La naissance de leur premier enfant a bouleversé le quotidien de Valentin Belaud et Élodie Clouvel. Le couple phare du pentathlon va vivre ses premiers Mondiaux en famille.
Valentin Belaud s'envole ce dimanche 24 août pour Kaunas (Lituanie), où se disputeront entre mardi et samedi les championnats du monde de pentathlon moderne, son objectif principal de la saison. Lors des premiers jours, il pourrait se sentir seul. Sa fille, Sasha, et sa compagne, Élodie Clouvel, vice-championne olympique de la discipline pour la deuxième fois l'été dernier à Paris, n'arrivent pour l'encourager que jeudi, jour des demi-finales. « J'ai intérêt à passer les qualifications », s'amuse-t‑il.
Sa troisième place en Coupe du monde en mai en Bulgarie, son premier podium depuis 2019, l'incite à l'optimisme. Son excellente forme aussi. Ce n'était pas écrit.
Depuis le 29 mai, le champion du monde 2016 est embarqué à 32 ans dans une nouvelle vie, réjouissante mais pas reposante. Un renfort a rejoint l'équipe qu'il forme avec Élodie Clouvel. Sasha a très vite intégré le quotidien de sportifs du couple, fusionnel.
À l'Insep, Sasha babille sur le bord du bassin de natation pendant qu'Élodie chronomètre les longueurs de Valentin. Elle est là quand Élodie, qui l'allaite, poursuit sa réathlétisation aux côtés d'autres jeunes mamans, comme la championne olympique d'escrime Manon Brunet.
À Font-Romeu, où le couple a passé trois semaines de stage cet été, Sasha était encore là. Ses grands-parents avaient fait le voyage, pour veiller sur elle pendant que Valentin préparait ses Mondiaux et qu'Élodie, qui nageait encore deux jours avant son accouchement, accélérait sa remise en forme.
« On fait chambre à part »
Il n'est pas dans le projet des Belaud-Clouvel de dissocier leurs rôles de parents et de champions. La gestion du sommeil, décisive pour les athlètes, est une illustration de cette adaptation désirée et permanente.
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« Au début, je n'arrivais même plus à dormir tellement j'étais heureux de l'arrivée de Sasha, raconte Valentin. Puis j'ai voulu absolument qu'on dorme ensemble tous les trois. Mais au bout de 4-5 jours, avec la fatigue, je n'arrivais plus à me lever pour aller m'entraîner. On en a parlé et maintenant, on fait chambre à part, comme ça le matin, je peux prendre le relais d'Élodie. »