Dimanche 15 juin, à 11h, Olivier Faure prononcera son quatrième discours d'intronisation comme premier secrétaire du PS pour clôturer le congrès du parti qui se tient depuis vendredi à Nancy. L'homme de 56 ans aura face à lui un public divisé. La semaine dernière, il a été réélu face au maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, avec une poignée de voix d'avance, 51,15% des voix contre 48,85%.
Le député de Seine-et-Marne n'a pas encore été officiellement investi à la tête du parti que déjà ses opposants sortent dans la presse pour diffuser l'idée que les promesses ne sont pas tenues. L'écart est si mince et le corps électoral si dérisoire (25 000 votants sur 40 000 adhérents) que tout le monde se sent légitime à continuer de porter sa ligne. Premier soutien d'Olivier Faure, la maire de Nantes Johanna Rolland a beau répéter que "la démocratie, c'est 50+1", l'argument ne convainc pas les opposants.
En fait, ce congrès était censé acter une fois pour toutes la stratégie pour 2027, entre Olivier Faure qui plaide pour une primaire de la gauche et Nicolas Mayer-Rossignol, qui pense qu'il doit dans tous les cas y avoir une candidature sociale démocrate. « Cette question a été tranchée, elle est désormais derrière nous. Les congrès servent à ça », expliquait la semaine dernière Olivier Faure dans une interview à La Tribune Dimanche.
Des désaccords basés sur la possible proximité de LFI
La réalité est plus complexe. Aucun de ses opposants internes ne compte accepter l'idée d'une primaire. Olivier Faure a beau assurer depuis plusieurs jours que le PS n'ira pas derrière Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et qu'il n'y aura pas d'accord avec LFI aux municipales de 2026, ses adversaires continuent de considérer que sa ligne de rupture avec les Insoumis n'est pas suffisamment claire, qu'Olivier Faure se rapprocherait trop de François Ruffin pour délaisser Raphaël Glucksmann.