Cinquante nuances de jaune

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Le ras-le-bol fiscal et le sentiment d'abandon éprouvé par le monde rural et les classes moyennes et populaires emportent tout, signe que le gouvernement a complètement raté sa pédagogie sur la taxation du carbone.
Le ras-le-bol fiscal et le sentiment d'abandon éprouvé par le monde rural et les classes moyennes et populaires emportent tout, signe que le gouvernement a complètement raté sa pédagogie sur la taxation du carbone. (Crédits : POOL)
ÉDITO. Emmanuel Macron, le président disruptif qui a remporté l'élection présidentielle par effraction, en cassant la gauche et la droite et en faisant fi des corps intermédiaires, est confronté à un mouvement spontané tout aussi disruptif et diffus, qui échappe à tout encadrement, même si tous les partis d'opposition tentent de le récupérer. Par Philippe Mabille, directeur de la Rédaction.

Des jacqueries du Moyen Âge aux « chemises vertes » de l'entre-deux-guerres, ces comités de défense paysanne habillés de chemises de cette couleur pour défendre la cause des campagnes face aux villes en plein développement, en passant par les États généraux de 1789 jusqu'au mouvement poujadiste, il y a en France une très longue tradition de mobilisation populaire contre l'impôt. À chaque crise, sa couleur, et cette fois ce sont les « gilets jaunes » qui tétanisent le gouvernement en promettant de « bloquer la France » ce 17 novembre.

De façon assez ironique, ce président disruptif qui a remporté l'élection présidentielle par effraction, en cassant la gauche et la droite et en faisant fi des corps intermédiaires, est confronté à un mouvement spontané tout aussi disruptif et diffus, qui échappe à tout encadrement, même si tous les partis d'opposition tentent de le récupérer. Soutenu par Marine Le Pen, mais aussi par Jean-Luc Mélenchon, le mouvement des gilets jaunes prend, notamment sur les réseaux sociaux, des nuances de rouge-brun, et suscite la gêne et la méfiance des syndicats, eux aussi débordés.

Rater le travail de pédagogie sur la taxation carbone

À la différence du mouvement des « bonnets rouges » contre l'écotaxe, localisé en Bretagne au nom de la défense de son « exception » autoroutière, celui des gilets jaunes s'est diffusé dans toute la France. Sa capacité à bloquer réellement le pays est impossible à estimer à l'avance mais le mouvement a pris une dimension émotionnelle où la raison n'a plus de prise. On peut rappeler que le prix des carburants n'est pas plus élevé que lors du dernier pic du pétrole (qui a culminé à 140 dollars le baril en 2008), ou que le pouvoir d'achat d'une heure de Smic à la pompe a doublé depuis le premier choc pétrolier, rien n'y fait : le ras-le-bol fiscal et le sentiment d'abandon éprouvé par le monde rural et les classes moyennes et populaires emportent tout, signe que le gouvernement a complètement raté sa pédagogie sur la taxation du carbone.

Ce qui est très inquiétant, c'est que le Macron qui a réussi à faire passer sans blocage des réformes dures, comme les ordonnances assouplissant le Code du travail ou la réforme du statut des cheminots, n'ait pas eu les capteurs pour prendre à temps la mesure du malaise. L'Élysée l'a reconnu cette semaine : « Il est possible que nous ayons porté une attention trop vive aux réformes structurelles et pas assez au quotidien des Français. » Tout en notant que la mobilisation ne porte pas sur « les réformes elles-mêmes », l'entourage du chef de l'État assure que, désormais, ce sera le cas.

Tenter de désamorcer la colère (pour pas trop cher)

Sitôt dit, sitôt fait, mercredi, le Premier ministre, Édouard Philippe, a tenté de corriger le tir en annonçant une série de mesures d'accompagnement de la transition énergétique, comme l'élargissement du chèque énergie et le doublement des aides à la conversion automobile. En mettant 500 millions d'euros sur la table, à comparer aux 7 milliards de la hausse des recettes annuelles attendues de la nouvelle taxation des carburants, il tente de désamorcer la colère pour pas trop cher au moment où, fort opportunément, les prix à la pompe se détendent avec le recul des prix du pétrole.

Enfin, l'exécutif comprend que la transition écologique doit aussi être sociale, parce qu'elle touche indifféremment toutes les catégories, y compris les plus fragiles et ceux qui, n'ayant pas d'autre choix que la voiture individuelle, ont l'impression de devenir des vaches à lait sur roues...

Ne pas céder sur la transition, pour faire le choix de la cohérence

En maintenant la hausse des taxes sur les carburants, le gouvernement compte dorénavant sur les constructeurs automobiles pour que se multiplient des offres de conversion de vieux véhicules polluants vers des voitures plus récentes et des motorisations plus propres et plus économes. La formule connaît de fait un grand succès puisque 250.000 demandes de primes ont déjà été accordées et, avec le doublement annoncé, l'exécutif table désormais sur 1 million de véhicules changés d'ici à 2022.

Le chef de l'État a refusé de céder sur l'essentiel, c'est-à-dire la poursuite de la hausse programmée des taxes sur les carburants, qui va continuer de s'appliquer le 1er janvier prochain. Le gouvernement fait le choix de la cohérence face au manque de courage, pour ne pas dire la démagogie, de ceux qui, à droite, l'appellent à y renoncer, tel Laurent Wauquiez, le patron des Républicains, qui participera ce samedi au mouvement des gilets jaunes (!), ou qui, à gauche, demandent à Emmanuel Macron de rétablir l'ISF au nom de la « justice fiscale », comme s'il y avait un lien entre ces deux formes d'imposition.

Mais manquer d'ambition face aux vrais enjeux

Il n'en reste pas moins que les mesurettes annoncées cette semaine ne sont pas à la hauteur des enjeux. En matière de conversion du parc automobile, la France serait bien inspirée de regarder ce qui se passe en Chine, où le gouvernement accorde des aides fiscales massives pour accélérer l'électrification du parc automobile. C'est sans aucun doute ce manque d'ambition qui explique l'incompréhension à l'égard de la hausse du prix du carburant. Si Emmanuel Macron doit tirer une seule leçon de la crise des gilets jaunes, c'est qu'en matière de transition écologique et sociale, l'heure n'est plus à jouer « petit bras ». Et que si un bras est à tordre, c'est bien plutôt celui de Bercy, qui a une tendance fâcheuse à empêcher que l'argent de l'écologie soit fléché vers l'écologie...

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a écrit le 18/11/2018 à 20:53 :
Couleur de la colère aussi, il y a eu les bonnets rouges en réponse à l'écotaxe, habillée de vert aussi. Une taxe est plus injuste que l'impôt. Macron" préfère taxer le carburant plutôt que le travail ", formule sotte puisqu'il taxe l'outil de travail . Des réformes dures comme celle sur la loi travail ou sur la SNCF ont passé, mais c'est justement l'effet cumulatif qui génère le ras-le-bol . G.Larcher qui n'a pas un gilet jaune à tendance rouge-brun (couleur dont certains aiment repeindre leurs opposants) dit simplement " On a habillé de vert une taxe pour renflouer ". Exactement. Le seul horizon politique en Macronie : c'est que le déficit public passe sous la barre mythique des 3% du PIB. A coup de taxes , il l'aura sa médaille en chocolat de bon élève !
a écrit le 17/11/2018 à 7:40 :
Marre d'être pris pour des imbéciles par ce jeune arrogant incompétent, que de la com et des attaques au porte monnaie. Absolument pas en phase avec les gens de ce pays, il a oublié que son élection est un accident par défaut, la France ne voulant pas du Front National...!
C'est un peu trop facile aussi de faire comme la sarkosie, de déplacer les dépenses vers les collectivités.
Gérer de cette manière, je sais faire et ce n'est pas difficile...!
a écrit le 16/11/2018 à 16:26 :
Ras le bol de la transition écologique et des prétendues aides fiscales qui vont avec car l'argent provient bien de quelque part , non? C'est-à-dire des taxes et impôts divers toujours plus élevés, des libertés individuelles que l'on tente de restreindre par des partages solidaires ou la chasse à l'autosolisme (!), mot que j'ai découvert aujourd'hui! Les gens veulent du travail, pas des aides!
Réponse de le 16/11/2018 à 17:46 :
le vrai problème est : la transition écologique, mais vers quoi ? Je mets au défi qui que ce soit de proposer une solution (ou un ensemble de solutions) viable et acceptable dans ses usages dans l'état actuel et l'état prévisible des technologies.
a écrit le 16/11/2018 à 15:02 :
Gilets jaunes une jolie tentetive de coup d'état. J'ai hatte d'être à demain pour voir si mon analyse était bonne.
Réponse de le 16/11/2018 à 17:43 :
Non, une cristallisation du mécontentement sur un sujet qui concerne tout le monde à part une infime minorité, en raison de l'autisme du gouvernement.
a écrit le 16/11/2018 à 12:12 :
4% pour le piéton, plus une surtaxe de 2% pour les handicapés, plus une sur surtaxe de 8% pour les poussettes ;
Plus une taxe de 5% sur les livrets A ;
Plus une taxe de 20% sur les produits animaux ;
Plus une taxe de 10% pour les utilisateurs du chéquier ;
Plus une taxe de 7% sur les contrats d’assurance Auto;
Plus une taxe de 12% sur les mutuelles;
.....

Taxez nous Edouard, faites nous mal.
Réponse de le 16/11/2018 à 14:01 :
On va pouvoir changer les paroles de la marseillaise: "Taxons, taxons, d'un fric impur abreuvons nos poltrons !
Réponse de le 17/11/2018 à 13:11 :
La plus belle taxe était l'augmentation rétroactive des tarifs EDF grace a nos amis du conseil d'état,sous Hollande.Chapeau l'artiste!
a écrit le 16/11/2018 à 9:31 :
Tout cela me fait très peur. On voulait virer Sarkozy et après on verra... on voulait virer Hollande et après on verra... Maintenant, c’est Macron, mais il nous reste que les populistes, les politiques qui nous croient mots et merveille mais ne serai pas faire mieux que Macron.
Réponse de le 16/11/2018 à 10:36 :
Les soit disant "populistes" n'auront d'autre programme que celui défini a Bruxelles, ce n'est qu'une fausse opposition tant que la France n'est pas indépendante de l'UE (administration hors sol)
Réponse de le 16/11/2018 à 11:19 :
avec un bon digicode et une bonne porte blindée dans le 6 ou le 16, le risque parait maîtrisé. Ce qui m'inquiète, c'est la mobilisation de la force publique alors que les terroristes vont peut-être en profiter pour faire un carton
Réponse de le 16/11/2018 à 13:57 :
Vous parlez des terroristes de Macron comme ceux de Hollande et de Sarkozy qui ont pour but d'occuper les médias?
a écrit le 15/11/2018 à 23:00 :
Stop M macron de matraques la france 🇫🇷
a écrit le 15/11/2018 à 20:41 :
Ce dossier de transition écologique est très mal géré par ce gouvernement. Ce n'est pas étonnant d'ailleurs car des énarques qui n'ont aucune connaissance technique et scientifique, ne peuvent traiter un tel problème que par la seule chose qu'ils connaissent :"la taxation". Vouloir aborder la transition écologique commence d'abord par la proposition d'alternatives. Aujourd'hui, l'électrique (et je possède une voiture électrique) n'est pas encore une alternative viable à l'échelle d'un pays. Aussi, au lieu de faire de l'écologie punitive pour forcer les gens à utiliser des alternatives non viables et dont on sait que les taxes prélevées ne servent qu'a financer la dette de l'Etat, il serait préférable de réduire les dépenses de de l'Etat et de consacrer les taxes prélevées au développement d'alternative comme les batteries à plaques de verre ou l'hydrogène....
a écrit le 15/11/2018 à 18:24 :
Financement de la réduction du permis de chasse.... on nous fait les poches ! Augmentation de la facture d'eau !
Aide pour les voitures : Le gouvernement a augmenté les taxes sur les carburants mais pour tenter de calmer la grogne, il a annoncé des mesures d'aides pour compenser la hausse des prix. Une véritable usine à gaz. À l'ancienne. On prend une mesure, et on crée derrière des niches complexes. Jugez plutôt : pour obtenir les 4000 euros de prime à la conversion, il faudra être non imposable ou faire partie des 20% des "ménages les plus pauvres" et rouler plus de 60 kms par jour pour aller à son travail... Pas de quoi calmer les "gilets jaunes".
Réponse de le 16/11/2018 à 14:04 :
Et en plus, les pauvres, il faudra qu'ils changent leur chaudière au fioul dans les 10 ans alors qu'elle continue à être l'objet d'une aide de l'Etat. Ce gouvernement: barjot et/ou incompétent? Dans mon travail, j'étais connu pour dire toujours non, car cela me permettait , tout d'abord de réfléchir et de revenir sur ma décision après étude sérieuse et de faire ainsi plaisir quand le non se traduisait par un oui. Ce n'est pas la solution que le gouvernement semble adopter: "je dis oui à toutes les taxes mais sans savoir comment je vais les financer sans pénaliser le contribuable".
a écrit le 15/11/2018 à 17:32 :
Comme l’explique l’ UPR depuis plus de 11 ans, les Français doivent comprendre que la véritable cause de leurs malheurs n’est pas plus Macron que ses prédécesseurs, qui ne sont plus que des présidents de la République factices. Ce ne sont plus que des pions interchangeables au service d’une oligarchie financière.

La cause première de nos malheurs collectifs réside dans l’appartenance de la France à l’Union européenne et à l’euro, qui sont directement responsables de l’appauvrissement massif de la population.

Cette camisole de force nous impose en effet une austérité sans fin, désespérante, qui se traduit par une pression fiscale toujours plus forte, une croissance économique anémiée, la multiplication d’emplois mal payés, des investissements publics toujours plus faibles et une baisse générale du niveau de vie.
https://www.upr.fr/actualite/journee-du-17-novembre-2018-lupr-approuve-la-revolte-des-francais-mais-les-met-en-garde-contre-un-mouvement-opaque-promu-mediatiquement-et-qui-prend-grand-soin-de-ne-pas-denoncer-l/
Et la grogne sur le prix des carburants fait encore chuter la cote de Macron qui n' était déjà pas bien haute..
La cote de confiance du chef de l’État recule pour le troisième mois consécutif et tombe à 27 %. Signe que « l’impopularité devient hostilité », 44 % des Français ne lui font « pas confiance du tout ».
Réponse de le 16/11/2018 à 12:05 :
Cette antienne commence à devenir pénible. Vous récusez l'austérité, vous souhaitez donc augmenter le déficit budgétaire (le plus élevé d'Europe) et ipso facto la dette publique qui atteint déjà le même montant que notre PIB.
Ce n'est pas l'appartenance à l'UE qui nécessite cette politique mais un simple bon sens; Essayez donc pour voir de dépenser 25 % de plus que vous ne gagnez et ceci pendant un bon demi-siècle et vous verrez dans quelle situation personnelle vous serez...
J'ajoute qu'il est extrêmement difficile de baisser les dépenses publiques : sans amoindrir ou supprimer nos services publics et nos infrastructures déjà bien mal en point. Il n'est également plus possible d'augmenter les impots ni des particuliers ni des entreprises qui sont à un niveau sans égal dans le monde.
Nous sommes donc dans une cadrature du cercle extrêmement complexe et aucune force sur l’échiquier politique n'a de solutions conforme au réel. Ceux qui le prétendent sont soit incompétents soit menteurs.
a écrit le 15/11/2018 à 16:52 :
les artisans / les agriculteurs/ les particuliers les premiers touchés par les taxes carburant dans cette politique que pour la minorité de riches
Réponse de le 16/11/2018 à 14:07 :
sauf que dans votre démonstration, les seuls qui pourront répercuter l'augmentation des taxes sur leurs clients ;ce sont les artisans, sinon autre solution pour eux: ne pas payer la TVA et là ils ne s'en privent pas !!!!
a écrit le 15/11/2018 à 14:51 :
Les prélèvements obligatoires ont battu tous les records en 2017 en passant la barre des 1000 milliards à 1038 M (43,3 M de + qu'en 2016) soit une augmentation de 4,17%. Ceci n'est pas dû à la "bonne santé de l'économie" mais majoritairement à l'augmentation des PP en eux-mêmes, principalement des impôts : + 5,1% pour les seules recettes fiscales (la croissance était de 2%, l'inflation de 1%).
Cela devrait continuer : on attend en 2018 et 2019 + 62 milliards de "rentrées" supplémentaires. Dont, en 2018, une CSG à +25% (125 M en 2018 contre 100 M en 2017) : vous avez bien lu.
Pendant qu'un seul super tanker Shangaï-Rotterdam continuer à consommer en 1 jour plus de carbone que des millions de voitures, les jeux de bonneteau de baisses et de hausses du gvt entre les classes populaires et les classes moyennes ne peuvent qu'irriter les deux. Quant à la justice sociale et l'écologie, en 2018 ou 2019, l'IS (impôt sur les sociétés) rapportera moins que la TIPP. Normal que les GAFAM, Total, Monsanto et consorts, ne paient pas d'impôts car c'est bien connu les data centers, les pétroliers, la chimie et les livraisons à domicile ne polluent pas.
a écrit le 15/11/2018 à 13:58 :
A ceci se rajoute la diminution des libertés des automobilistes,le manque d’égalité face aux taxes... les camions, les avions et pire encore les bateaux de transport ne sont pas touchés alors que ce sont les plus gros pollueurs. Pollueurs payeurs mon oeil ! Liberté Égalité Fraternité mon oeil !!!
a écrit le 15/11/2018 à 13:28 :
L'edito dit que 250 000 demandes de convertion ont été faites et bientot 1 million. L'auteur de l'edito oublie de soustraire les conversions qui se seraient faites sans aide. De meme pour le million. Si'l en reste 200000 ce sera bien. Quand vous avez une poubelle car etudiant et que vous etes embauchés, vous changez de voiture. La prime est un effet d'aubaine qui beneficie surtout au vendeur qui peut monter ses prix. Regardez le sourire du directeur commercial d'Aramis vendeur de voiture d'occasion. L'incompétence en économie est dramatique chez nos dirigeants. Pour les voitures électriques, nous ne vivons pas dans un petit pays. les distances sont importantes. Les aides permettent surtout à Renault de monter son bénéfice. Dehors les enarques et Jupiter pour incompétences.
Réponse de le 15/11/2018 à 15:26 :
C'est marrant (quoique).

le gouvernement a eu le même raisonnement que vous pour justifier la baisse des APL. Il a expliqué que les aides au logement étaient intégrées par les bailleurs qui en profitaient pour "ajuster" leurs tarifs à la hausse.
Un peu plus, et Macron aurait prétendu qu'on rend service aux allocataires en baissant leurs aides au logement.

Manifestement, pour le gouvernement, ce raisonnement n'est pas applicable au marché automobile (et pourtant je pense effectivement qu'on subventionne Renault et consorts avec ces primes et qu'on leur permet de faire des marges bénéficiaires énormes sur les véhicules électriques).
Réponse de le 16/11/2018 à 14:09 :
Comment récupère- t-ont on la prime à la conversion lorsque l'on achète un véhicule propre à un particulier? Qui a compris comment cela fonctionne?
a écrit le 15/11/2018 à 13:22 :
Changer de voiture NON
Changer de chaudière NON
Changer de Président OUI Ce n'est pas un chef , seulement un énarque sans vision .
Réponse de le 16/11/2018 à 14:18 :
tout à fait d'accord avec vous, mais qui pour le remplacer? C'est tout notre problème et d'ailleurs, il en est conscient et c'est pourquoi il fait ce qu'il a dit. Son seul succès jusqu'à présent est d'avoir fait exploser toute opposition tant dans les partis politiques qu'au niveau syndical.
a écrit le 15/11/2018 à 13:04 :
la transition écologique à la française , c'est à dire punitive par son unique composante fiscale d'augmentation continue des taxes , ne touche pas "indifféremment" toutes les catégories sociales , mais au contraire pèse particulièrement lourd sur les classes moyennes et pauvres dont les équipements (logement , équipements domestiques dont chauffage , véhicules ) sont les plus vétustes et énergivores et polluants , dont l'accès aux lieux de travail et de santé et équipements collectifs publics et commerciaux est le plus éloigné . ceux ne sont pas les quelques aides indigentes et chichement délivrées (500 millions d'euros intégrant 200 millions déjà en place au titre du chèque énergie ) qui vont compenser la charge supplémentaire de 7 milliards d'euro imposée aux français .
et que dire de cette ridicule et fausse urgence climatique invoquée par le Gouvernement pour taxer davantage les énergies fossiles gaz et produits pétroliers mais aussi l'électricité majoritairement produite en France par la technologie nucléaire non émettrice de CO2 , alors qu'à nos frontières des pays voisins ont choisi de développer massivement ( à titre transitoire dit-on mais non documenté) des centrales à charbon qui polluent un maximum ,au même titre que le transport aérien en fort développement (et non taxé) comme le transport routier international impactant notre territoire .
la croissance économique déjà fragile va être affectée par cette nouvelle ponction fiscale qui touche directement au pouvoir d'achat des particuliers mais également renchérit les prix des produits fabriqués en France . Une erreur stratégique qui se paiera cher en 2019 pour nos entreprises et pour l'emploi .
l
a écrit le 15/11/2018 à 12:34 :
"La base demande l'impossible, une transition énergétique qui n'impliquerait pas de reculs importants en termes de qualité de vie pour le citoyen moyen"
Quand a-t-on eu des informations claires, des discussions et une approbation démocratique de ces reculs importants en terme de qualité de vie ?
Tout ce programme de transition écologique va dans le mur, il est contraire aux aspirations légitimes de la majorité des français.
Il faut faire mieux.
a écrit le 15/11/2018 à 12:00 :
On importe en moyenne pour 56 milliards d'euros par an d'énergies fossiles en France et 435 milliards d'euros par an en Europe. Il faut que les gilets jaunes comprennent la nécessité de s'adapter et les aides ne manquent pas et encore plus désormais. De plus le pétrole vient récemment de baisser dont leur mouvement est juste récupéré avant les élections européennes.
Réponse de le 15/11/2018 à 16:02 :
Que toutes les voitures neuves vendues à partir de ce jour soient électriques : on achètera un peu moins d'énergies fossiles (sur une base de 2 millions de voitures renouvelées tous les ans soit 7% du parc, et sachant que vos 56 milliards que vous ânonnez ne sont pas uniquement consacrées aux carburants , on importera peut-être 1 ou 2 milliards de fossiles en moins)... mais beaucoup plus de batteries chinoises (pour 2 millions de voitures ça fait 20 milliards de batteries... qui n'ont pas une durée de vie infinie... et que pour le moment on ne sait pas recycler. Je pense que les gilets jaunes comprennent bien mieux la situation que vous. Le pétrole baisse pour le moment, c'est vrai, ce n'est pas ça qui rend légitime la confiscation de cette baisse par un état toujours plus boulimique. Il sera plus acceptable de faire des efforts le jour où on n'aura plus l'impression de chercher à remplir un tonneau sans fond ou de se trouver face à un joueur de bonneteau (je te pique des taxes mais je te donne un chèque énergie, une prime à la conversion, ...) ; face à un joueur de bonneteau on se fait toujours avoir.
Réponse de le 16/11/2018 à 14:26 :
Quelle alternative au tout pétrole? L'électrique? Le Vélo? la marche à pied? Le covoiturage? Ce ne sont que des solutions pour bobos grands métropolitains ou parisiens, et le reste de la France, y pensez vous? Quand aux aides, cela atteint le comique lorsque l'on sait qu'il y a toujours des aides pour financer l'achat d'une chaudière au fioul. Je suis banlieusard parisien, retraité avec une bonne retraite, mais je comprends la détresse d'une partie importante de la population. A bon entendeur, salut !!
a écrit le 15/11/2018 à 11:16 :
Dire que Macron a fait passer des réformes dures sans résistance, ça s‘appelle être stupide !

Il a tout fait pour que les sujets les plus importants soient votés à des heures où il était sûr de n‘avoir quasi personne comtre lui et ensuite il menace les personnes de son propre parti politique !

Faut arrêter de faire croire que la population approuve alors qu‘elle est tenue en joue !
a écrit le 15/11/2018 à 10:19 :
Que ce soit au sommet de l'Etat ou c'est les gilets jaunes, on nage dans la confusion et l'incohérence. La base demande l'impossible, une transition énergétique qui n'impliquerait pas de reculs importants en termes de qualité de vie pour le citoyen moyen. C'est tout simplement impossible. Le gouvernement répond à l'exaspération de la base avec des dispositifs sous condition et qui favorise les acheteurs de voiture ou de chaudière, donc a priori des personnes relativement favorisées, en finançant cela avec des taxes qui frappent tout le monde. Les vraies personnes en difficulté ne veulent pas une aide à l'achat de véhicule électrique. Et question écologie, on se rend compte que le gouvernement trouve en un rien de temps plusieurs fois le montant du plan vélo riquiqui...
Réponse de le 15/11/2018 à 13:49 :
Où est la dégradation de la qualité de vie quand vous passez d'un véhicule thermique à un électrique? d'un chauffage "grille pain" à un chauffage à pellets, de la malbouffe à une qualité nutritionnelle "bio", d'une heure dans les embouteillages à 40 min dans un bus (train) propre et confortable?

Pour le reste on est d'accord.
Les aides vont surtout aider ceux qui n'en avaient pas le plus besoin et qui auraient de toutes manière fait leur transition parce que ça leur permet d'économiser. C'est juste une question de tempo.
Réponse de le 15/11/2018 à 16:18 :
La dégradation d'usage entre un véhicule thermique et électrique est évidente : l'autonomie. Même avec les voitures annoncées avec la meilleure autonomie elle dépasse dans la vraie vie rarement les 200km (et encore avec une batterie neuve) si on utilise chauffage, essuie glaces, clim, phares. Il est donc aventureux de s'éloigner de plus d'une cinquantaine de km de ses bases, surtout qu'il n'est pas possible de recharger partout et que la recharge n'est pas rapide.
Le chauffage grille-pain c'est pas forcément génial mais le chauffage à granulés émet une quantité considérable de NOx, monoxyde de carbone et particules fines, énormément plus que le fuel et que le gaz.
https://www.picbleu.fr/page/les-granules-sont-ils-plus-polluants-que-fioul-ou-gaz
Le chauffage au bois, qui en Ile de France (pour un très faible nombre de foyers qui l'utilise) émet plus de particules que la totalité du trafic automobile. Une politique de l'air rationnelle devrait donc conduire à son interdiction pure et simple.
Enfin pour les transports en commun et malgré les embouteillages (qui concernent aussi les bus ! et même dans ma ville c'est plutôt eux qui les causent) c'est plutôt l'inverse : 40mn en voiture et 1 h dans les bus (trains)+l'attente quand les lignes ne sont pas cadencées fréquemment. Dernier témoignage perso, il y a une vingtaine d'années je prenais régulièrement les transports en commun en Ile de France, le résultat pratique était que de l'automne au printemps j'enchainais les maladies virales d'hiver (rhumes, gastros...). Depuis un déménagement qui m'a poussé, pour réduire les temps de parcours domicile-travail, à utiliser ma voiture, pschitt ! Presque plus jamais de rhumes ni de gastros depuis que j'ai déserté ce bouillon de culture. Des trains ou bus propres, c'est une vue de l'esprit.
Réponse de le 16/11/2018 à 7:11 :
Il n'y a pas d'alternative prête rapidement pour remplacer les combustibles fossiles sans recul de la qualité de vie pour le plus grand nombre. Actuellement, la voiture électrique, le train et le vélo ne remplacent pas toutes les fonctions de l'automobile. La voiture électrique exige des investissements énormes pour la recharge et la production d'électricité. Et si on y arrive, l'électricité va être beaucoup plus chère.
Réponse de le 16/11/2018 à 14:35 :
@réponse de pas d'ac:cord:
réponse 1: 3 jours pour aller de Paris à Perpignan
réponse 2: aujourd'hui encore il y a des primes pour l'achat d'une chaudière au fioul,
réponse 3:le "bio" n'a jamais apporté aucun élément nutritionnel de plus qu'un produit non bio. ce n'est pas à ce niveau là que l'on peut étalonner ces deux types de produits,
réponse4: les TC n'ont jamais fait gagner de temps. Pourquoi? Que faites vous des ruptures de charge? Et les provinciaux vous en faites quoi? vous êtes certainement un de ces bobos écolos, parisiens qui ne savent pas ce qu'est la vie en province ou en grande banlieue.
a écrit le 15/11/2018 à 9:45 :
Je pense qu'il s'agit en effet d'une révolte populaire mais d'origine "libérale" un peu comme ce qui a donné naissance à 1789, 1830 ou plus récemment à l'éphémère mouvement poujadiste. Ces jacqueries trouvent le plus souvent en France leur origine dans le non consentement à l'impôt qui est une caractéristique des pays du sud. Ce qui est très surprenant c'est que la gauche ait décidé d'accompagner ce mouvement plutôt que de manifester avec les marseillais contre l'insalubrité des logements de pauvres gens qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture. Il faut savoir raison garder : l'alternance ce n'est pas pour toute suite (d'ailleurs alterner au profit de qui ? de quoi ?), c'est pour 2022. D'ici là il faut s'atteler à une réforme que Macron n'a pas faite et qui est pourtant essentielle : clarifier les comptes publics et le management des services publics en allant au bout de la décentralisation pour que tout ne remonte pas à l'Elysée. Et si chaque région absorbant les départements s'occupait de toutes les routes (y compris nationales) et fixait elle-même le taux de la TICPE ? Ce que les gens ne comprennent pas bien je pense c'est que cette taxe rapporte 34Ge alors que les dépenses concernant les routes et les ponts (état + départements) ne dépassent pas la moitié soit 17Ge. La question est : où vont les 17Ge qui restent ? Alors on pourrait imaginer un financement d'actions écologiques en lien avec le carburant ou bien une contribution normée au budget de la santé mais on a du mal à atteindre ce montant...
Réponse de le 16/11/2018 à 14:46 :
Entre votre théorie et la réalité des faits, il y a une grande différence: Macron nous fait payer d'avance une transition écologique qui ne pourra voir le jour que lorsque les industriels de l' automobile comprendront vraiment ce qu'il veut. Le mille feuille actuel entre Etat et régions est un gâchis monumental.
La décentralisation n'a que des effets pervers visibles lorsque l'on parcourt la France. Plus besoin de panonceau pour délimiter les départements, cela se ressent en roulant en voiture car le degré d'usure des chaussées et d'entretien n'est pas le même d'un département à l'autre et d'une région à une autre. Emprunter la RN7 , qui d'ailleurs selon les départements est soit RN7 encore, ou D9007., et vos amortisseurs pourront vous dire le département dans lequel vous vous trouvez..
a écrit le 15/11/2018 à 9:03 :
Cette affaire démontre le stratosphérique des raisonnements. Regardons la dernière pub de Renault sur son offre électrique: un ex-rider ouvre la porte du garage de sa maison individuelle et nous découvrons une zoé qui a chargé toute la nuit. Voilà, tout est dit: la transition énergétique vers l'électrique est réservée à ceux qui ont une maison individuelle avec un garage. Ceux-là ils vont faire un carton avec la prime à la reconversion. Les autres, l'immense majorité de ceux qui vivent en ville, ils vont financer ça, à la pompe. Voilà Monsieur Macron où se trouve la faute de raisonnement qui met le monde en colère. Car en ville, il n'y a pas de dispositif de recharge pour tous.
Réponse de le 15/11/2018 à 21:38 :
Du fait de l'autonomie encore très faible et du temps de charge une électrique à batterie est cantonnée à un usage de proximité.
a écrit le 15/11/2018 à 8:44 :
C'est très bien que Mr Macron aie cassé la droite et la gauche : le système des good old boys qui s'entendaient pour que rien ne change, qui a fabriqué le surendettement de l'Etat, le chômage en trop, surtout chez les jeunes, et la surimposition du petit peuple.
Et c'est très bien que Mr Macron aie sonné les cloches des corps intermédiaires : la gestion paritaire a ruiné les caisses de retraite et mis en danger la solidarité, et les Régions sont des machines à fabriquer des emplois bidons, subventionnés par le pouvoir central.
Et c'est donc normal que Mr Macron aie les médias français à 100% contre lui (ce qui en dit long sur l'indépendance de la presse), médias qui publient néanmoins des interviews de dirigeants étrangers qui disent TOUS que Mr Macron fait ce qu'il faut pour redresser la France.
Et zut aux révolutionnaires en peau de lapin : toujours les mêmes inconséquents qui s'opposent à tous changement, mais qui se plaignent de la situation actuelle.
Réponse de le 15/11/2018 à 21:42 :
Très bien aussi que Mr Macron, en droite ligne avec son prédécesseur, ne fasse pas grand chose pour inverser la courbe de l'endettement de l'état ?
C'est bien le fait d'être dans la droite ligne de son prédécesseur qu'on peut reprocher à Macron.
Réponse de le 16/11/2018 à 14:57 :
Il faut qu'il ait !! (subjonctif présent)
M. Macron met la charrue avant les boeufs: c'est tout. Il fait payer ,par anticipation, une transition écologique qui n'est pas prête à être mise en place; De plus, certaines solutions qu'il préconise en particulier dans les déplacements journaliers, ne sont pas applicables par TOUS les Français alors qu'il s'est présenté (comme ses prédécesseurs, d'ailleurs), comme le président de TOUS les Français. Il en laisse de trop nombreux au bord de la route.
a écrit le 15/11/2018 à 8:44 :
C'est une manifestation de droite et il faut quand même le faire pour arriver à mobiliser des gens anti-manifestations de nature, il faut aller vraiment très loin dans le manque de respect du travail en général, on parle de gens qui aiment travailler et trouvent normaux les sacrifices quand même là hein...

Les 30% de la population la plus docile, ceux qui cèdent le plus facilement à l'oligarchie d'habitude, n'en peuvent plus et notre hurluberlu semble totalement dépourvu de capacité de comprendre cela, et ce n'est pas de la mauvaise foi ou du mensonge il est tellement lobotomisé par le dogme néolibéral qu'il y croit.

On va voir ce que cela va donner mais je ne pense pas que la mort bizarre de représentants des forces de l'ordre contestataires ou que la hausse de leurs salaires qu'ils se sont attribués nous imposant de toujours plus nous serrer la ceinture en même temps et sans rire ne compensent pas la baisse du prix du carburant.

Ils sont complètement fous là haut, il serait temps de le dire hein, merci.
a écrit le 15/11/2018 à 8:33 :
"c'est que le Macron qui a réussi à faire passer sans blocage des réformes dures, comme les ordonnances assouplissant le Code du travail ou la réforme du statut des cheminots"

Tiens, c'est vrai ,pas de gilets jaunes pour ces réformes dures anti-salariés.Pro-macron nos gilets jaunes quand cela ne les concernent pas ?
Réponse de le 15/11/2018 à 12:16 :
Les français sont las de manifester sachant que le gouvernement n'en tiendra pas compte, ce qui est le cas depuis le début des années 2000.
Même avec 1 millions de personnes dans les rues pendant des semaines de suite, la retraite a été massacrée et le droit du travail a été liquidé.

20 ans de manifs bafouées, c'est long. D'où le boulevard ouvert aux populistes.

Mais ils n'en pensent pas moins cf les sondages de popularité en chute libre et les défaites électorales au sénatoriale et législatives partielles.

Les gilets jaunes n'étant pas affiliés à un parti, un syndicat, c'est comme si les français s'essayaient à une démocratie ultra-directe.
Ce n'est pas sans danger pour la démocratie comme pour l'exécutif.

Macron qui a refusé le dialogue avec les corps intermédiaire va bientôt regretter la confrontation feutrée, polie et policée avec les dirigeants syndicaux.
a écrit le 15/11/2018 à 8:27 :
Nul doute n'est permis. Il est dorénavant certain que la voiture électrique remplacera la voiture thermique avant longtemps et que d'autres chauffages remplaceront avantageusement celui des énergies fossiles. Le problème qui fait débat aujourd'hui n'est pas cette inéluctable conclusion.

C'est toute la phénoménale pesée coercitive exercée par les Autorités à l'encontre des petits utilisateurs, du citoyen, du peuple pour en tirer des subsides importants par le biais des sur-taxations sur les hydrocarbures en lui mentant sans vergogne et en évitant soigneusement de s'en prendre aux plus gros pollueurs de la planète... Comme si le petit automobiliste français et celui chauffé au fuel étaient les plus gros responsables des désordres mondiaux dans ce domaine. C'est tout simplement nier tous les efforts de propreté entrepris par les constructeurs/fabricants ces dernières décennies.

Les mesures annoncées ne sont que piperies. C'est l'aphorisme des tenants de la division des oppositions pour mieux manipuler les populations. En somme diviser pour mieux régner tant les hommes du pouvoir craignent une déflagration qui les entraîneraient dans un monstrueux chaos, d'autant que des guignolets clament sur scène qu'ils ne feront pas machine arrière.

Je crois tout simplement que dans leur univers préservé de la misère, ils n'ont pas conscience des explosions de violence que peuvent causer le fait d'acculer des masses dans des nasses dont il ne peuvent se tirer qu'en balayant tout sur leur passage. 1789 et 1968 ont démontré toute la soudaineté et l'explosion mortelle qui peut intervenir en très peu de temps.

Les gilets jaunes leur disent non et les politiques au pouvoir cherchent le moyen de les diviser. C'est un jeu très dangereux où toute la vérité n'est pas dite.
Réponse de le 15/11/2018 à 10:23 :
Ce n'est pas sûr du tout. Comment produire toute cette électricité supplémentaire ? Et quel est l'impact environnemental total (fabrication, usage et déchets) des véhicules électriques ?
Réponse de le 15/11/2018 à 21:51 :
en l'état actuel des choses, la massification de l'électrique à batterie n'est pas possible. On passe souvent à deux doigts du blackout électrique faute d'une production suffisante à certaines heures et périodes de l'année (en ce sens le développement déraisonnable de la part de renouvelables non pilotables notamment en Allemagne a lourdement fragilisé la stabilité du réseau européen), qu'est ce que ça donnera quand un million de propriétaires de voitures électriques françaises brancheront à 19h leur voiture en rentrant chez eux (puisque sur une prise domestique il faut toute la nuit pour recharger) ? Pour info ça représente la production de 4 EPR. Pour 3% du parc automobile mis en charge simultanément. Urgent de faire provision de chandelles.
a écrit le 15/11/2018 à 7:28 :
Pourquoi critiquez-vous tant notre Président? Alors qu'il a montré l'exemple de comment économiser l'essence taxée... En venant à Toulon en avion!
a écrit le 15/11/2018 à 7:24 :
Cerise sur le gâteau, la réduction du prix du permis de chasse est financé par les agences de l'eau, en résumé le consommateur d'eau va financer. C'est du foutage de gueule !
a écrit le 15/11/2018 à 4:28 :
Et la réponse gouvernementale sera, comme d'habitude, financée en recourant à la dette. On peut se demander à quoi servent nos députés; puisqu'ils devraient faire remonter aux gouvernements l'opinion du Peuple; il est vrai que député est l'aboutissement d'une carrière comme l'est la Légion d'Honneur.
Réponse de le 16/11/2018 à 15:09 :
Et certains veulent diminuer leur nombre!! J'ai pas mal d'échanges avec ma députée et cela se passe bien (elle est LReM). Elle a même posé ma question relative à un problème de notre circonscription , à l' AN, qui a contribué à faire virer, lors du dernier remaniement, la secrétaire d' Etat qui avait répondu. Pour cette députée, elle n'en est pas à l'aboutissement de sa carrière car elle a moins de 40 ans.
a écrit le 15/11/2018 à 3:12 :
Comment le chroniqueur peut-il comparer le prix de la vie durant le premier choc petrolier de 1974 ? Sans doute n'etait il pas ne. La baguette de pain valait en ce temps la soixante centimes de francs. C'est a dire 6 centimes d'euros actuels.
a écrit le 14/11/2018 à 23:41 :
l'avenir : l'HYDROGENE .
a écrit le 14/11/2018 à 23:27 :
Si au moins ces mesures étaient basées sur la raison, et avaient bien pour conséquence la baisse des émissions de CO2: on sait que cela est faux, et que l'électricité pour supplanter le fuel ne pourra être produite. Et pour les particules fines, si elles sont un problème dans les grandes villes, elles ne représentent rien en campagne. M.Macron et son gouvernement sont victimes des fake news véhiculées par les ONG écolos:je prédis dès lors de sérieuses jacqueries dans nos campagnes et une fronde très importante du monde paysan. Allumer le feu pour du futile...
Réponse de le 15/11/2018 à 7:30 :
Les voitures essence produisent plus de CO2.
Réponse de le 15/11/2018 à 12:46 :
Je ne savais pas que les périphériques avaient la propriété d'arrêter les particules fines !
Pour votre info, une étude anglaise vient de démontrer que les capacités pulmonaires des petits citadins avaient diminué de 5% ces dernieres années à cause de la pollution. Mais vous avez raison, continuons droit vers le mur
Réponse de le 16/11/2018 à 15:17 :
@jacsat vous oubliez que Macron et ses prédécesseurs sont les présidents de TOUS les Français. Vous sauvez les petits citadins mais poussez au suicide les parents des petits campagnards !!! A oui, j'oubliais, le week end, les petits citadins ne peuvent plus aller s'oxygéner à la campagne vu que le gasoil a augmenté pour leurs parents. J'exagère à peine plus que vous !!!!
a écrit le 14/11/2018 à 22:51 :
On peut se demander si le départ de Hulot, il y a 2 mois, n'est pas dû au fait qu'il avait perçu, au moins confusément, que le pays réel n'était pas à l'image qu'il s'en faisait, qu'autrement dit le pays commençait à devenir franchement hostile, non à sa personne mais à ses idées.
a écrit le 14/11/2018 à 22:42 :
la différence entre la Chine et la France est que la Chine maîtrise la production des batteries et détient les matières premières pour les produire ; pour un pays comme la France, encourager l'électrique à batterie pour sortir du pétrole est une politique de Gribouille : se créer une dépendance pour essayer d'en quitter une autre.
a écrit le 14/11/2018 à 22:39 :
L'exécutif paie aussi le prix du passage en force du 80 km/h... C'est une fronde des automobilistes, excédés par toutes les mesures autophobes de ces dernières années. La taxe carbone qui augmente plus vite que prévu a été la goutte d'eau...
a écrit le 14/11/2018 à 22:12 :
En fait de transition écologique, il s'agit de délaisser des véhicules qui fonctionnent bien, sont maîtrisables et compris par l'utilisateur, dont l'entretien est peu coûteux contre des véhicules moins polluants au banc d'essai mais aussi polluants en réalité, dont la régulation électronique est incompréhensible et fragile, qui tombent souvent en panne et sont très chers d'entretien. Un vrai traquenard pour riches. Quant aux véhicules électriques qui pourraient être quasiment sans entretien, le réseau des bornes de recharge est atomisé sur le territoire et laissé à l'abandon à Paris. En fait le gouvernement précipite les gens dans une transition totalement illisible et aveugle. Quant au remplacement du chauffage au fioul par le chauffage au bois, il pousse à la disparition des forêts dont le rôle fondamental dans les équilibres écologiques et climatiques est indéniable. Ce gouvernement totalement dogmatique apparaît comme parfaitement incompétent et peu crédible.
Réponse de le 14/11/2018 à 22:58 :
j'imagine que vous pensez aux hybrides. Celles de Toyota, qui détient une part écrasante de ce marché, s'avèrent plutôt fiables, même si, lourdes, elles ne font pas de miracles en termes de consommation extra-urbaine. je me demande d'ailleurs quelle logique existe à subventionner l'achat de voitures largement importées alors qu'on a déjà un commerce extérieur dangereusement déséquilibré. Quant au chauffage bois, le principal souci n'est pas tant la destruction de forêts (bien gérées, elles ont au contraire tendance à s'étendre, du moins en Europe), mais les abondantes particules qu'il émet.
a écrit le 14/11/2018 à 21:51 :
Macron disruptif ? La bonne blague, c'est la poursuite du hollandisme (PAS, arrêt de Fessenheim... ) en changeant un peu la devanture, d'ailleurs y'a qu'à voir le nombre d'ex-socialos hollandais, EELV,... qui se sont recasés à LaREM. Et ce ce sont pas les quelques transfuges de LR qui y changent grand chose. Pour le reste, même si effectivement (du moins jusqu'à la prochaine hausse de taxes), les carburants ont déjà été un peu plus chers, les français savent faire la part entre ce qui relève de facteurs exogènes (cours du baril, du $) sur lesquels on ne peut pas grand chose (si ce n'est tordre le bras de l'Arabie Saoudite pour qu'elle ouvre les vannes), et ce qui relève de la boulimie fiscale du gouvernement.
a écrit le 14/11/2018 à 20:57 :
Il n' y a rien de disruptif là-dedans, il y a au contraire un alignement servile sur les desiderata de Bruxelles, point. Et ce, après Hollande et Sarkozy. Ils savent très bien ce qu' ils font et dès le premier jour ; cette mode de gouvernance est tout simplement cynique, parfaitement anti-démocratique puisqu' elle répond étroitement à la feuille de route des GOPE-de-Bruxelles, celle des 28 commissaires non élus ..
https://www.upr.fr/actualite/france/la-feuille-de-route-economique-et-sociale-d-emmanuel-macron-est-mise-a-jour-les-grandes-orientations-des-politiques-economiques-gope-2018-2019/
Pourquoi cette tentative d' évitement, de tergiversation dès qu' il s' agit de nommer LE responsable ..?
a écrit le 14/11/2018 à 20:33 :
Réfléchissez à minima... Macaron n'a pas été élu, ce sont les autres qui ont été éliminés...
Réponse de le 14/11/2018 à 20:49 :
Le macaron sera toujours l’élu des papilles...
M.Macron a été élu à 36% pour toute la France
Ce n’est pas un President à 50%( au moins)
A cause du raz le bol , l’abstention a battu des records.
a écrit le 14/11/2018 à 20:17 :
Il y a aussi des opposants à ce mouvement : d’autres citoyens qui sont contre ( car ils ont les moyens et l’argent en prétextant l’écologie qu’il faut changer les comportements ),

finalement ça va diviser la France ces histoires de taxes ( peut être que c’est voulu ?)
Est ce le concept «  diviser » pour régner ?

Ne pas oublier quand les élections vont arriver il y a plus de précarité en France que les «  bobos » de ma région BCBG qui se déplacent en vélo( des fois en meutes sans respecter les feux rouges ) et qui critiquent leur voisins qui ont un espace, des suv ( articles et avis à lire au DNA)

Je pense que le problème : c’est «  habiter en France »
Réponse de le 14/11/2018 à 20:34 :
Le dernier sondage indique que seuls 15% des français sont contre l'action des gilets jaunes.
Ça doit être le dernier carré des macronistes.

Même les écolos ne sont pas derrière macron sur ce coup là. Je crois que Hulot, qui est invisible depuis son départ du gouvernement est invité dans les media le 22 nov pourra nous expliquer sa version des choses.

Il est évidemment partisan d'une fiscalité carbone, mais dissuasive jusqu'à que point?
Réponse de le 14/11/2018 à 21:56 :
Au contraire, les français n'ont jamais été aussi unis... contre ces hausses de taxes. C'aura été au moins l'un des mérites de Macron pour avoir, après la lutte contre le terrorisme islamiste, trouvé un thème aussi fédérateur. Qui aurait pu imaginer que le rejet de la fiscalité écolo faisait autant l'unanimité ?
Réponse de le 15/11/2018 à 11:38 :
"Ça doit être le dernier carré des macronistes."

Euh,non, moi je suis ni l"un ni l'autre.D'autant que quand je vois à mon boulot des cadres à 3 ou 4000€ vouloir manifester en gilet jaune samedi, cela me fait bien rire.Ce sont les premiers à se tirer en vacances en avion chaque année et il n'y arrive pas aujourd'hui à payer leur diesel , quelle connerie.De toute facon tant que l'on mettra dans le même panier des salariés à 1400€ jusqu'à 4000 voir plus dans les classes moyennes en pensant que l'on vit de la même façon avec autant d'écart de revenu ,cela ne marchera pas.
Réponse de le 15/11/2018 à 15:13 :
"Euh,non, moi je suis ni l"un ni l'autre...."

Disons que vous êtes l'exception qui confirme la règle. ça vous va mieux?

On verra bientôt quelle ampleur aura le mouvement des gilets jaunes sur le terrain et s'il perdure, mais on peut d'ors et déjà penser que ce n'est pas uniquement l'augmentation de 6/3 centimes prévue pour janvier qui met les gens sur les routes.

Je pense plutôt à un ras-le-bol dû à l'ensemble de l’œuvre macronienne et là a pensée que ça pourrait durer encore deux ans et demi.
Réponse de le 15/11/2018 à 17:14 :
"Disons que vous êtes l'exception qui confirme la règle. ça vous va mieux?"

Impossible à savoir réellement car moi aussi la hausse me gêne ,on peut donc en conclure que je suis pas dans les 15% ,mais je ne me reconnais pas dans non plus dans ces gilets jaunes ni avec Macron.
a écrit le 14/11/2018 à 20:05 :
Votre commentaire
a écrit le 14/11/2018 à 19:57 :
L’erreur de ce gouvernement comme de beaucoup de politiques c’est de croire que l’on peut impunément mettre en place un système de taxes pour favoriser un comportement respectueux de la planète qui s’aditionnent aux systèmes de taxation déjà en place.... Les ressources des contribuables ne sont pas sans fond, ce qui explique la crise sociale vers laquelle on s’achemine et qui sera profonde.....
Réponse de le 14/11/2018 à 20:38 :
Il a commis une autre erreur , c'est de croître que l'onction du suffrage universel dispensait le président de devoir convaincre le peuple de la pertinence et de la justice des mesures qu'il leur impose.

Il a pourtant vu ce qui est arrivé à Hollande, mais n'en a pas tiré les bonnes leçons, et il va le payer très cher.

La fin de son quinquennat va être un calvaire.
Réponse de le 14/11/2018 à 22:03 :
Oui, d'autant plus que Macron a été élu par défaut et non par adhésion massive à ses idées et à sa personne (encore moins que Chirac en 2002); la différence, c'est que Chirac, lui, l'avait compris ... au moins Hollande, lui, bien qu'il ait été fort peu glorieusement élu (président le plus mal élu de la 5è en proportion du nombre de votants du second tour compte tenu du nombre extrêmement élevé des bulletins blancs et nuls, et second plus mal élu derrière Pompidou en 1969 en proportion du nombre d'inscrits) , l'a été dans le cadre d'un second tour ouvert où il y avait une réelle alternative.

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