Citroën C4 : la voiture populaire réhabilitée avec classe

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(Crédits : Citroën)
Avec sa nouvelle berline de segment C, Citroën poursuit son travail de repositionnement de marque avec brio: élégante et accessible, intérieur soigné et agrément de conduite irréprochable... La nouvelle C4 bouscule les codes du segment sans compromis qualitatifs. Un vrai bond pour la marque, et l'automobile en général...

Il n'y avait rien de plus abstrait ces dix dernières années que le discours sur le repositionnement de Citroën... Marque de "l'essentiel", montée en gamme, populaire et avant-gardiste à la fois... Le public comme les spécialistes s'y perdaient. C'est la C5 Aircross qui, après la C3 et la C3 Aircross, avait véritablement donné le ton sur la dimension populaire mais aussi sur le langage de style du Citroën nouveau. Mais avec la dernière C4, la marque aux chevrons va encore plus loin et revisite de fond en comble le segment de la berline de segment C.

Élégante mais sans prétention

Les facétieux designers de Citroën sont parvenus à tromper tout le monde en dessinant une berline tout en s'inspirant des codes du SUV. Il faut dire qu'elle a belle allure avec ce toit remonté et cette silhouette bombée à l'arrière... Avec ce style à part, la nouvelle C4 impose une personnalité très forte et élégante mais sans prétention. Cette fausse berline est d'ailleurs davantage dans la lignée d'une Cactus que d'une C4 elle-même, mais avec beaucoup plus de classe... On peut le dire, la nouvelle C4 prend des accents quasi statutaires sans verser dans le snobisme.

Citroën C4

A l'intérieur, on retrouve cet univers propre à Citroën fait de simplicité mais où la qualité perçue a clairement opéré un saut. La planche de bord est robuste et bien dessinée. Quelques astuces comme ces tiroirs ou ce support de tablette sont également appréciés. Enfin, cette ambiance fun s'achève avec ces sièges confortables et assortis de beaux contrastes de couleurs.

Pour autant, le confort de la nouvelle C4 est à relativiser en raison des arbitrages sur l'habitacle. Si les places arrière sont plutôt spacieuses, l'habitacle avant nous est apparu très étroit pour une voiture de cette catégorie. Dommage...

Citroën C4

Agrément de conduite au top

Dommage car, en termes d'agrément de conduite, la nouvelle C4 ressort ce qu'il y a de meilleur dans le groupe PSA. La version essence 130 chevaux boîte automatique (huit rapports) est selon nous le choix le plus pertinent. Le moteur ne se fait pas prier pour réagir, et assure sur route comme en ville. Pour plus de punch dans la conduite, la version 155 chevaux est excellente aussi. En outre, ces deux motorisations se sont montrées particulièrement sobres en consommation de carburant.

Nous avons également eu la chance d'essayer la ë-C4, soit sa version 100% électrique. Nous avons été impressionnés. La berline aux chevrons semble avoir été pensée pour cette technologie: fluidité, douceur et réactivité de conduite. Mais cette C4 ne serait pas une nouvelle Citroën sans son remarquable système d'amortisseurs à butées hydrauliques. Ce subtil équilibre entre dynamique de conduite et confort des suspensions sont le second atout de cette berline et complète sa personnalité hors norme.

Originale, bien finie, bien équipée, agrément de conduite impeccable... la nouvelle C4 a su réinventer ce nouvel univers de marque promis par Citroën. Sa dimension clivante est au moins proportionnelle à l'attachement qu'elle suscite. Et dire que sa grille tarifaire démarre à 20.000 euros la rend en plus très accessible. Ainsi, Citroën renoue avec sa nature de marque populaire et audacieuse avec cette C4 à la personnalité unique sur le marché.

Citroën C4

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Commentaires
a écrit le 14/02/2021 à 21:15 :
Les constructeurs savent-ils encore fabriquer et vendre autre chose que des SUV ? Des breaks bas et profilés par exemple ?
Réponse de le 15/02/2021 à 10:09 :
d'accord avec Polaris, mais j'ajouterai aussi avec moins de bidules électroniques peu fiables et d'une utilité douteuse, qui augmentent les prix d'une manière forte
a écrit le 13/02/2021 à 12:34 :
AUCUN INTERET VOITURE TROP RAPIDE

Il sera beaucoup plus difficile de les repeindre, de renverser une poubelle dessus ou d'improviser un barbecue tout à côté. Les radars mobiles embarqués dans des voitures banalisées, confiées par l'État à des sociétés privées, sont en effet quasi indétectables par les vandales. Et vont priver du coup les chasseurs de radars, nés des mouvements des Gilets jaunes et des bonnets rouges, de leur sport favori. Voitures de M. Tout-le-Monde – Peugeot 208, Volkswagen Golf et même Citroën Berlingo de l'administration remis à jour – ces anonymes pièges à roulettes vont sillonner en nombre les routes de France, et cela à un rythme effréné.

Les associations d'usagers s'en émeuvent à juste titre, car les Français n'ont pas encore conscience de l'ampleur et de la redoutable efficacité de ces véhicules policiers furtifs. Ils sont en effet capables de flasher en croisant ou en se faisant doubler, par exemple en roulant à 75 km/h sur une route à deux voies. Les expériences menées depuis 2018, d'abord en Normandie puis dans d'autres départements ont démontré l'efficacité d'une implacable machine à générer du PV.

« Actuellement, relève le site spécialisé Radar-Auto.com, 83 voitures radars sont en service sur les routes de Normandie, de Bretagne, des Pays de la Loire et du Centre-Val de Loire. Mais depuis janvier 2021, plus de 120 nouveaux véhicules radars privatisés vont être mis en service dans les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, la Nouvelle-Aquitaine et le Grand Est. » Pour commencer, car celles-ci seront complétées par 223 voitures jusque-là conduites par des policiers et gendarmes et qui seront confiées au privé. Selon le projet de loi de finances pour 2021, 450 voitures banalisées seront opérationnelles d'ici à la fin de l'année 2021.

Dimanche et jours fériés compris
Confié à des entreprises privées plus sensibles au rendement, ce parc automobile sera beaucoup plus efficace qu'auparavant quand c'étaient les forces de l'ordre qui s'en occupaient. « Plutôt que de les faire tourner en moyenne deux heures par jour, dit Alexandra Legendre de la Ligue des conducteurs, on s'est aperçu, au travers des offres d'emploi de chauffeurs, que ceux-ci seront appelés à rouler jour et nuit, dimanche et jours de fête compris, avec des centaines de kilomètres parcourus quotidiennement. En trois mois de test en Normandie, les véhicules ont parcouru 200 000 km et le plan du gouvernement consiste à tripler cette présence sur les routes, à raison donc de 200 000 km parcourus par mois. »

On pourra s'étonner que l'État impécunieux pour renouveler son parc automobile et remplir les réservoirs d'essence trouve les investissements nécessaires pour les véhicules radars. C'est que l'affaire s'annonce fructueuse même si certains premiers tests ont pu décevoir ici ou là. Car ce sont bien les citoyens respectueux du Code de la route, détenteurs de tous leurs points, que l'on va surtout traquer pour quelques kilomètres-heure de dépassement.

« Pour tous ceux qui ont besoin de rouler beaucoup pour exercer leur métier – les infirmières, commerciaux, artisans du BTP, etc. – ou pour les trajets du quotidien, les PV et retraits de points vont s'enchaîner à un rythme effroyable. Chaque année, dit Alexandra Legendre, on estime que sur les 220 000 personnes qui perdent leur permis, un tiers – soit 74 000 – perd aussi leur emploi. »

L'affaire s'annonce juteuse pour l'État puisque, selon les premières projections, on passerait de 1,5 million de PV par an pour excès de vitesse à 12 millions. À un tarif oscillant entre 45 et 90 euros l'amende, la Ligue des conducteurs a établi que 810 millions d'euros de recettes entreront alors dans les caisses de l'État, soit l'équivalent de ce qu'a rapporté en 2019 l'intégralité des radars. On doublerait donc les recettes, mais il ne s'agit que d'estimations car, en dépit des demandes répétées de certains parlementaires et des associations, aucun chiffre officiel n'a été communiqué.

Bilan de l'effet radar nul
L'efficacité du privé au secours du service public ne plaide pas en revanche pour l'amélioration de la sécurité routière. La décrue de l'accidentalité bien engagée avant 2003, date d'introduction des radars, s'est poursuivie au même rythme après. Ce qui indique que les radars n'ont eu aucun effet sur la baisse des accidents à mettre au crédit de l'amélioration des véhicules, pourvus de dispositifs de sécurité rendus obligatoires (Airbag, ABS, ESP, ceintures, cellules à absorption des chocs, etc.) ou à l'extension du réseau autoroutier.

L'affaire est surtout très rentable pour l'État et pour les sociétés privées qui doivent se plier à un cahier des charges précis. L'équipement du véhicule lui-même se monte à 120 000 euros et le parcours imposé au chauffeur doit être réalisé dans un temps imparti afin que le véhicule ne joue pas les bouchons en poussant les usagers à la faute. Les routes accidentogènes seront ciblées, pour beaucoup des routes bidirectionnelles sans séparateur central, plutôt hors agglomération.

Conduire ces véhicules en jouant les moutons noirs sera peu culpabilisant, car c'est tout le système embarqué qui contrôle, juge et déclenche flash et procédure. Le chauffeur n'a rien à faire d'autre que conduire en suivant les indications de la boucle GPS, fixée par l'État, et à accepter le principe des 3 x 8 pour ses interventions. Pour postuler, les conducteurs doivent avoir un nombre d'années de permis minimal, suivre une formation spécifique et… un capital minimal de dix points sur le permis.
a écrit le 13/02/2021 à 9:30 :
Plus les phares des bagnoles rapetissent et plus ils aveuglent.
a écrit le 13/02/2021 à 9:18 :
Une très bonne chose, grand retour de la voiture individuelle, fini les bla-bla de la comisère, moins de transport en commun véritable nid à virus.

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