Le Brésil fait de la lutte contre la hausse des prix sa priorité

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La nouvelle présidente, Dilma Rousseff, cherche à refroidir l'économie sans relever les taux d'intérêt.

La candidate Dilma Rousseff l'avait promis pendant sa campagne. La nouvelle présidente brésilienne, en poste depuis le 1er janvier 2011, n'a pas changé de discours : il faut, par tous les moyens, lutter contre l'augmentation du coût de la vie. En taux annualisé, la hausse des prix s'affichait à 5,9 % en janvier 2011. Pis, la samba des étiquettes n'a cessé de s'accélérer ces derniers mois, pour atteindre, au début de cette année, un rythme inégalé depuis 2005. Dans un pays qui a connu des épisodes de forte inflation, voire d'hyperinflation, ces dernières décennies, le phénomène a de quoi inquiéter les autorités. Car l'inflation est le plus injuste des « impôts », les pauvres et la classe moyenne en étant les principales victimes. Or c'est auprès d'eux que Dilma Rousseff a réuni une majorité d'électeurs. Politiquement, il lui faut donc juguler l'inflation. Mais attention, pas question de n'utiliser que l'arme classique, celle des taux d'intérêt. Certes, le 19 janvier dernier, la banque centrale a bien procédé à une augmentation de son taux directeur, le passant à 11,25 %. Mais à ce niveau - l'un des plus élevés au monde -, les taux d'intérêt ne sont pas seulement un frein à la consommation, ils servent aussi de sirène aux investisseurs, en particulier à la Bourse de São Paulo. En acquérant des titres libellés en reals, ils en font monter le cours. Déjà, depuis 2003 et l'arrivée de Lula, le précédent président au pouvoir, la valeur du real a pris 100 % face au dollar. De quoi pénaliser les exportateurs, et ils sont nombreux, dans l'agriculture ou l'industrie. Ils ne cessent, d'ailleurs, depuis que le real s'apprécie, de réclamer des mesures d'accompagnement. La présidente vient de trouver une nouvelle parade contre l'inflation : son gouvernement a annoncé, il y a peu, des coupes budgétaires de quelque 30 milliards de dollars pour 2011. De quoi refroidir l'activité économique, malgré la nécessité d'investir dans les infrastructures.

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