Jean-Claude Trichet et le modèle allemand

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Le modèle économique que devraient suivre les pays européens, c'est l'Allemagne, affirme le président de la BCE. Un modèle fondé sur la réduction des coûts salariaux et du déficit public. Si ces recommandations étaient suivies, l'Europe s'effondrerait, lui répond l'ancien président du parlement européen, Josep Borrell.

Jean-Claude Trichet a toujours aimé les modèles. Au cours des années 1990, il montrait en exemple les Pays-Bas, conciliant rigueur budgétaire et faible taux de chômage. Cette exemplarité fut battue en brèche lorsque apparut la réalité du marché du travail néerlandais : le plein emploi masquait une proportion importante de la population en âge de travailler, placée dans la catégorie handicapés, sortie ainsi de la population active, ce qui diminuait d'autant, artificiellement, le chômage. Aujourd'hui, le président de la Banque centrale européenne met en avant le modèle allemand. C'est la réduction des coûts salariaux et celle du déficit public, qui permettent à l'Allemagne d'obtenir une croissance économique exceptionnelle en Europe, a-t-il affirmé, à l'occasion des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Peu après, le socialiste espagnol Josep Borrell, ancien président au Parlement européen, lui répondait que, "si toute l'Europe faisait comme l'Allemagne, elle s'effondrerait à coup sûr".

La baisse relative des coûts salariaux est incontestable outre-Rhin. Avant prise en compte de l'inflation, le coût horaire moyen de la main-d'oeuvre est passé, selon Eurostat, de 25 euros en...

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