secours, font face à des incertitudes croissantes. Ces inquiétudes sont liées à la soutenabilité budgétaire du régime NPFR, dont les dépenses devraient passer de 42 millions d'euros en 2025 à 175 millions d'euros en 2040, selon les projections. Ce financement, partagé entre l'État et les collectivités territoriales, est aujourd'hui fragilisé par des contraintes budgétaires.
Cette situation découle de choix politiques antérieurs, qui ont abaissé le seuil d'éligibilité à 15 ans de service et revalorisé les montants de la prestation. Ces avancées, bien qu'essentielles pour valoriser l'engagement des volontaires, nécessitent aujourd'hui des ajustements pour garantir leur pérennité.
Par ailleurs, le retard dans la publication du décret d'application de la réforme des retraites de 2023, qui prévoit une bonification de trimestres pour les sapeurs-pompiers volontaires, est perçu comme un manque de reconnaissance de leur engagement. Ce décret, attendu depuis plusieurs mois, demeure le dernier texte non finalisé de cette réforme.
Une telle décision aurait des conséquences graves : démotivation des volontaires, baisse des effectifs, dégradation de la proximité des secours, et altération de la capacité de réponse aux crises.
Nous ne pouvons accepter que le régime NPFR, tout comme les revalorisations annuelles de ses montants, soit remis en cause ou gelé. Une telle décision aurait des conséquences graves : démotivation des volontaires, baisse des effectifs, dégradation de la proximité des secours, et altération de la capacité de réponse aux crises. Ces effets seraient en totale contradiction avec la nécessité de renforcer le volontariat face aux défis du dérèglement climatique.
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Le volontariat doit être placé au cœur des priorités politiques, et non servir de variable d'ajustement budgétaire. Il est urgent de réformer le financement des Services Départementaux d'Incendie et de Secours (SDIS) pour garantir des moyens territoriaux adaptés aux besoins croissants, comme l'a tragiquement illustré le mégafeu qui a ravagé l'Aude ce mois-ci.
Par Véronique Riotton (députée EPR de Haute-Savoie) et 89 parlementaires du bloc central